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Mali : Mali : les otages d'al-Qaida sont en vie
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| Posté par Touareg le 27/9/2010 11:00:34 (387 lectures) |
Un émissaire malien affirme avoir vu les otages. L'Élysée a précisé, ce dimanche, que Paris est «ouvert à toute conversation».
Les sept otages enlevés au Niger sont en vie. «Je les ai vus, ils sont tous en vie», a annoncé lundi à l'Agence France-Presse une source malienne, généralement impliquée dans les négocations en vue de la libération. La veille, l'Élysée avait déjà assuré qu'il avait «toutes les raisons de penser que les otages sont en vie». Peu auparavant, un officier malien avait, lui aussi, affirmé que les prisonniers, aux mains d'al-Qaida au Maghreb islamique (Aqmi) depuis dix jours, étaient sains et saufs. Ils seraient retenus près de Timétrine, dans la région montagneuse de l'Adrar des Iforas, à l'extrême nord du Mali, non loin de la frontière algérienne. |
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Mali : Mali - Algérie : sécurité transfrontalière et lutte contre le terrorisme.
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| Posté par Touareg le 6/5/2009 21:47:49 (704 lectures) |
Depuis un certain temps, il existait des brouilles entre le Mali et l’Algérie au sujet de la sécurité transfrontalière dans les deux pays et de la lutte contre le terrorisme. Tout dernièrement notre pays était accusé à tort de duplicité dans la lutte contre les terroristes dans la bande sahélo-saharienne, et de complicité avec des groupes terroristes par un journal algérois proche du pouvoir.
En réponse à ces affirmations mensongères, la presse malienne ne s’est pas privée de dénoncer les manœuvres algériennes de soutien aux groupes armés Touareg tout en rappelant les efforts du gouvernent et surtout du chef de l’Etat dans la pacification de la zone. Ce rappel à l’ordre semble avoir produit des effets, puisque les autorités algériennes semblent avoir mis de l’eau dans leur vin. Du moins c’est l’interprétation que nous pouvons faire de l’acheminement par avion des matériels militaires venant d’Algérie à destination de notre pays. En effet, depuis la semaine dernière, les autorités algériennes désormais conscientes que c’est dans la concertation et la coopération militaire, et non dans une campagne de dénigrement, que la bande sahélo-saharienne peut connaître la paix, viennent d’octroyer au Mali un lot de matériels constitués d’armements militaires, de sacs de couchages pour les opérations spéciales, et du carburant destiné aux engins militaires. Ces matériels qui sont en cours d’acheminement permettront à l’armée malienne de renforcer ses capacités opérationnelles dans le cadre de la lutte contre l’insécurité dans le septentrion du Mali. Au total, c’est cinq rotations d’avion qui permettront de transporter l’ensemble des matériels.
Avec ce geste on peut espérer que les nuages se sont définitivement dissipés entre le Mali et son voisin algérien, deux pays obligés de s’unir pour combattre avec énergie le terrorisme, la contrebande et le trafic de drogue dans la vaste zone frontalière qu’ils ont en commun. Il faut rappeler que le Mali s’est toujours engagé dans la voie de la concertation et de la coopération. Pour preuve les nombreuses visites du ministre de la défense et des anciens combattants Natié Pléa à Alger. Ce dernier a évoqué lors de sa dernière visite avec le chef de l’Etat algérien, Abdelaziz Bouteflika, le renforcement de la coopération militaire entre les deux pays. Par ailleurs, il faut retenir que le Mali entend organiser une conférence internationale sur la paix et la sécurité dans la bande sahélo-saharienne. Cette conférence qui tient à cœur le président de la République Amadou Toumani Touré et reportée à plusieurs reprises, permettra de réunir les différents chefs d’Etat des pays traversés par la bande afin de discuter de la gestion concertée du problème d’insécurité et de terrorisme transfrontalier. En outre depuis quelques mois, l’accalmie règne dans le nord du Mali, l’armée ayant mis en déroute, au grand bonheur des populations, le plus opérationnel des groupes rebelles touareg, dont le chef est Ibrahim Ag Bahanga. La dernière opération en date c’est l’arrestation par les forces armées maliennes fin avril denier de quatre islamistes parmi lesquels figure un Algérien, proche d’un des leaders d’Al-Qaïda au Maghreb islamique qui retient en otages deux touristes européens.
