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Actualité du Niger
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Niger : Coup d’Etat au Niger
Posté par Touareg le 26/2/2010 19:10:45 (56 lectures)

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Niger : Abdelkader Messahel à Niamey (Niger)
Posté par Touareg le 26/2/2010 19:06:18 (44 lectures)

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Niger : Niger - Une faction touarègue,le FFR, rejette l’accord de paix
Posté par Touareg le 11/10/2009 18:37:47 (195 lectures)

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Niger : Dans le désert, les inondations emportent habitations, bétail et privent les habitants d’électricité
Posté par Touareg le 7/9/2009 1:16:22 (289 lectures)

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Niger : L’opposition nigérienne ne reconnaît plus Tandja comme président
Posté par Touareg le 7/7/2009 6:32:29 (204 lectures)

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Niger : Une lueur verte pour sauver le Niger
Posté par Touareg le 19/6/2009 0:45:23 (241 lectures)

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Niger : Au Niger, Areva navigue entre troubles et concurrence
Posté par Touareg le 19/5/2009 1:46:00 (219 lectures)



Accrochée au-dessus de la tribune de tubes et de toiles où sont assis les chefs traditionnels, la banderole flotte dans le vent brûlant du désert : "Aucun développement durable n’est possible sans une paix véritable." Enveloppés dans leurs plus beaux boubous, les lunettes de soleil plantées dans le turban, ces hommes venus de tout le Niger attendent Mamadou Tandja, le président de la République. Un peu en retrait, on reconnaît des leaders de la rébellion touareg contre le gouvernement de Niamey qui ont décidé, quelques jours plus tôt, de négocier la fin de la guérilla.

La paix au plus grand profit de l’industrie de l’uranium ! Ce 4 mai, M. Tandja pose la première pierre du complexe d’Imouraren, confié au groupe nucléaire français Areva au terme d’une âpre concurrence avec les Chinois. Un peu à l’écart des officiels, l’ambassadeur de Chine au Niger, coiffé d’un chapeau de paille, s’évente en songeant sans doute qu’une entreprise de son pays prendra tôt ou tard une part minoritaire dans cette pépite prometteuse, la société d’exploitation franco-nigérienne Imouraren SA...

Mais c’est Anne Lauvergeon qui a le beau rôle. "Avec le lancement de la construction des infrastructures minières d’Imouraren, déclare la présidente du premier groupe nucléaire mondial, Areva renforce un partenariat historique et solidaire qui lie le groupe au Niger depuis plus de quarante ans." Depuis 1968 et la création de la Somaïr, la société franco-nigérienne exploitant les premières mines découvertes dans le nord du pays.

Pour Areva, la donne a changé. Après une crise qui a culminé au cours de l’été 2007, les relations se sont détendues et rééquilibrées au profit du Niger. Accusant sans preuves le groupe de financer la rébellion touareg, M. Tandja avait expulsé son patron local, Dominique Pin. Il en avait aussi profité pour s’ouvrir à d’autres pays (plus de 100 permis d’exploration) et négocier une hausse des prix de l’uranium et le droit d’en vendre directement 300 tonnes sur un marché international où les prix s’étaient envolés (avant de retomber brutalement).

"Que la paix revienne est essentiel", reconnaît Mme Lauvergeon, dont le groupe va investir 1,2 milliard d’euros pour faire d’Imouraren la plus grande mine d’uranium à ciel ouvert du monde. La région de l’Aïr, aux confins du Niger, de l’Algérie et du Mali, reste néanmoins peu sûre, traversée par les trafiquants (drogue, armes), les clandestins remontant d’Afrique vers l’Europe et des groupes d’Al-Qaïda au Maghreb islamique. "Il y a une centaine d’hommes armés sur le site", reconnaît Bernard Debacque, le directeur général d’Imouraren SA. Ce n’est sans doute pas un hasard si le président de la société, Mohamed Akotey, est un ancien rebelle des années 1990.

Cette région est "stratégique" pour le Niger, souligne le premier ministre, Seïni Oumarou. L’uranium représente 30 % de ses recettes d’exportation et 5 % de son produit intérieur brut (PIB). Des revenus qui gonfleront à partir de 2012, quand Imouraren permettra de hisser le pays au deuxième rang des producteurs d’uranium (9 000 tonnes par an).

Mme Lauvergeon se félicite aussi d’une "répartition plus équitable" de la rente uranifère. Le Niger ne détient que 33 % d’Imouraren SA, mais il bénéficiera de 64 % des retombées économiques (vente du minerai, impôts, salaires des 1 350 employés, activités induites), assure-t-elle. Face aux Chinois et aux Canadiens, le groupe n’avait pas d’autre choix que de lâcher du lest pour remporter un contrat qui renforce la sécurité d’approvisionnement de la France : un tiers des réacteurs d’EDF fonctionnent avec de l’uranium nigérien.

Fin mars, lors d’une visite éclair à Niamey, Nicolas Sarkozy a présenté ce projet comme l’illustration de la volonté de la France de "se débarrasser des pesanteurs du passé". "Au Niger, la France a des intérêts, elle les assume, elle les promeut", déclarait le chef de l’Etat, tout en précisant que les activités d’Areva devaient se faire "en toute transparence". Il soulignait que "chacun doit savoir ce que (ses) activités au Niger rapportent au budget nigérien". Paris a poussé Niamey à souscrire à l’Initiative pour la transparence des industries extractives, qui oblige pays producteurs et compagnies minières qui y souscrivent à rendre publics les revenus de ces activités.
LAXISME SANITAIRE

Areva veut casser l’image d’un groupe prédateur et pollueur diffusée par certaines organisations non gouvernementales (ONG), qui a nourri la rancoeur et l’argumentaire des rebelles touareg. Le groupe développe d’importants programmes : deux hôpitaux bien équipés qui dispensent déjà consultations et soins aux habitants de la région ; un accès à l’eau et à l’électricité ; des aides à l’éducation pour les nomades, entravées par deux ans de troubles. "A chaque fois que la rébellion avance, c’est l’éducation qui recule", déplore Adama Hamani, responsable des actions de solidarité chez Areva.

Le groupe consacrera 30 millions d’euros sur cinq ans à ces actions, auxquels s’ajouteront des aides au développement socio-économique de la région d’Agadez. L’entreprise a aussi décidé de lancer fin 2009, avec des experts indépendants et des ONG, un "observatoire de la santé" autour de ses trois sites miniers afin d’assurer le suivi des salariés anciens et actuels. Et répondre à ceux qui l’accusent de laxisme sanitaire dans l’exploitation des mines nigériennes.

Jean-Michel Bezat

LE MONDE.fr

Niger : TAZARCE : L’autre rébellion au Niger
Posté par Touareg le 16/5/2009 1:07:23 (156 lectures)

Un nouveau front rebelle vient de voir le jour au Niger. Comme ceux qui l’ont précédé, il est né au septentrion, à Agadez. C’est en effet là que le chef de la nouvelle rébellion, en termes sibyllins a déclaré la guerre à la République, à l’ordre constitutionnel, à la démocratie et au peuple nigérien. Son armée, dénommée tazarce, se compose de forces vampiriques ameutées par l’odeur de l’argent, celui du pétrole et de l’uranium. L’homme qui vient de s’insurger contre le Niger, est celui-là même que les Nigériens et les Nigériennes, il y a dix ans, dans une ferveur populaire ont porté à la tête de leur pays. Parce qu’il avait été placé aux plus hautes fonctions de l’État pour conduire notre destinée, nous faisions montre à son endroit de déférence. Or, le respect se mérite, et l’homme vient de prouver qu’il n’est pas digne de la considération que nous lui accordions. Cet homme s’était fait le chantre de la démocratie. Il clamait à tout vent que le Niger n’avait que sa démocratie à vendre. C’est la démocratie qui a servi l’homme, qui l’a porté aux plus hautes charges de l’État. À présent il exècre la démocratie, il veut en être le bourreau. Sans doute fallait-il s’attendre à ce qu’un jour ou l’autre, l’ex-militaire et l’ancien putschiste qui se dissimulaient sous la chéchia et le boubou traditionnels refassent surface. On a dit de l’homme qu’il dormait, alors qu’il endormait tout le monde. Pendant qu’une partie de la classe politique, la majorité, était occupée à manger à son râtelier, l’autre partie, l’opposition, appâtée par les perspectives alléchantes qu’il lui présentait, adoptait une politique expectante. Devant Dieu et devant le peuple nigérien, Mamadou, c’est son nom, la main sur le Livre saint avait juré de respecter la Constitution, de défendre la forme républicaine de l’État, de ne pas trahir les aspirations du peuple nigérien. Mais Mamadou se dédit : la Constitution, il veut la profaner ; de la République, il veut en faire une monarchie, les aspirations du peuple, il n’en a cure. Parjure, trois fois parjure ! Il en répondra devant Dieu, au jour du jugement dernier, et devant les hommes, ici-bas. Le peuple veut que je reste, Mamadou dixit. Mais de quel peuple parle-t-il ? Celui de ses courtisans qui le sanctifient et le convainquent que le Niger ne peut se passer de lui ? Tout président qu’il est, ne sait-il pas que certains Nigériens l’ont précédé à ce poste et que d’autres lui succéderont ? Ne sait-il pas que le Niger a vécu sans lui et qu’il vivra sans lui ? Mais pourquoi ce peuple qui a eu faim sous son règne, ce peuple qui a soif, ce peuple qui n’a accès ni à des soins de santé décents, ni à une éducation convenable, lui demanderait de rester ? Pace qu’il l’aime, diront les béni-oui-oui de son entourage. Mamadou, sortez donc de votre palais, allez à la rencontre de la réalité que le peuple vit, vous constaterez que le peuple parce qu’il est entièrement absorbé par les activités qui garantissent sa survie, n’a pas le temps de s’élever pour aimer ceux qui se sont placés au-dessus de lui pour assouvir leurs intérêts particuliers. La subversion tazarce conduite par Mamadou fait planer le spectre d’un désastre sans précédent sur le Niger, sur nous, sur nos enfants, sur leur avenir. Nous sommes donc collectivement et individuellement concernés. Honneur à ceux qui sur le terrain n’ont jamais cessé, de s’y opposer, en bravant tous les dangers. Quant à nous, Nigériens et Nigériennes de l’extérieur, notre éloignement ne saurait justifier notre inaction. C’est pourquoi, j’appelle tous les démocrates nigériens de l’extérieur à former une diaspora du refus, afin d’opposer un non énergique et global à tazarce. Compatriotes de la diaspora, si nous ne sommes pas sur le terrain aux côtés des combattants de la liberté, nous pouvons participer à cette lutte qui est aussi la nôtre. La technologie de notre temps nous le permet, mettons la au service de notre pays. Que tous les démocrates nigériens, hommes et femmes, vivant à l’étranger et ayant accès à un ordinateur, envoient, chaque fois qu’ils le pourront, un message électronique, à la Présidence de la République, à l’intention de Tanja Mamadou. Constitué de trois lettres : N, O, N, ce message, court, simple et clair, exprime un refus global : Non à tazarce, Non à la violation de la Constitution, Non au référendum. Debout ! Niger debout.