Abdoulaye B. Sidibé
Nouvelle Libération
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Mali : Kairouan - Tombouctou : la traversée du Sahara
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| Posté par Touareg le 30/4/2009 20:18:33 (1189 lectures) |
Pour mieux comprendre les origines de « La Route » qui a relié pendant plus d’un siècle Kairouan à Tombouctou, il faudrait situer en premier lieu le rôle et la fonction réelle du dromadaire et Chameau dans les récits de voyages sahariens sans l’existence de cet animal qui dispose d’une capacité d’endurance exceptionnelle et d’un sens remarquable de l’orientation, le Sahara serait totalement inaccessible avant la mécanisation des moyens de transport.
En second lieu reconnaître aux arabes de l’époque une large connaissance de la signification du positionnement des étoiles, leur permettant d’identifier les itinéraires à parcourir dans cette immense mer de sable.
En troisième lieu, il faudrait contextualiser l’origine de cette « Route » dans le cadre de l’islamisation du Maghreb et du commerce dans la région sachant que les relations entre islamisation et commerce ont été extrêmement étroites. En effet ce sont les colonies commerçantes arabes musulmanes nomades qui une fois installées aux alentours de Kairouan ont cherché à élargir leur négoce et à transmettre la foi islamique à tous les territoires inconnues. Kairouan était alors à ses débuts un centre commercial et une capitale intellectuelle, ce que sera plutard Tombouctou.
Tous ces éléments restent finalement incomplets si on ne se réfère pas à l’anthropologie du nomadisme et son rôle fondamental dans le traçage des routes trans-sahariennes, ce qui explique en partie le brassage permanent entre nomades du Sud et nomades du Nord du Sahara.
En guise d’introduction à cette ébauche de recherche, je signale qu’il n’est imprudent à mon avis de considérer que les lieux entre le Maghreb et l’Afrique subsaharienne sont facilement identifiables à partir d’un regard chronologique linéaire parce qu’il s’agit d’une histoire qui s’étale sur une très longue durée couvrant un territoire immense et un espace culturel multiple et diversifié.
L'apport considérable des chroniqueurs arabes
Mais cette complexité n’exclut pas que ces deux régions africaines aient pu établir, rien que par le fait géographique, des relations notamment commerciale tout au long de l’histoire. Dans ce contexte, Abdallah Laroui remarque, à juste titre, dans son ouvrage, "l’histoire du Maghreb" « que l’erreur serait de noyer un problème chronologique déterminé dans un autre beaucoup plus vaste qui est du ressort de la géographie ». le Sahara supposé être une frontière infranchissable est, en fait, une zone peuplée, reliée par des pistes, des relais et des oasis. Le chameau y était présent selon plusieurs sources au premier siècle après J.C. et les traces des nomades transsahariens remontent aux peintures rupestres. Je dirai même que les populations des rives nord et sud du Sahara n’ont jamais été totalement séparées. En tout cas, le métissage qui a pu donner naissance à une ethnie maure (intermédiaire) confirme en partie cette hypothèse.
Par ailleurs, d’autre signes tels que : l’expression musicale, le mélange de certains dialectes, l’appropriation de coutumes culinaires communes rendent plausible l’existence de ces lieux ancestraux entretenus par les populations pastorales et nomades.
Cependant la majorité des historiens, sans exclure l’existence des relations commerciales transsahariennes puniques et romaines, notamment, considèrent que la Sahara ne devint une terre de liaison permanente d’une manière visible et lisible qu’à partir des VIIIème et IXème siècle.
Cette période marque l’avènement de l’expansion de l’Islam. au Maghreb, La fondation par les Arabes musulmans de la ville de Kairouan (50-69/670-688) constitue le début d’une longue épopée d’islamisation de l’Afrique Subsaharienne qui s’est prolongée jusqu’à la période coloniale et les liens continus entre le Maghreb et l’Afrique de l’ouest se sont multipliés depuis.
En effet, depuis quatorze siècle environ les contacts sont quasi permanents. L’historiographie de cette épopée est en grande partie connue grâce aux chroniqueurs arabes qui ont sillonné la région entre le Xème et le XIVème siècle. Les connaissances et les observations rassemblées par ces derniers restent aujourd’hui encore une référence fondamentale dans la perception historique de ces relations.
D’autres voyageurs européens ont, également, apporté des témoignages riches en information sur le mode de vie, les traditions, l’histoire de toute la région
Par Ridha Tlili
leaders.com.tn |
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Mali : Mali : investissements libyens massifs
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| Posté par Touareg le 26/4/2008 11:56:28 (1636 lectures) |
Le Mali est subitement devenu la destination privilégiée de l’investissement libyen en Afrique de l’Ouest dans l’agriculture l’hôtellerie, la banque.