Dr Farmo Moumouni
Nigerdiaspora

Niger : Niamey et les rebelles touaregs poursuivent leur dialogue
Posté par Touareg le 16/5/2009 0:55:43 (132 lectures)

Le gouvernement nigérien et la rébellion touarègue vont poursuivre leur dialogue à travers un comité technique national chargé d’approfondir les modalités d’un retour à la paix civile dans le nord du pays, la région d’Agadez riche en uranium, a annoncé jeudi soir le ministre de l’Intérieur.

"Nos frères qui ont pris les armes vont bientôt aller sur le terrain (à Agadez) pour travailler techniquement sur la remise des armes, le déminage de la zone et éventuellement, voir certains problèmes purement techniques sur lesquels on peut objectivement accélérer le processus de paix", a déclaré Albadé Abouba, ministre de l’Intérieur et de la Sécurité publique.

Aldabé Abouba a participé à un entretien entre le Premier ministre Seini Oumarou et des représentants de deux des trois mouvements insurrectionnels, le Mouvement des Nigériens pour la justice (MNJ) d’Agali Alambo, et le Front patriotique nigérien (FPN) de Sidi Sidi Aklou.

Le dialogue a repris lundi dernier entre les parties mais en l’absence du Front des forces de redressement (FFR) de Rhissa Ag Boula, chef historique de la révolte touarègue des années 1990.

Le FFR était pourtant présent à une réunion entre le président Mamadou Tandja et l’ensemble des mouvements, le 3 mai dernier à Agadez.

Les représentants des insurgés avaient posé des préalables à leur ralliement : amnistie pour tous les combattants, libération des personnes détenues en relation avec le conflit, et levée de l’état d’urgence en vigueur dans la région d’Agadez.

Mardi, le MNJ a exclu de déposer les armes avant la tenue de négociations sur ses revendications politiques, exigeant également une trêve dans les combats, et un calendrier clair et précis des pourparlers.

Le MNJ a en outre qualifié d’"inacceptable" le scénario proposé par le gouvernement qui se résume, selon lui, à cantonner ses combattants, à les désarmer, puis à les "gratifier" d’une amnistie générale.

Issoufou Ag Moha, secrétaire aux relations extérieures du FPN, a assuré qu’au stade actuel, les parties essaient de déblayer le terrain avant de soumettre les pistes de solutions à l’examen du comité national de paix.

"Par exemple comment les gens peuvent rentrer chez eux sans être inquiétés, comment les armes peuvent être restituées, comment on peut absorber tous ces gens qui sont sur le terrain et qu’on ne va pas lâcher comme cela dans la nature", a-t-il indiqué après l’entretien avec le Premier ministre.

La dernière insurrection touarègue a été lancée en février 2007 par le MNJ en protestation, selon lui, contre la marginalisation des Touaregs et le peu de bénéfices tirés de l’uranium que le groupe nucléaire français Areva (CEPFi.PA : Cotation) exploite depuis une quarantaine d’années.

Dans ce conflit, plus de 300 rebelles et environ 80 soldats ont trouvé la mort.

(Abdoulaye Massalatchi, édité par Jean-Stéphane Brosse)

par Jean-Stéphane Brosse Reuters

Niger : le principal mouvement armé touareg refuse de déposer les armes
Posté par Touareg le 13/5/2009 2:22:11 (218 lectures)

Le principal mouvement armé touareg au Niger a annoncé mardi qu'il ne déposerait pas les armes avant la tenue de négociations avec les autorités sur ses "revendications politiques".

"Le MNJ (Mouvement des Nigériens pour la Justice) ne déposera pas les armes sans qu?au préalable des négociations ne soient menées autour de ses revendications politiques", affirme-t-il sur son site internet.

Le mouvement veut des "négociations formelles de fond en terrain neutre".

Le 3 mai, le tout premier face à face entre le président Mamadou Tandja et des représentants des combattants touareg a eu lieu à Agadez sous les auspices du dirigeant libyen Mouammar Kadhafi, médiateur dans le conflit.

M. Tandja a proposé aux combattants touaregs l'amnistie s'ils déposent les armes et des discussions ont eu lieu entre le gouvernement nigérien et les trois fronts touareg en vue d'un désarmement des combattants.

Le MNJ a qualifié "d'hallucinant et d'inacceptable" le "scénario" proposé par Niamey qui se "résume à cantonner ses combattants, les désarmer puis les gratifier d?une amnistie générale".

Comme autres "préalables", le MNJ demande la levée de l'Etat d'urgence dans le nord, théâtre du conflit, la libération de toutes les personnes arrêtées du fait du conflit, une trêve dans les hostilités ainsi qu'un calendrier clair et précis des négociations.

Cette demande est également formulée par le Front des forces de redressement (FFR) qui souhaite "un processus de paix sérieux au lieu des démarches informelles visant à divertir l'opinion".

Le FFR, tout comme le Front patriotique nigérien (FPN), est un mouvement dissident du MNJ.

Pour un retour à la paix, ces fronts exigent notamment une meilleure insertion des Touareg dans l'armée, les corps para-militaires et le secteur minier situé dans la zone du conflit.

AFP

Niger : Les Touareg ont relâché leur dernier otage au Niger
Posté par Touareg le 10/5/2009 2:57:23 (162 lectures)

Les Touareg en rébellion contre le gouvernement nigérien ont relâché leur dernier otage au Niger, selon la télévision publique du pays.

La télévision du Niger a diffusé l’image de Mamane Louali, capturé en 2007, libéré à l’aéroport d’Agadès, dans le nord du pays.

Le Mouvement nigérien pour la justice a kidnappé des dizaines de soldats depuis deux ans, dans sa lutte contre le gouvernement de Niamey. Il reproche au pouvoir de marginaliser les Touareg en tant que minorité.

Le ministre de l’Intérieur Albade Abouta a précisé que la libération est intervenue après que le chef de l’Etat Mamadou Tandja ait accepté de rencontrer les rebelles.

AP

Niger : Rébellion touareg au Niger: discussions sur les modalités d'un désarmement
Posté par Touareg le 10/5/2009 2:56:35 (208 lectures)

Des discussions se poursuivaient mardi à Agadez (nord) entre le gouvernement nigérien et les trois fronts touareg en vue d'un désarmement des combattants touareg dans les prochains mois, a appris l'AFP de sources concordantes.

"Les discussions se poursuivent au sein d'un comité technique pour faire une ébauche des modalités pratiques du désarmement au cours des prochains mois", a affirmé à l'AFP une source touareg proche des discussions.

Ces modalités impliquent notamment la réinsertion des combattants touareg, dont le nombre reste inconnu, ainsi que leur cantonnement dans le nord, a précisé cette source.

"Le dépôt des armes va être une affaire assez longue", estime pour sa part au quotidien d'Etat Le Sahel le délégué du FFR (Front des Forces de Redressement) aux discussions, Saidou Kaocen Maïga.

Des délégués des trois fronts touareg étaient arrivés dimanche à Agadez en provenance de Libye et ont déjà transmis leurs revendications aux autorités nigériennes.

L'espoir d'une paix durable dans le nord, en proie à une rébellion touareg depuis deux ans, a pris corps dimanche avec le tout premier face à face à Agadez entre le président Mamadou Tandja et des représentants des combattants touareg, auxquels il a même proposé l'amnistie s'ils déposent les armes.

En dépit de nombreux appels du parlement et des ONG locales, M. Tandja avait catégoriquement refusé jusque là tout dialogue avec les insurgés, qualifiant leurs chefs de "bandits armés et des trafiquants de drogue".

Pour un retour à la paix, ces fronts exigent notamment une meilleure insertion des Touareg dans l'armée, les corps para-militaires et le secteur minier situé dans la zone du conflit.

Pour Mohamed Anako, Haut commissaire nigérien à la Paix, la rencontre entre les rebelles et le président "résout la crise à 50%".

"Dès lors qu'ils ont accepté de venir rencontrer le président, c'est une façon de dire qu'ils ont désarmé moralement", a-t-il estimé sur Radio France international (RFI).

"Il faut dialoguer, s'asseoir sur la table des négociations pour en finir avec le conflit", a assuré mardi à la radio Ahmed Koraya, délégué du Mouvement des Nigériens pour la justice (MNJ), principal mouvement rebelle.

Selon M. Anako, "les vrais pourparlers" ont débuté le mois dernier à Tripoli sous les auspices du dirigeant libyen Mouammar Kadhafi.

En visite à Niamey le 15 mars, ce dernier avait appelé les rebelles à déposer les armes et intégrer un processus de paix.

"Dans les mois à venir on ira vers la mise en oeuvre de ce qui aura été arrêté à Agadez", prédit M. Anako.

Selon une source proche du dossier, la rébellion touareg pose comme préalable une amnistie générale pour ses combattants, la libération de tous les prisonniers détenus par le gouvernement et la levée de l'état de "mise en garde" dans la zone du conflit.

Instituée par décret présidentiel en 2007, "la mise en garde" accorde les pleins pouvoirs à l'armée dans la zone.

Selon le ministère de l'Intérieur, plusieurs personnes arrêtées au nord dans le cadre du conflit ont déjà été libérées, et la "centaine" encore détenue sera relâchée progressivement.

Les rebelles ont déjà libéré leurs 85 prisonniers, essentiellement des militaires, le dernier ayant été relâché dimanche.

Selon les observateurs, la question de l'amnistie se pose pour de nombreux combattants touareg qui ont des démêlés avec la justice.

Parmi eux, l'ancien ministre du Tourisme, Rhissa Ag Boula, chef de guerre du Front des forces de redressement (FFR) en exil en France et condamné à mort par contumace pour le meurtre d'un militant du parti au pouvoir.

AFP GOOGLE

Niger : Les colloques gouvernement-rébellion se poursuivent à Agadez
Posté par Touareg le 10/5/2009 2:55:59 (178 lectures)

Les colloques entre représentants de la rébellion touareg et délégués du gouvernement nigérien se poursuivent à Agadez dans le but d'aboutir au désarmement des groupes armés et de rétablir la paix dans les régions du Nord, confirment des sources internes aux deux parties aux négociations, après que le président Mamadou Tanja a rencontré pour la première fois dimanche dernier les représentants des trois principaux mouvements touareg. Dans un entretien au quotidien Le Sahel, le délégué du Front des forces de redressement (Ffr), Saidou Kaocen Maïga, a expliqué que les pourparlers étaient entrés dans leur phase technique concernant le progressif désarmement et la réintégration des combattants au sein de la société civile. Arrivés à Agadez de la Libye, les délégués ont accepté la nomination de la Libye comme médiateur dans le processus de dialogue et Mohamed Anako, Haut commissaire nigérien à la Paix, est allé jusqu'à affirmer que les véritables colloques avaient débuté le mois dernier à Tripoli sous l'égide de Mouammar Kadhafi. Après avoir décidé de rencontrer le président, les rebelles auraient reconnu leur désarmement moral, a-t-il affirmé à la station Rfi. Des sources proches des participants aux colloques ont indiqué que parmi les conditions posées par la rébellion pour conclure la paix figurerait une amnistie générale pour les combattants, la libération de tous les prisonniers détenus par le gouvernement et la levée de l'état d'urgence dans les zones de conflit. Ayant pris les armes contre le régime en 2007, les mouvements rebelles revendiquent une meilleure répartition et gestion des ressources minières du sous-sol, dont les recettes n'ont pas contribué au développement du Nord du pays, resté isolé et exposé à la pollution et aux catastrophes écologiques. (ADL/CN) [CO]

Source: Missionary International Service News Agency (MISNA)

Niger : Le lobbying d’AREVA pour l’uranium du Niger
Posté par Touareg le 10/5/2009 2:55:05 (239 lectures)



L’indépendance énergétique française repose sur le nucléaire, mais aussi sur des amitiés avec des pays pas toujours fréquentables. Par exemple, le Niger, principal fournisseur de l’uranium utilisé dans les centrales françaises. Charlie a obtenu des preuves sur les tueries commises par les autorités de ce pays.

Notre enquête révèle les détails des prochaines actions de lobbying que compte entreprendre l’industriel français du nucléaire, Areva, pour faire oublier les origines politiques de cet uranium.

Au cours de notre enquête. Nous avons appris que le groupe Areva prépare pour le 25 mai une conférence de presse commune avec l’ONG Sherpa, une organisation spécialisée dans la défense des droits de l’Homme, fondée par l’avocat William Bourdon. A cette occasion, les dirigeants de Sherpa et d’Areva rendront publique la signature d’une convention pour la mise en place d’observatoires sanitaires et sociaux, d’abord au Gabon, puis éventuellement au Niger. Une manière pour l’industriel de donner des gages de sa bonne volonté. L’ONG garantira l’indépendance du dispositif.

Selon nos informations, le 4 avril dernier, Sherpa et Areva sont parvenus à un texte qui les a satisfaits. Interrogé sur ce partenariat, Yann Queinnec, le directeur de Sherpa, a refusé de commenter cette information, tout en confirmant l’existence de ces discussions.
A l’intérieur des mines, le droit social règne.

La communication d’Areva autour de cette initiative s’intègre dans une campagne de lobbying plus large en faveur de son activité au Niger. Elle passe par l’organisation, le 4 mai prochain, d’un voyage de presse vers ses mines d’uranium dans ce pays. Une façon de rassurer les journalistes, en montrant que « les salariés nigériens bénéficient des mêmes normes que les salariés français », selon les propos que nous a confiés le directeur de la communication du groupe, Jacques-Emmanuel Saulnier.

Tandis qu’à l’Assemblée nationale l’industriel soigne ses réseaux d’influence. Au sein de la direction du groupe, un lobbyiste, Edouard Philippe, « chargé des relations avec les élus », suit les parlementaires chargés du Niger. Un entregent pas toujours assumé. Nous avons ainsi sollicité Marc Vampa, député de l’Eure et président du groupe d’amitié France-Niger à l’Assemblée. Nous souhaitions connaitre la nature de ses échanges avec Areva. Son assistante nous a rappelés pour nous expliquer qu’un « entretien ne leur semblait pas justifié ».

À l’entendre, Marc Vampa « ne rencontre pas les gens d’Areva. Il se contente d’animer des rencontres bilatérales avec les députés du Niger ». Des propos en contradiction avec ce que nous a déclaré le directeur de la communication d’Areva, qui nous a affirmé : « Edouard Philippe [le lobbyiste d’Areva] est en contact régulier avec Marc Vampa pour parler de la situation au Niger. »

On comprend mieux les efforts déployés par le directeur de la communication d’Areva, Jacques·Emmanuel Saulnier, qui a pour « obsession qu’il n’y ait pas de tabou » sur les activités nucléaires de son groupe. Un cap pas toujours facile à tenir. Parfois, à l’extérieur des mines d’Areva, la barbarie se banalise.
A l’extérieur des mines l’horreur règne

Au Niger, des inspecteurs de l’ONU attestent de nombreuses dérives sécuritaires, en marge des combats entre les autorités et un mouvement d’opposition armé touareg. le MNJ. Les forces gouvernementales pratiqueraient, de manière systématique, des exécutions sommaires de villageois suspectés de sympathie avec les rebelles. Dans une lettre du 13 août 2008, dont nous avons obtenu copie (voir fac-similé ci-contre), le rapporteur spécial des Nations unies, Philip Alston, estime que, depuis juin 2007, « au moins 78 personnes [...) appartenant à la communauté touarègue auraient été abattues de manière extrajudiciaire dans les régions du nord » du Niger. Selon lui, il s’agirait de « représailles » contre des populations civiles perpétrées par les forces gouvernementales. En annexe de ce courrier sont référencées quinze tueries, intervenues entre le 10 juin 2007 et le 29 juin 2008, avec les actes de torture qui les ont accompagnées et les noms des victimes. Ainsi, entre le 21 et le 25 mars 2008, à Tamazlakh, deux enfants auraient été exécutés par l’armée, pour l’exemple. Le 26 mars, à Dabaga, des militaires auraient pris à partie un commerçant ; ils lui auraient coupé les oreilles à vif et mis le feu à ses cheveux avant de le poignarder.

Chez Areva, le directeur de la communication, Jacques-Emmanuel Saulnier, précise : « Nous n’intervenons pas sur ce qui se passe à l’extérieur de nos sites, nous sommes des industriels, nous ne faisons pas de politique. » Une appréciation que lui conteste un avocat français, Jérôme Be1kaIm, défenseur d’une association représentant des Touareg. Il accuse la direction d’Areva d’avoir déjà pris parti en faveur de l’armée nigérienne. À ce titre, Mr Belkaim a cité à comparaître Thierry d’Arbonneau, directeur de la sécurité au sein du groupe nucléaire, auquel il reproche d’avoir publiquement demandé à l’état français de donner des armes au Niger pour « mater la rébellion des Touareg », lors d’une réunion du Medef, en présence de la ministre de l’intérieur, Michèle Alliot-Marie. L’affaire sera plaidée le 23 juin prochain devant le tribunal de grande instance de Paris. Quelle qu’en soit l’issue, pour l’avocat des Touareg il ne s’agit que de « la première étape d’une longue affaire judiciaire ». Selon lui, le véritable enjeu consiste, à terme, à « obtenir une reconnaissance du droit foncier des Touareg sur les tems dont ils ont été chassés et où sont exploitées des mines d’uranium »
Areva occulte la question de fond

Selon lui, au regard du droit des peuples autochtones, tel qu’il est reconnu par les Nations unies, les compagnies nucléaires occidentales, dont Areva, devraient verser « près de 200 millions d’euros » à ces peuples nomades autrefois expropriés (la Cogema, ancêtre d’Areva, opérait dans les mines du Niger dès 1969). D’autant que ces zones ont été rendues partiellement impropres à l’agriculture. Plusieurs nappes d’eau potable ont été contaminées par l’exploitation de l’uranium, quand elles n’ont pas été simplement asséchées, les installations minières d’Areva nécessitant, à elles seules, une consommation annuelle estimée à 8 millions de mètres cubes d’eau. De tels enjeux pourraient inciter les industriels à ne pas se préoccuper des civils touareg massacrés.