C’est tout d’abord le secteur de l’agriculture qui bénéficie de cette manne financière par le biais de la société mixte Malibya. Dirigée par Bachir Saleh, le directeur de cabinet du guide de la Révolution libyenne, et doté d’un capital de 56 milliards de francs CFA (environ 85 millions d’euros), Malibya est en train d’aménager 100 000 hectares de terres sur le site de l’Office du Niger au sud du pays. L’objectif principal, est la satisfaction des besoins alimentaires d’un pays qui compte aujourd’hui quelque 13 millions d’habitants. Au terme du mandat du président Amadou Toumani Touré qui expire en 2012, le Mali a l’ambition de devenir le grenier de l’Afrique de l’Ouest. Avec à la clé des productions phares de riz, de maïs et de mil. Ce grand projet va permettre la création de 2500 emplois. L’office du Niger qui occupe un million d’hectares de terres cultivables espère ainsi, avec l’appui de la coopération libyenne, porter la vision du chef de l’Etat malien par l’intermédiaire de Malibya.
Au terme du mandat du président Amadou Toumani Touré qui expire en 2012, le Mali a l’ambition de devenir le grenier de l’Afrique de l’Ouest.
Les afriques |
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Mali : Tombouctou - la modernisation côtoie la tradition
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| Posté par Touareg le 11/1/2008 11:27:29 (1095 lectures) |
La Cité Mystérieuse présente aujourd’hui une physionomie mixte avec au total un ensemble reluisant qui attire beaucoup. D’ailleurs, de nombreux visiteurs parmi lesquels des touristes venus de différents coins du monde tombent sous le charme de Tombouctou.
« Tombouctou à jamais merveilleuse » ! Telles sont les appréciations d’un touriste allemand qui a été émerveillé par la Cité des 333 Saints après une visite minutieuse de la ville. Il n’avait absolument pas tort, car Tombouctou garde son mystère d’antan avec toujours des histoires et des sites antiques, qui donnent de quoi rêver à un visiteur.
De la mosquée Djingarey Ber au site Gordon Laing en passant par les tombeaux des saints et le musée local, les étrangers ne manquent vraiment pas d’informations et d’objets fascinants à se mettre sous la dent. Avec sa construction atypique en banco et les bois qui la soutiennent, l’attrayante mosquée Djingarey Ber, qui « peut contenir 1000 fidèles » demeure l’une des grandes attractions des visiteurs.
Son fonctionnement et sa fréquentation peuvent aussi faire l’objet de questions. « Toute la ville de Tombouctou se retrouve ici pour la grande prière de vendredi au cours de laquelle des séances de bénédictions ont lieu », a informé un guide touristique. Et d’ajouter que l’imamat est héréditaire. « L’imam vient de la famille Aissati. Ben Aissati, qui a succédé à son père dirige maintenant la prière à la mosquée ».
Du mystère, il y en a aussi au musée. Là-bas, se trouvent le socle de la ville avec le puits, la puisette et la case de l’un des premiers habitants de Tombouctou, qui signifie d’ailleurs « puits de la vieille ». On y retrouve aussi des pierres taillées, des condiments antiques, des parures dont font partie des bijoux. « A Tombouctou, les bijoux sont très expressifs et varient en fonction de l’appartenance ethnique, de l’origine sociale et du statut de la femme », a commenté la conservatrice des lieux. Double visage
Les manuscrits sont aussi variés et anciens à Tombouctou. Ils datent du 10e au 20e siècle. Mais, c’est le règne de la précarité tant leurs conditions de conservation sont problématiques dans la mesure où certains doivent être maintenus à des niveaux de température pas tout le temps disponible. Pis, des manuscrits maliens sont encore à l’extérieur. « Ahmed Baba a fait 74 manuscrits, dont 54 quand il était en exil au Maroc. Mais, 4 manuscrits sont toujours au Maroc et les autorités ne les ont pas réclamés », regrette Bouya Haïdara, archiviste à l’Institut des hautes études et de recherches islamiques Ahmed Baba de Tombouctou avant d’ajouter que certains d’entre eux se trouveraient en Afrique du Sud.
La Cité Mystérieuse garde donc son mystère tout en se modernisant. En effet, Tombouctou est en train de prendre des allures d’une grande ville. Des monuments, des hôtels, des projets de construction des routes et même l’aéroport font de Tombouctou une grande ville en devenir. Et dire que même la nuit, la ville est animée avec des soirées entre autres sénégalaises et des boîtes de nuit prêtes à assouvir les férus de la danse.