À travers ce dossier s’opposent ainsi deux analyses de la responsabilité sociale des grands opérateurs énergétiques. Pour les uns, au nom de l’indépendance énergétique de nos économies, le caractère stratégique de leurs implantations dans ces pays et les relations diplomatiques qui les sous-tendent les placent, bon gré mal gré, en position de partenaires, voire de complices, des dirigeants locaux qui leur permettent de prospérer. Pour les autres, leur responsabilité se limite aux événements qui se déroulent à l’intérieur de leurs sites. Point. C’est cette deuxième analyse que préfère retenir Areva. Et son lobbying se déploie pour nous convaincre du bienfondé de son choix.

Guillaume Dasqué avec Agathe André

Charlie Hebdo

Niger : Rébellion touareg au Niger : discussions sur les modalités d’un désarmement
Posté par Touareg le 6/5/2009 21:45:53 (208 lectures)

Des discussions se poursuivaient mardi à Agadez (nord) entre le gouvernement nigérien et les trois fronts touareg en vue d’un désarmement des combattants touareg dans les prochains mois, a appris l’AFP de sources concordantes. "Les discussions se poursuivent au sein d’un comité technique pour faire une ébauche des modalités pratiques du désarmement au cours des prochains mois", a affirmé à l’AFP une source touareg proche des discussions.

Ces modalités impliquent notamment la réinsertion des combattants touareg, dont le nombre reste inconnu, ainsi que leur cantonnement dans le nord, a précisé cette source.

"Le dépôt des armes va être une affaire assez longue", estime pour sa part au quotidien d’Etat Le Sahel le délégué du FFR (Front des Forces de Redressement) aux discussions, Saidou Kaocen Maïga.

Des délégués des trois fronts touareg étaient arrivés dimanche à Agadez en provenance de Libye et ont déjà transmis leurs revendications aux autorités nigériennes.

L’espoir d’une paix durable dans le nord, en proie à une rébellion touareg depuis deux ans, a pris corps dimanche avec le tout premier face à face à Agadez entre le président Mamadou Tandja et des représentants des combattants touareg, auxquels il a même proposé l’amnistie s’ils déposent les armes.

En dépit de nombreux appels du parlement et des ONG locales, M. Tandja avait catégoriquement refusé jusque là tout dialogue avec les insurgés, qualifiant leurs chefs de "bandits armés et des trafiquants de drogue".

Pour un retour à la paix, ces fronts exigent notamment une meilleure insertion des Touareg dans l’armée, les corps para-militaires et le secteur minier situé dans la zone du conflit.

Pour Mohamed Anako, Haut commissaire nigérien à la Paix, la rencontre entre les rebelles et le président "résout la crise à 50%".

"Dès lors qu’ils ont accepté de venir rencontrer le président, c’est une façon de dire qu’ils ont désarmé moralement", a-t-il estimé sur Radio France international (RFI).

"Il faut dialoguer, s’asseoir sur la table des négociations pour en finir avec le conflit", a assuré mardi à la radio Ahmed Koraya, délégué du Mouvement des Nigériens pour la justice (MNJ), principal mouvement rebelle.

Selon M. Anako, "les vrais pourparlers" ont débuté le mois dernier à Tripoli sous les auspices du dirigeant libyen Mouammar Kadhafi.

En visite à Niamey le 15 mars, ce dernier avait appelé les rebelles à déposer les armes et intégrer un processus de paix.

"Dans les mois à venir on ira vers la mise en oeuvre de ce qui aura été arrêté à Agadez", prédit M. Anako.

Selon une source proche du dossier, la rébellion touareg pose comme préalable une amnistie générale pour ses combattants, la libération de tous les prisonniers détenus par le gouvernement et la levée de l’état de "mise en garde" dans la zone du conflit.

Instituée par décret présidentiel en 2007, "la mise en garde" accorde les pleins pouvoirs à l’armée dans la zone.

Selon le ministère de l’Intérieur, plusieurs personnes arrêtées au nord dans le cadre du conflit ont déjà été libérées, et la "centaine" encore détenue sera relâchée progressivement.

Les rebelles ont déjà libéré leurs 85 prisonniers, essentiellement des militaires, le dernier ayant été relâché dimanche.

Selon les observateurs, la question de l’amnistie se pose pour de nombreux combattants touareg qui ont des démêlés avec la justice.

Parmi eux, l’ancien ministre du Tourisme, Rhissa Ag Boula, chef de guerre du Front des forces de redressement (FFR) en exil en France et condamné à mort par contumace pour le meurtre d’un militant du parti au pouvoir.

Source : AFP

Niger : 50 ans après, les Touaregs cherchent toujours leur place au Niger
Posté par Touareg le 22/12/2008 12:51:07 (524 lectures)

La République du Niger fête ses cinquante ans

Alors que le Niger fête le cinquantième anniversaire de la proclamation de sa République ce jeudi et que le pays est en liesse, on est toujours sans nouvelle du diplomate canadien Robert Fowler, enlevé lundi soir. Le groupe rebelle touareg initialement soupçonné a démenti tout kidnapping. Les représentants officiels présents à Tillabéry ont fait l’éloge du bilan présidentiel de Mamadou Tandja. Le pays, considéré comme un des plus pauvres du monde, a pourtant du mal à intégrer la population touarègue à son économie et sa vie politique.

Il y a cinquante ans, jour pour jour, le Niger devenait une République en proclamant son autonomie par référendum dans le cadre de la consultation organisée par le général de Gaulle. A Tillabéry, ville de l’ouest du pays, qui organise cette année les festivités, on se réjouit de cet événement. Trois mille sportifs et artistes se sont succédé à travers la ville, modernisée et nettoyée pour l’occasion. Quinze kilomètres de route ont été bitumés, une maison culturelle a été construite, un stade omnisport flambant neuf a été inauguré et les éclairages publics ont été renforcés.

Toujours aucune nouvelle de Robert Fowler

Pourtant, cette cérémonie en grande pompe, à laquelle ont assisté des délégations officielles et le président Mamadou Tandja lui-même, parvient mal à cacher les problèmes du pays. Dernier en date : la disparition de Robert Fowler. Depuis lundi soir, les Nations unies sont sans nouvelle du diplomate canadien, représentant spécial du secrétaire de l’ONU pour le Niger. Les responsables du Front des Forces de Redressement (FFR), le groupe rebelle qui avait revendiqué l’enlèvement mardi sur son blog, ont finalement démenti cette information. « Nous avons été victime d’une désinformation par l’usage abusif d’un protocole sécurisé de communication », peut-on lire sur leur site internet.

Le FFR est un mouvement dissident du principal groupe rebelle touareg, le Mouvement des Nigériens pour la Justice (MNJ). Considérés régulièrement par le pouvoir comme des bandits en armes coupeurs de routes, les différents groupes touaregs affirment lutter pour la juste répartition de la rente uranifère et pour une meilleure représentation au sein des institutions politiques. Aucun gouvernement, civil ou militaire, n’a encore réussi à intégrer cette population du Nord au reste du pays. Très actifs dans les années 1990 et depuis 2007, les rebelles touaregs tiennent en échec l’armée nigérienne au nord du pays, très difficile d’accès.

Alors que le président Tandja a annoncé, mercredi soir, dans son discours à la nation, le démarrage de nombreux grands chantiers, parmi lesquels le projet d’exploitation de l’uranium d’Inouraren (région d’Agadez), selon certaines sources, la présidente du directoire d’Areva, Anne Lauvergeon, devrait être à Niamey jeudi. L’entreprise française, qui extrait de l’uranium au nord du pays, est régulièrement visée par la rébellion dont les revendications sont claires. Faire plus de cas de l’impact écologique de ses exploitations sur les populations touarègues locales et redistribuer les dividendes.

Un troisième mandat pour Tandja ?

Aucun mot sur la rébellion touareg ni sur la disparition du diplomate onusien pour autant, l’heure est à la fête et au bilan. « Nous allons témoigner de l’engagement et de la détermination d’un homme qui entend faire du Niger un pays qui gagne », a déclaré Abdourahamane Seydou, président du Comité national d’organisation de la cérémonie et ministre de la Jeunesse et des Sports.

Les Nigériens attendent, quant à eux, de savoir si le président Tandja briguera ou non un troisième mandat à la tête du pays. La constitution les limite à deux, mais de nombreux gouverneurs de région manifestent depuis quelques semaines, de leur propre initiative ou pas, pour le maintien au pouvoir du président.

afrik.com

Niger : Forum sur la maîtrise de la croissance démographique au Niger
Posté par Touareg le 3/3/2008 10:39:55 (660 lectures)

Les problèmes de population et leurs incidences sur les stratégies et programmes de développement, constituent de façon permanente, pour le Niger, une préoccupation majeure, a indiqué jeudi le chef du gouvernement nigérien, M. Seyni Oumarou.

Ouvrant les travaux d’un forum national sur la maîtrise de la croissance démographique, la Santé de la reproduction, le statut de la femme et le Genre, M. Oumarou a souligné que ce forum intervient à un moment où le Niger s’est engagé à faire de la réduction de la pauvreté l’axe central d’orientation du gouvernement en matière de développement économique et social, à travers la mise en oeuvre de la Stratégie de réduction de la pauvreté.

"Au regard de la volonté politique inébranlable, qui anime le gouvernement que je dirige, je fonde l’espoir que ce forum de concertation nationale débouchera sur des conclusions hardies et novatrices et qu’il atteindra les objectifs ambitieux que nous lui assignons", a –t-il dit.

La ministre nigérienne de la Population, Mme Boukari Zila a, pour sa part, rappelé les énormes ressources humaines, matérielles et financières investies dans la lutte pour le développement et le bien-être de la population, déplorant toutefois que le pays soit encore confronté à de multiples défis malgré ces investissements.

Les indicateurs sociaux et démographiques compromettent sérieusement la lutte contre la pauvreté au Niger et pèsent lourdement sur tous les leviers du développement, a poursuivi la ministre.