C’est tout ce qui a fait dire à un visiteur qu’« avec toute cette ambiance de voitures, de motos Djakarta et de gens qui passent devant mes yeux, j’ai l’impression d’être dans une grande ville ». Content d’entendre ces propos, le gérant d’un hôtel de la place a continué : « Tombouctou n’a rien à envier à ce que vous appelez grande ville car elle a aussi ses armes comme vous venez d’en citer ».
Ce double visage de Tombouctou, à savoir la modernité et l’ancienneté, fait de la Cité des 333 Saints une ville plus passionnante à découvrir.
Ogopémo Ouologuem |
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Mali : Le 3ème Forum du Tourisme solidaire aura lieu au Mali
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| Posté par Touareg le 24/12/2007 18:39:25 (951 lectures) |
Paris, France (PANA) – Bamako, la capitale malienne, a été choisie pour accueillir, dans la deuxième quinzaine d’octobre 2008, le 3ème Forum international du Tourisme solidaire (FITS), a appris jeudi à Paris la PANA, de source officielle.
Selon le Comité de pilotage du FITS, la désignation du Mali comme hôte du forum est intervenue à l’issue de sa dernière réunion tenue à Paris.
Organisé par des ONG avec le soutien des gouvernements malien et français, le 3ème FITS entend sensibiliser les Etats et le public sur les spécificités du tourisme solidaire tout en favorisant les échanges d’expériences et d’idées sur ses enjeux.
Le Forum de Bamako devrait également permettre la mise en réseau des opérateurs locaux du tourisme solidaire en liaison avec les organismes des pays émetteurs.
Conçu sur le modèle du commerce équitable, le tourisme solidaire se veut plus respectueux des normes environnementales et des coutumes des populations des pays d’accueil. Il enregistre un taux de croissance important chaque année, notamment parmi les populations déçues par les travers du tourisme traditionnel.
Après les premières éditions à Marseille (France, 2003) et Mexico (Mexique, 2006), le 3ème Forum du tourisme solidaire de Bamako devrait être l’occasion d’un bilan d’étape et d’une analyse des perspectives pour les prochaines années.
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Mali : L’INSA et Rhône-Alpes au secours des manuscrits de Tombouctou
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| Posté par Touareg le 16/12/2007 11:29:52 (975 lectures) |
L’INSA de Lyon participe avec le soutien de la Région, au sauvetage par numérisation, de milliers de manuscrits conservés depuis des siècles à Tombouctou. Mais il faudra pour réaliser ce travail parfois dans des localités très éloignés, apporter aussi l’énergie. Le photovoltaïque permettra d’alimenter des ordinateurs auxquels s’initieront les habitants.
Au quinzième siècle, Tombouctou, aujourd’hui au Mali, est une des capitales de la connaissance et de la culture. Vingt cinq mille étudiants fréquentent la ville qui est un centre commercial important, mais aussi un centre culturel où sont conservés entre 180 000 et200 000 manuscrits. Conservés par la sécheresse, et par un climat désertique qui a écarté les courants commerciaux de la ville pendant des siècles, les manuscrits sont
Depuis quelques mois restaurés avec l’aide de chercheurs de l’INSA de Lyon, et de la Région Rhône-Alpes
Ils ont été sauvés en quelques sorte par le climat. La sécheresse de la région de Tombouctou a offert un environnement sain pour ces supports fragiles papier, de parchemin, de peau de chamelle. Le climat désertique a écarté les grandes voies de circulation de Tombouctou. ET surtout, les propriétaires des manuscrits, des familles, les ont préservés pendant des générations, serrés dans des malles, des coffres, des greniers.
Les manuscrits de Tombouctou concentrent une partie de la richesse de la culture afro-musulmane. Ils contiennent des textes consacrés aux arts, aux sciences naturelles, à la pharmacopée, à l’astronomie, aux mathématiques, au commerce, à la politique, à la musique. Certains manuscrits sont vieux de près de dix siècles et ont voyagé, venant de Tolède, d’Agadir, de Tolède, de Fès ou du Moyen-Orient.
Depuis plusieurs années l’Etat malien a entrepris de sauver ce patrimoine aujourd’hui menacé par l’avidité d’acheteurs potentiels, et par les besoins que pourraient avoir certaines familles de se procurer des moyens financiers. En 1970, l’Etat malien a créé un centre de recherche et de conservation pour ces ouvrages conservés dans des bibliothèques privées, ou dans cinq bibliothèques de la ville de Tombouctou.
Mais la tâche est colossale, pour inventorier, protéger, transcrire ces textes.
La Région de Tombouctou a élaboré un projet déjà lancé de conservation, de recherche sur les techniques de rédaction des manuscrits.