Estimé à 11.060.291 habitants selon les résultats du dernier recensement effectué en 2001, la population nigérienne se caractérise par un fort taux de croissance (3,3%) par an, une fécondité précoce et tardive (environ 7 enfants par femme), une population très jeune (48,4% de la population ont moins de 15 ans) et une insécurité alimentaire quasi-endémique qui touche en 2005 plus 3,5 millions de personnes.

Le gouvernement nigérien envisage, pour les dix années à venir, faire baisser de 2,5% le taux de croissance démographique.

Les résultats du dernier Recensement général de la population et de l’Habitat (RGP/H, mai 2001), soulignent qu’avec un taux de croissance de 3,3%, entre 550.000 et 600.000 enfants naîtront chaque année au cours des cinq prochaines années.

Pour dépasser le taux de scolarisation actuel de 50% et atteindre les objectifs du Programme décennal pour le développement de l’éducation (PDDE), l’Etat doit investir chaque année plus de 18 milliards de francs CFA en infrastructures scolaires, au niveau du primaire, c’est-à-dire en moyenne, 4.500 classes par an, jusqu’en 2015, indique-t-on de source officielle.

Niamey

Panapress

Niger : Les journalistes français libérés, l'instruction continue
Posté par Touareg le 20/1/2008 14:37:31 (448 lectures)

NIAMEY (AFP) — Deux journalistes français, Pierre Creisson et Thomas Dandois, inculpés et incarcérés au Niger pour "atteinte à la sûreté de l'Etat" depuis près d'un mois, ont été libérés sous caution vendredi, a indiqué à l'AFP un de leurs avocats.

Ils se trouvaient dans la soirée à l'ambassade de France, a indiqué par la suite le ministre français des Affaires étrangères, Bernard Kouchner.

"Ca y est, ils sont libres. Ils vont prendre l'avion à 02H00 du matin (01H00 GMT) pour Paris", a indiqué Me Moussa Coulibaly, précisant qu'il s'agissait d'un vol de la compagnie Royal Air Maroc, via Casablanca.

Leur arrivée est prévue samedi à 14H55 locales (13H55 GMT) en France, où Reporters sans Frontières (RSF), dont le secrétaire général Robert Ménard s'était rendu à Niamey cette semaine avec des parents des journalistes, s'adressera à la presse.

"On est content d'être libre. On remercie tous les gens qui nous ont aidés à Paris et ici, et la communauté des journalistes. On sort un peu du trou et c'est important de pouvoir retrouver la famille", a déclaré Pierre Creisson peu après sa libération.

"On est très heureux de retrouver la liberté", a de son côté lancé Thomas Dandois.

"Nos magistrats ont eu l'audace et le courage de dire le droit. Nous ne pouvons que nous féliciter de cette avancée pour la consolidation de la démocratie dans notre pays", a commenté Me Coulibaly.

Incarcérés depuis le 21 décembre, Creisson et Dandois, qui travaillaient pour la chaîne de télévision franco-allemande Arte, avaient obtenu une autorisation pour des reportages sur la grippe aviaire, mais en avaient profité pour en réaliser un autre sur la rébellion touareg du MNJ (Mouvement des Nigériens pour la Justice) dans le nord, interdit à la presse depuis août.

Une caution, 10 millions FCFA (15.257 euros) pour chacun, selon RSF, a été versée.

En dépit de cette mesure d'élargissement, l'instruction se poursuivra. L'un de leurs avocats, le français William Bourdon, avait déclaré dans la journée qu'il comptait demander un non-lieu pour les deux journalistes, théoriquement passibles de la peine de mort au regard du chef d'inculpation.

Le président français Nicolas Sarkozy a "salué cette décision de la justice nigérienne", selon son porte-parole David Martinon.

Selon ce dernier, M. Sarkozy s'est entretenu jeudi par téléphone avec le président nigérien Mamadou Tandja qui lui "avait fait part de son souci que les institutions nigériennes soient respectées, et notamment la justice, cela a été le cas".

D'autres journalistes sont actuellement incarcérés au Niger, en raison de leur couverture ou de leurs articles concernant la rébellion touareg.

"Nous espérons maintenant une remise en liberté rapide du chauffeur (de Creisson et Dandois), Al-Hassane Abdourahman, et une issue similaire, dans les semaines qui viennent, pour nos confrères Moussa Kaka et Ibrahim Manzo Diallo", a déclaré RSF.

Moussa Kaka, correspondant de RFI, et Ibrahim Manzo, directeur du bimensuel Aïr-Info, sont détenus respectivement depuis le 26 septembre et le 9 octobre, toujours en rapport avec la rébellion du MNJ, et risquent la peine de mort.

De nombreux appels à la clémence avaient été adressés ces dernières semaines au président Mamadou Tandja.

Cette affaire illustre la crispation manifeste des autorités nigériennes face à la presse qui tente de couvrir depuis près d'un an une rébellion touareg, alors que Niamey attribue l'insécurité dans cette région, vitale en raison des gisements d'uranium, à de vulgaires "bandits" et "trafiquants".

AFP

Niger : Comparution mardi et mercredi des journalistes français écroués
Posté par Touareg le 15/1/2008 10:52:41 (439 lectures)

NIAMEY (AFP) — Deux journalistes français accusés et écroués en décembre au Niger pour "atteinte à la sûreté de l’Etat" après des contacts avec des rebelles touareg doivent comparaître mardi et mercredi devant un juge d’instruction de Niamey, a appris l’AFP lundi auprès de leur avocat.

Thomas Dandois et Pierre Creisson, qui travaillaient pour la chaîne de télévision Arte, avaient obtenu une autorisation pour des reportages sur la grippe aviaire dans le centre-sud du Niger.

Mais ils s’étaient également rendus dans le nord, strictement interdit à la presse, pour réaliser un reportage sur le Mouvement des Nigériens pour la justice (MNJ, rébellion touareg), selon Niamey.

Ils sont passibles de la peine de mort.

"Ils comparaîtront devant le juge d’instruction mardi et mercredi pour un interrogatoire" sur les faits qui leur sont reprochés, a ajouté leur avocat nigérien, Me Moussa Coulibaly.

Les images qu’ils ont filmées avec les chefs du MNJ seront également visionnées à l’occasion d’une séance à huis clos, a indiqué l’avocat.

D’après des sources militaires, ces images ont "choqué" les autorités car elles montraient "des soldats à visage découvert et enchaînés" qui sont détenus depuis des mois par la rébellion.

Par ailleurs, la chambre d’accusation de la Cour suprême rendra public mardi une décision après sa saisine par le parquet sur "la légalité ou non" des bandes d’écoutes téléphoniques sur la base desquelles un autre journaliste, Moussa Kaka, correspondant de RFI (Radio France Internationale), a été accusé et écroué pour des liens présumés avec le MNJ.

Ces enregistrements, seuls éléments à charge contre Moussa Kaka, ont été jugés "non conformes à la loi" par un juge d’instruction, qui a ordonné leur retrait du dossier.

M. Kaka a été inculpé et incarcéré le 26 septembre à Niamey pour "complicité d’atteinte contre l’autorité de l’Etat".

Un quatrième journaliste, Ibrahim Manzo, directeur du bimensuel nigérien Aïr-Info, est pour sa part incarcéré depuis le 9 octobre à Agadez (nord) pour "association de malfaiteurs" et liens présumés avec les rebelles.

Tous les deux risquent aussi la prison à vie.

Des ONG nigériennes, le ministère français des Affaires étrangères, les familles des Français et l’association Reporters sans frontières (RSF) ont appelé le président Tandja à la clémence.

Mais à ce stade de la procédure, la grâce présidentielle n’est possible qu’après leur jugement et leur éventuelle condamnation, selon une source judiciaire.

Robert Menard, secrétaire général de RSF, était attendu lundi soir à Niamey pour solliciter une "remise en liberté" de MM. Dandois et Creisson, en attendant la fin de la procédure.

AFP

Niger : Mine d’uranium : Areva va investir plus d’un milliard d’euros au Niger
Posté par Touareg le 14/1/2008 12:00:47 (474 lectures)

PARIS - Le groupe nucléaire français Areva a renouvelé son partenariat avec le Niger pour 2008 et 2009, qui prévoit une hausse des prix d’achat de l’uranium de 50%, et va investir plus d’1 milliard d’euros dans la mine d’uranium d’Imouraren (Nord), selon un communiqué publié dimanche.

Ce partenariat, renouvelé pour 2007 en août dans un contexte de crise entre le groupe français et ce pays, après l’expulsion d’un directeur local d’Areva, prévoit "une augmentation des prix d’environ 50% afin de refléter la hausse récente des prix long terme", explique Areva dans ce communiqué.

Areva a obtenu aussi "l’agrément du gouvernement pour lancer le projet d’exploitation du gisement d’Imouraren", dans lequel il va investir "plus d’un milliard d’euros" (près de 650 milliards de francs CFA), ajoute le texte.

Selon Areva, cette mine "constituera le plus grand projet industriel minier jamais envisagé au Niger le plaçant au deuxième rang mondial avec une production de près de 5.000 tonnes d’uranium produites annuellement".

Ce projet minier "permettra la création de 1.400 emplois permanents et de très nombreux emplois induits", ajoute le communiqué.

L’accord de ce partenariat qualifié d’"historique" a été signé à Niamey par le président du Niger, Mamadou Tandja, et Anne Lauvergeon, présidente du directoire d’Areva.

Areva exploite deux mines dans le Nord-Ouest du Niger, Cominak et Somair, qui ont produit en 2006 près de 2.260 tonnes d’uranium.

Le renouvellement des contrats pour 2007 avait eu lieu en août alors que les autorités nigériennes avaient expulsé peu auparavant le représentant d’Areva au Niger, Dominique Pin, l’accusant de financer une rébellion touareg dans le Nord du pays. Le groupe a formellement démenti ces accusations.

Depuis, "les malentendus ont été levés", a déclaré un porte-parole d’Areva joint par l’AFP à Niamey.

Areva poursuivra son aide au développement du Niger au travers d’actions dans les domaines de la santé, de l’éducation, de la formation, de l’accès à l’eau et à l’énergie auprès des populations locales, précise le communiqué.

source : AFP

Niger : Un jeune réalisateur nigérien porte la corruption à l’écran
Posté par Touareg le 12/1/2008 12:56:59 (425 lectures)

Le jeune cinéaste nigérien, Malam Saguirou, vient de porter à l’écran un film documentaire sur le phénomène de la corruption au Niger intitulé « La chèvre broute, je mange, tu manges », a constaté vendredi APA, dans la capitale nigérienne.

Ce film, qui a été réalisé dans le cadre d’un projet du PNUD à travers le programme « bonne gouvernance au Niger » débute par des témoignages saisissants de simples citoyens, souvent victimes de la corruption.

La trame met en exergue une équipe de voyageurs qui se font rançonner à des postes de contrôle par des éléments des corps habillés tandis que quelque part ce sont de simples ménagères qui se voient obligées de débourser pour accéder aux services sociaux de base.

Véritable satire contre la corruption, le film donne la parole à une brochette d’intellectuels en majorité des chercheurs, magistrats, activistes, journalistes, enseignants, députés, commis de l’Etat qui procèdent à une critique des causes et conséquences de ce fléau.

A travers ces images, le réalisateur Malam Saguirou, ambitionne de peindre « les inégalités des citoyens devant la loi, les détournements de deniers publics, la justice à double vitesse et l’achat des consciences ».

Ce moyen-métrage s’achève sur une note d’espoir, celle de voir la promotion de la démocratie et de l’Etat de droit se renforcer par l’avènement d’une justice libre et indépendante au service de la bonne gouvernance.

Selon le réalisateur, ce film-documentaire, destiné au grand public, sera bientôt projeté sur la chaîne de télévision nationale du Niger.

DS/mn/APA

Niger : La Libye exige des Nigériens un visa et une traduction légalisée de leur passeport
Posté par Touareg le 2/1/2008 10:04:00 (411 lectures)

La Libye exige des Nigériens un visa et une traduction légalisée de leur passeport

APA-Niamey, (Niger) Les voyageurs nigériens en partance ou en transit de plus de 10 heures en Libye sont désormais astreints à obtenir en plus du visa une traduction légalisée (en arabe) de leur passeport hormis ceux les détenteurs de passeport diplomatique ou de service, a annoncé lundi le ministère nigérien des affaires étrangères.

Dans un message dont APA a reçu copie, la ministre des affaires étrangères, Dr Aichatou Mindaoudou, a recommandé « formellement » à tous les voyageurs nigériens de tenir compte de cette mesure et de veiller à se munir de la traduction exigée au niveau des aéroports et postes frontaliers libyens.

Mme Aichatou Mindadoudou a indiqué que ses services « ne sauraient intervenir en cas de désagrément subi par un voyageur qui aurait ignoré la présente mise en garde ».

« Le ministère des affaires étrangères et de la coopération procédera à la traduction officielle des passeports au fur et à mesure des saisines dans un délai d’une semaine », a-t-elle insisté.

Depuis quelques années, les autorités libyennes refoulent regulierement des voyageurs détenteurs de papiers nigériens aux abords de leurs frontières.

La Libye est, avec l’Algérie, les seuls pays du Maghreb à exiger un visa pour les voyageurs détenteurs de passeports nigériens.

DS/mn/APA

Niger : Rébellion Touareg et enjeux de l’uranium
Posté par Touareg le 1/1/2008 2:20:10 (300 lectures)

La poudrière du Nord-Niger

L’Union africaine vient de nommer un médiateur dans le conflit qui oppose, depuis plusieurs mois, Niamey au MNJ, le Mouvement des Nigériens pour la justice, rébellion touareg, considéré jusqu’à ce jour par le président du Niger, Mamadou Tandja, comme un simple regroupement de « bandits armés, trafiquants de drogue et de cigarettes ».

Selon notre confrère Jeune Afrique, dans son édition du 16 au 22 décembre 2007, c’est l’ancien président mauritanien, Mohamed Ely Ould Vall, que l’Union africaine a chargé de mener la médiation entre le pouvoir de Niamey et le MNJ. Le journal de Béchir Ben Yamed ne précise toutefois pas, si l’Union africaine a agi de sa propre initiative ou si elle a été approchée par l’une de deux parties. Avec cette implication de l’instance africaine, le conflit armé qui se joue dans le Nord du Niger, depuis le mois de février dernier, commence à être pris au sérieux au-delà des frontières du Niger et semble inquiéter les acteurs politique du contiennent qui ont ainsi réussi à convaincre le président Tandja d’ouvrir un canal de communication. « Le cas du Président nigérien se trouve dans une situation semblable à celle qu’a vécue son homologue ivoirien, Laurent G’Bagbo, au tout début de la crise en Côte d’Ivoire. Alors que ses partisans, réunis au sein des comités de « Jeunes patriotes », le sommaient de ne pas négocier avec la rébellion de Guillaume Soro, il avait en face une Communauté internationale pour qui seul le dialogue constituait la voie de sortie rapide de la crise”, notait hier le quotidien panafricain en ligne La Griffe. Le même média rappelle que le N°1 nigérien a déjà rejeté l’offre de médiation de son homologue burkinabé, M. Blaise Compaoré, qui a dépêché son ministre des affaires étrangères à Niamey. Et que la médiation promise par son homologue libyen, grand médiateur de la Communauté des Etats sahélo-sahéliens (CEN-SAD), a tourné court suite , semble-t-il, aux accusations portées contre la Libye par une partie de la société civile nigérienne, qui a reproché au Guide libyen d’avoir armé et de soutenir les « bandits armés » du MNJ. « Seulement, refuser la médiation d’une organisation comme l’Union africaine n’est pas une mince affaire. Et ce, même pour un Président de moins en moins en visible aux rencontres des Chefs d’Etat ! », soutient dans son commentaire le journaliste Kané Illa de La Griffe. D’autant que la situation s’aggrave sur le plan sécuritaire et humanitaire dans le Nord du Niger, proche des frontières avec l’Algérie. Les derniers rapports des ONG Human Rights Watch et Amnesty International, publiés le 19 décembre, accusent l’armée nigérienne d’avoir procédé à des exécutions sommaires de civils en représailles aux attaques de la rébellion. Quant aux rebelles, explique HRW, ils sont accusés d’avoir utilisé des mines et d’agressions sur les populations civiles. Depuis le début du conflit armé en février dernier, les groupes de défense des droits humains accusent la rébellion d’avoir recours à l’utilisation indiscriminée de mines terrestres, des mines qui auraient tué au moins 49 soldats au cours des derniers mois. Selon HRW, sur les 80 personnes tuées et blessées, au moins 16 étaient des civils. Pour sa part, Amnesty International a affirmé qu’au moins 13 civils avaient été agressés par les forces de sécurité nigériennes au cours des quatre dernières semaines. « A ma connaissance, il n’y a eu aucun crime », a affirmé à l’agence d’information IRIN, Oumarou Boubacar, commandant de l’armée nigérienne à Agadez, la capitale du nord du Niger où des crimes auraient eu lieu. Quant aux rebelles du MNJ, selon HRW, ils ont admis avoir posé des mines terrestres sur les principaux axes routiers d’Agadez, d’Iférouane et d’Arlit. « ‘’Les rebelles’’ ont affirmé qu’ils avaient pour cible les véhicules militaires, dont ceux utilisés pour escorter les convois civils », peut-on lire dans le rapport de HRW. Les rebelles sont également suspectés d’avoir placé les mines antichar qui ont tué deux civils le 10 décembre à Maradi et Tahoua, deux villes du sud du Niger. Ils ont toutefois nié être les auteurs de ces attentats, rejetant plutôt la responsabilité de ces morts sur l’armée. « Aucun élément du MNJ ne pourrait prendre pour cible les civils », a déclaré à Irin Moktar Roman, porte-parole du MNJ en Belgique, suite à ces incidents. Une situation explosive.

Qu’est-ce que le MNJ ?

Le MNJ réclame une meilleure application des accords de paix de 1995 qui avaient mis fin à la révolte touarègue des années 1990, notamment les clauses prévoyant leur réinsertion socioéconomique et la priorité d’emplois au profit des autochtones par les sociétés minières. Selon ce mouvement « les populations de l’Aïr, de l’Azawak, du Manga et de Tillabery connaissent des difficultés énormes et des injustices de toutes sortes, quant à leur insertion économique, sociale et politique dans le tissu national ». La région d’Agadez, une des plus touchées par le conflit, est connue pour ses potentialités touristiques, dont le désert du Ténéré et ses sites uranifères exploitées par des compagnies étrangères. Ce sont ces richesses qui avaient servi de détonateur à une rébellion armée qui porte un coup dur aux populations civiles, durant quatre années, avant que le gouvernement et les forces rebelles ne lancent le dialogue, en 1994, sous l’égide de la communauté internationale.

Adlène Meddi

El watan

Niger : Création au Niger d’une association pour la protection du journalisme
Posté par Touareg le 29/12/2007 9:24:24 (374 lectures)

APA-Niamey(Niger) Une nouvelle organisation de défense de la liberté de presse dénommée Association nigérienne pour la protection du journalisme (ANPJ), a été mise sur pied vendredi à Niamey avec comme but d’oeuvrer à la promotion et la défense des journalistes, constaté APA.

Composée de journalistes employés dans les secteurs public et privé de la presse nigérienne, l’ANPJ considère la promotion du journalisme comme « toute action de lutte pour le droit au public à une information libre, honnête, exacte et complète » a déclaré à APA, son président Abdoulkader Maman Idi.

« La promotion s’étend également par l’élaboration d’études et la formulation de propositions visant l’amélioration de l’environnement juridique et économique des médias » a –t-il ajouté.

Maman Idi a souligné que son association assimile la défense du journalisme au recours à tous les moyens légaux d’expression de mécontentement, notamment en cas d’entrave à l’exercice de la profession et à la liberté de la presse.

Cette structure, a-t-il expliqué, se réserve le droit de se constituer en observatoire de la presse et d’intervenir publiquement pour mettre en question « la marchandisation de l’information, les dérives de la presse actuellement assujettie à des pouvoirs politiques et financiers ».

La création de l’ANPJ survient à un moment où les journalistes nigériens éprouvent des difficultés dans l’accomplissement de leur tâche notamment dans la couverture du conflit qui sévit dans le nord du Niger, théâtre d’affrontements entre l’armée et les rebelles du Mouvement des Nigériens pour la justice (MNJ).

Le correspondant à Niamey de RFI, Moussa Kaka est détenu depuis le 20 septembre dernier pour atteinte à la sûreté de l’Etat et complicité présumée avec les rebelles du MNJ, actifs dans le nord du Niger. Un autre journaliste, Ibrahim Manzo Diallo, directeur de publication du bimensuel privé « Aïr Info », édité à Agadez (900 km au nord), a également été inculpé le 29 octobre « d’association de malfaiteurs » et détenu à la prison civile d’Agadez.

DS/of/APA

Niger : Les mines et les blogs de la désolation au Niger
Posté par Touareg le 22/12/2007 22:47:15 (336 lectures)

Où va le Niger ? Jamais une telle question n’a taraudé l’esprit des Nigériens. De plus en plus, ils ne savent pas de quoi demain sera fait. La psychose s’enracine chaque jour que Dieu fait. Depuis quelques semaines, les Nigériens vivent au rythme des mines découvertes dans telle ville ou telle autre. Successivement, des mines anti-chars ont été découvertes à Dosso, Maradi, Tahoua, Niamey, et Tanout, le 18 décembre dernier. A Dosso, l’engin a été découvert, et non les commanditaires. A Maradi et Tahoua, les engins ont causé la mort d’innocentes personnes. Les responsables de cet acte ignoble n’ont toujours pas été retrouvés. A Niamey, l’engin a été découvert avant qu’il n’explose, tout comme à Tanout où on annonce qu’un homme soupçonné d’être à l’origine de la pose de la mine a été appréhendé par les forces de sécu-rité. Son complice est toujours dans la nature, apprend-on. Celui qu’on prétend avoir appréhendé est-il le vrai poseur de la mine ? D’où vient la mine ? De Zinder comme certaines sources le prétendent ? Pourquoi les autorités ne se pressentelles pas à diligenter des enquêtes pour identifier les vrais poseurs de mines ? Où est-ce que la mine va être découverte demain ? Pourquoi les citoyens ne peuvent plus dormir les poings fermés ou circuler partout où ils le veulent sur le territoire national ?

Ce qui est sûr, la pose des mines, dans les centres urbains est loin d’être le fait des Forces armées nigériennes (Fan). Le MNJ réfute aussi toute implication dans la pose de ces mines.

En dehors de l’insécurité, un autre facteur potentiel de violence et de haine entre citoyens nigériens est cette propension à lancer des blogs pour servir telle cause mesquine ou telle autre. Sur un des blogs, le président Tandja est pré-senté comme celui-là qui se bat pour arracher un troisième mandat à la tête de l’Etat, alors qu’il a officiellement af-firmé son intention de ne pas triturer la Constitution qui fixe le nombre de mandats présidentiels à deux. On tente de présenter le 3è mandat comme une nécessité, ce qui, de toute évidence, est de nature à occasionner la fracture entre Ni-gériens, qui vont devoir focaliser leur attention et leur énergie sur un probable 3è mandat plutôt que sur des actions de construction nationale. Il risque d’y avoir de la chienlit deux ans avant le terme légal du 2è mandat de Tandja. Sur un autre blog qui est animé par un prétendu Front des patriotes pour la libération du Niger (FPLN), on y rencontre tant d’autres monstruosités qui donnent froid au dos. Des propos ouvertement ethnicistes sont tenus.

Ces blogs constituent une menace pour l’unité nationale et la stabilité sociopolitique du pays. On ne peut, avec de tels propos haineux, construire une citoyenneté responsable. Si seulement les autorités se donnent les moyens d’y voir un peu plus clair, sur l’identité des commanditaires de telles insanités, cela rassurerait davantage les citoyens, de toutes les régions et de toutes les ethnies, qui n’aspirent qu’à vivre en paix. Oumarou Keïta


Oumarou Keïta-Le Républicain

Niger : Le Niger dans l’impasse
Posté par Touareg le 12/12/2007 9:34:57 (489 lectures)

Le Niger dans l’impasse

Voilà dix mois jour pour jour que le président Tandja ressasse son "je ne négocierais jamais" combien suicidaire pour le Niger.

Un regard rétrospectif des étapes qui ont émaillé ce conflit révèle deux postulats essentiels .
- 1/ Tandja et son équipe sont ils réellement incapables de faire face à la situation complexe dans laquelle ils ont plongé le pays ou alors sont ils inconscients de la gravite du contexte ainsi créé.

- 2/ Le conflit est orchestré à dessein dans le but de stigmatiser une communauté touarègue qu’il importe désormais de détruire vaille que vaille. Toute proportion gardée, la démarche rappellerait étrangement dans ce cas, l’attitude d’un Bush à l’égard d’une Irak Saddamienne , attitude qui consiste à imposer une guerre fatale à des paisibles citoyens sous prétexte d’une menace terroriste avec en toile de fond l’exploitation des ressources minières.

Face à un pays en proie à l’insécurité, à la ruine économique et à la déconfiture sociale voyons les réponses que le président et son équipe proposent au peuple.

- Une mobilisation des citoyens à travers l’administration territoriale pour lire des déclarations stéréotypées avec la sempiternelle expression "nous condamnons avec la dernière énergie…. apportons notre soutien aux forces de défense et de sécurité …" Déclaration acclamée par une brochette de partisans du régime devant laquelle trônent un gouverneur ou un préfet. Ceux là même qui du reste sont perçus en représentants du dominant par une population "locale" réduite à la soumission depuis des décennies.
- Communiqués incendiaires du porte parole du gouvernement qui prend en otage les médias d’état pour qualifier d’apatride, de trafiquants et bandits armés une frange de la population qui ne demande qu’à être écoutée.
- Rallier ses opposants les plus farouches en leur promettant la succession en échange de leur complicité dans cette œuvre de destruction nationale et de désolation générale.
- Accuser dans le tas les amis traditionnels du pays de soutenir des bandits armés dans la perspective de les intimider, menacer leurs intérêts pour s’assurer de leur silence voir leur complicité.
- Museler la presse en utilisant la corruption l’intimidation et l’arrestation des journalistes afin de rendre tabou une question de survie nationale.
- Prétexter la naissance virtuelle d’une république Touarègue pour semer le germe de la division de la haine et de la guerre civile
- Décréter l’état d’urgence afin de donner à une armée ethnique le moyen "juridique" d’arrêter, torturer et assassiner des citoyens sans aucune forme de procès. -Déclarer avec éclat devant le corps diplomatique accrédité au Niger la fin sous trois semaines du conflit par extermination pure et simple des résistants au régime.
- Missionner en grande pompe une armée nationale chargée de tout détruire sur son passage en se comportant en troupes d’occupation pour semer la terreur et la désolation.

Résultat de cette orchestration

- Les déclarations radiotélévisées ayant montré leur limite sont désormais une technique dépassée
- Les gesticulations du porte parole du gouvernement découlant plus d’un zèle visant à plaire à l’employeur suprême que d’une conviction intellectuelle et politique, se sont révélées improductives.
- Le Niger renoue avec le parti unique, la censure, la dictature et le régime policier du style Kountché sans que les Nigériens s’en plaignent outre mesure.
- La grande offensive sur Tézirzet s’est soldée par un cuisant échec. Les troupes du colonel se sont contenté de leurs IAT (Indemnités d’absence temporaire), massacrant au passage des civiles sur le principe de la raison du plus fort (si ce n’est toi c’est donc un des tiens) mais sont rentrées sans la peau de l’ours solennellement annoncée aux ambassadeurs et officiellement promise à "la nation".

Suite logique des événements

Tandja a réussi à semer le doute dans l’opinion internationale en insistant sur des termes auxquels elle reste très sensible. A savoir : le trafic des stupéfiants, le banditisme et l’infiltration islamiste.

Il réussi à casser l’élan de la classe politique nationale grâce à une fâcheuse coïncidence de la revendication territoriale d’une Libye en mal de constance politique. Ce tableau infernal qui répond à la formule classique de "qui veut tuer son chien l’accuse de rage" a atteint ses limites.

L’option militaire qui a été son unique réponse à la situation vient de s’écrouler.Les partenaires qui ont misé sur l’exploitation des ressources minières s’impatientent.

Le drame humanitaire prend des proportions inquiétantes dans l’opacité la plus totale.

Le monde découvre petit à petit la destruction d’un peuple dont le crime originel serait d’occuper des terres riches en uranium. Le bateau Niger est en train de sombrer avec un commandant de bord qui opte pour la formule "après moi le déluge".

Seule issue salutaire, un sursaut patriotique du peuple nigérien.

Issouf Ag MAHA

Niger : Le Maroc et le Niger renforcent leur coopération dans le domaine de l’enseignement
Posté par Touareg le 12/12/2007 9:33:04 (474 lectures)

Le ministre marocain de l’Education nationale, Ahmed Akhchichine, s’est entretenu lundi à Rabat avec le ministre nigérien de l’Enseignement secondaire et supérieur, Sidikou Oumarou, des moyens de renforcer la coopération bilatérale dans les domaines de l’enseignement et de la recherche.

Dans une déclaration à la presse à l’issue de cette entrevue, M. Akhchichine a indiqué que ses entretiens avec son homologue nigérien ont porté notamment sur les formes de coopération entre le Maroc et le Niger en matière d’éducation.

Il a fait savoir, à cet égard, que le Maroc accorde plusieurs bourses aux étudiants nigériens pour poursuivre leurs études au Maroc, précisant qu’à ce jour le nombre des étudiants nigériens lauréats des Universités et établissements supérieurs de formation des cadres au Maroc frôle les 600.

Pour sa part, le ministre nigérien a fait savoir que sa visite vise à tirer profit de l’expérience du Maroc pour la mise en place des instituts de technologie dans son pays. A ce propos, il a qualifié ses entretiens avec M. Akhchichine de "fructueux et riches" et a salué l’excellence des relations unissant le Maroc et le Niger.

M. Sidikou Oumarou, arrivé samedi au Maroc pour une visite de travail qui se poursuivra jusqu’au 15 courant, devra visiter plusieurs établissements et instituts d’enseignement au Maroc, notamment dans les villes de Rabat, Marrakech et Settat.

Source : XINHUA

Niger : libération de deux journalistes détenus par la police
Posté par Touareg le 9/12/2007 10:12:39 (528 lectures)

Deux journalistes nigériens du bimensuel L’Enquêteur, accusés de diffamation et détenus depuis mardi par la police, ont été libérés vendredi sur ordre du parquet, a appris l’AFP

Le directeur de L’Enquêteur, Ibrahim Souley et son fondateur Soumana Maïga, étaient détenus sur plainte du ministre des Finances, Ali Lamine Zeine, s’estimant "diffamé" dans une série d’articles publiés le 19 novembre.

"Ils ont été libérés mais le procureur de la république leur a toutefois notifié que la procédure judiciaire poursuivra son cours normal", a expliqué à l’AFP, Boubacar Diallo, de l’Association des éditeurs de la presse indépendante (Anepi).

L’Anepi avait auparavant réclamé la libération des deux journalistes et "condamné énergiquement une énième violation de la liberté de la presse" par les autorités.

Deux autres journalistes, Moussa Kaka, correspondant de Radio France internationale (RFI), et Ibrahim Manzo Diallo, directeur du bimensuel Aïr-Info, sont détenus respectivement depuis le 26 septembre et le 9 octobre pour des complicités présumées avec les rebelles touareg très actifs dans le Nord.

Le parquet d’Agadez (nord) a entendu Ibrahim Manzo vendredi pendant près de trois heures, en présence de son avocat, Me Moussa Coulibaly.

C’est sa première comparution depuis son inculpation fin octobre.

Source : Le Monde et AFP

Niger : Les Touaregs en péril au Niger
Posté par Touareg le 30/11/2007 0:23:59 (747 lectures)

Iférouane, février 2007. Un groupe inconnu revendique une attaque contre les militaires nigériens. Le Mouvement des Nigériens pour la Justice (MNJ) est né. Depuis, les violences n’ont fait qu’augmenter : d’un côté, des prises d’otages (militaires) par le MNJ, de l’autre des exactions, avec notamment l’assassinat de trois vieillards par l’armée régulière en juin, et de nombreuses arrestations arbitraires. Depuis, un état d’urgence a été décrété à Agadès, les vols vers l’Europe interrompus, tandis qu’Iférouane, la ville du nord, est coupée du monde.

Depuis lors, le MNJ a tué une cinquantaine de soldats réguliers, et en a pris 70 en otages, pour la plupart confiés ensuite à la Croix-Rouge. La tension est encore montée d’un cran fin novembre avec l’envoi de colonnes de soldats dans le nord du pays. Mamadou Tandja, le président du Niger parvenu au pouvoir après un coup d’état en 1999 (mais élu en 2004) refuse de reconnaître le MNJ comme un mouvement rebelle, et traite ceux-ci de « bandits et de trafiquants de drogue ». Selon Issouf Ag Maha, un membre de la société civile touareg, Tandja a favorisé l’escalade de la violence. « Tandja dit aux populations du Sud que la Libye pactise avec les Touaregs pour s’emparer de l’uranium, que le MNJ complote avec Areva pour les mêmes raisons ».

Une géopolitique complexe, qui traduit les tensions pour le contrôle de richesses toujours plus grandes, et la dictature du clan présidentiel : le découpage du territoire et la vente illicite des permis miniers sont, d’après le MNJ, une preuve de plus de la corruption totale du régime, qui détournerait de l’argent à son seul profit. De fait, si le MNJ semble indirectement aidé par la Libye, Tandja compte sur ses appuis chinois, y compris pour tancer le monopole d’Areva, qui a dû augmenter les dividendes de l’uranium reversés au régime, la France pratiquant des prix allègrement « en-dessous » du marché. Areva a profité depuis les années 1970 du gisement d’Arlit sans que les populations civiles ne voient leur sort changer, et ce n’est pas les quelques emplois de gardiens ou de chauffeurs qui ont pu changer les choses : se pose d’ailleurs la question de l’éventuel impact sanitaire de l’activité minière sur ces travailleurs.

La conséquence immédiate de ce nouveau conflit, c’est aussi la répression pur et simple à l’égard des civils touaregs : par un décret spécial dit de « mise en garde » (en fait, d’état d’urgence) signé le 24 août, Tandja a donné tous pouvoirs à la police et l’armée à Agadez, où la population vit sous la peur des arrestations arbitraires. Des troupeaux ont été abattus. Les journalistes sont muselés, même à Niamey où tout débat en direct sur la situation à Agadez a été interdit. Le correspondant de RFI à Niamey continue d’être emprisonné. « On est en train de sacrifier une région, un pays », confie Issouf Ag Maha. « Autant mourir que de se faire humilier », lâche t-il, amer. Issouf a tout abandonné. Parce que ce n’est pas tant le peu de considération quant à la question posée sur l’avenir des Touaregs, que la réponse donnée – la violence arbitraire – qui l’on fait basculer, pacifiquement, aux côtés du MNJ. « Aujourd’hui, la situation est inextricable. Soit Tandja part, soit la violence va exploser » craint un observateur. Le MNJ semble lui donner raison puisqu’un récent communiqué, daté du 23 novembre, menace directement AREVA.

En tous cas, le pouvoir nigérien semble vouloir accélerer le processus de dépeçage du Sahara en vendant et/ou octroyant des permis d’extractation minière dans tout le nord-ouest du pays (au nord et à l’ouest d’Agadès), à différentes sociétés, anglo-saxonnes et chinoises. La carte de découpage des titres miniers, dont nous fournissons ici une copie , le prouve. Sur cette carte on lit le nom des entreprises auxquelles le pouvoir a concédé les permis miniers (en rouge, ceux octroyés, en bleu ceux « en demande ») sans consultation et/ou compensation pour les populations de nomades.

L’année dernière, nous avions quatre guides et chauffeurs pour nous accompagner dans le désert. Des nouvelles alarmantes nous parviennent de celui qui est resté à Agadez. Deux autres ont rejoint ou cherchent à rejoindre le MNJ.

Lisez l’intégralité de ce dossier Niger, les touaregs en péril dans Trek Magazine n°97, décembre 2007.

Carte de découpage des totres miniers, Niger Ouest sur : http://www.trekmag.com/Article/Geopolitique/251-sahara-les-touaregs-en-peril.html


Source : Trek Magazine

Niger : Le Niger se dote d’un centre national de lutte antiacridienne
Posté par Touareg le 21/11/2007 14:01:17 (546 lectures)

APA-Niamey(Niger) Le Niger envisage de se doter d’un Centre national de lutte antiacridienne (CNLA) ayant pour mission la surveillance et la lutte contre les criquets pèlerins sur toute l’étendue du territoire national,a appris APA lundi, de source parlementaire.

Un projet de loi portant création de ce centre a été adopté le week end dernier par le parlement nigérien.

Le Niger fait partie des pays les plus exposés à l’invasion acridienne avec le Mali, la Mauritanie et le Tchad.

La création du CNLA va permettre au Niger de bénéficier auprès de la Banque africaine de développement (BAD) « d’une enveloppe d’environ 1 million de dollars pour la période 2006-2009, dans le cadre de la mise en œuvre d’un programme dénommé EMPRES » indique un communiqué reçu lundi à APA.

« Le Niger a subi au cours de ces 20 dernières années, deux invasions du criquet pèlerin, en 1988 et 2004 et qui ont eu de graves conséquences sur les résultats des campagnes agricoles des années correspondantes » rappelle la même source.

La nécessité de disposer d’un instrument efficace de la lutte contre les criquets pèlerins se fait sentir pour ce pays depuis la restructuration de l’Organisation commune de lutte antiacridienne et antiaviaire (OCLALAV) qui a engendré au Niger, la création d’un centre national antiacridien (CNA) basé à Agadez, au nord.

« Depuis 1988, le CNA d’Agadez a pu assurer les opérations de surveillance et de lutte dans les aires de grégarisation du criquet pèlerin (Aïr et Tamesna » ajoute le communiqué.

Ce centre n’a pu, cependant, « apporter de réponse rapide contre les ravageurs et les maladies transfrontalières des animaux et des plantes », lors de l’invasion acridienne de 2004, prouvant ainsi la nécessité de la création d’une ligne de front chargée de la lutte contre le criquet pèlerin.

Le Mali, la Mauritanie et le Tchad, qui partagent avec le Niger le rang des pays les plus exposés à la menace et à l’invasion acridienne, disposent déjà d’une unité nationale chargée de la lutte antiacridienne.

DS/of/APA

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