Pour aller plus loin, une coopération a été lancée dans le cadre des liens qui existent depuis vingt ans entre Rhône-Alpes et la sixième région du Mali, dans les domaines sanitaires, administratif. L’INSA de Lyon a décidé de participer à la numérisation des manuscrits, avec une aide de 100 000 euros de Rhône-Alpes.
Le Laboratoire d’Informatique en Images et Systèmes d’Information, le LIRIS, est un unité mixte, INSA, Ecole Centrale de Lyon, CNRS, Universités Lyon 1 et Lyon 2.
La coopération a démarré et doit se dérouler en trois étapes.
La première étape est un état des lieux, avec la création d’un portail web, des accords avec les détenteurs des manuscrits. La deuxième étape est le lancement de l’inventaire et l’élaboration d’un catalogue, avec des chercheurs de l’Université Pierre Mendès France de Grenoble et de l’Université Lyon 3. Cette étape sera réalisée avec la société lyonnaise Ever Team, premier éditeur européen de solutions intégrées de gestion de contenu.
La troisième étape sera la numérisation, avec le lancement d’une recherche sur le contenu. Mais pour le moment, explique Hubert Emptoz, enseignant et chercheur en informatique à l’INSA, il faudra apporter de l’électricité pour les appareils de numérisation. Le photovoltaïque au secours des manuscrits.
Michel DEPROST Enviscope |
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Mali : Visite du président Touré en Algérie
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| Posté par Touareg le 28/11/2007 9:35:17 (1194 lectures) |
La confirmation d’un partenariat stratégique - Les deux chefs d’État ont beaucoup parlé du développement d’un Septentrion malien apaisé et du renforcement de la sécurité dans la bande sahélo-saharienne.
Dans le cadre des rencontres périodiques entre notre pays et la République algérienne démocratique et populaire, le président de la République Amadou Toumani Touré a effectué une visite d’État de quarante huit heures le week-end dernier à Alger. Cette visite qui intervient après celle de 2003 a été l’occasion pour les présidents Touré et Bouteflika de réaffirmer leur volonté commune de revigorer le partenariat stratégique qui lie les deux pays et leur conviction que les conditions économiques et institutionnelles dans les deux pays sont à même de promouvoir l’initiative, l’innovation et l’esprit d’entreprise. C’est pourquoi au cours des différents tête à tête qui ont réuni Amadou Toumani Touré et Abdel Aziz Bouteflika, ceux-ci ont examiné les différents axes de coopération et réaffirmé leur convergence de vues sur les questions politiques au niveau régional et sous-régional. Ils ont ainsi étudié les conclusions de la dixième session de la commission mixte de coopération tenue à Bamako en octobre dernier. Cette rencontre avait identifié des actions prioritaires dans les domaines économiques, sociaux et sécuritaires de nature à imprimer une dynamique nouvelle à la coopération bilatérale.
FILIÈRES PORTEUSES : Le chef d’État s’est aussi entretenu avec son homologue algérien des questions liées à l’éducation. Amadou Toumani Touré a souhaité la possibilité pour les étudiants maliens de s’inscrire dans des filières porteuses liées, par exemple, à l’industrie minière et aux hydrocarbures. L’Algérie a promis de participer activement au développement des régions Nord du Mali en réalisant notamment des forages, des routes, des infrastructures scolaires. Le chef de l’État a également évoqué avec son hôte la mise en œuvre de l’accord pour la restauration de la paix, de la sécurité et du développement dans la région de Kidal.
Cet accord recense toutes les préoccupations du septentrion tels que le désenclavement, la recherche de solution au problème de l’eau, l’éducation et la santé etc. Abdel Aziz Bouteflika et Amadou Toumani Touré ont discuté des possibilités de ravitailler les régions nord en produits pétroliers et gaziers. Ils se sont longuement entretenus de la coopération militaire entre les deux pays, notamment dans le domaine de formation d’agents de la police, de la gendarmerie ainsi que de l’Armée de l’air dans les écoles algériennes de formation militaire.
Le président Bouteflika a insisté sur la tenue régulière des réunions des mécanismes bilatéraux en charge des questions liées du développement de la zone frontalière commune et sur la nécessité d’instaurer un climat de paix et de sécurité dans cette zone. L’Algérie, a-t-il indiqué, pour avoir subi les affres du terrorisme, réalise mieux que quiconque le danger et les menaces qui pèsent sur la paix et la sécurité dans le Nord Mali. "Nous sentons comme une marque de confiance renouvelée le recours du Mali à l’Algérie pour l’aider dans des efforts pour renouer le dialogue, lever les malentendus et consolider l’unité et la sécurité du Mali", a assuré le président algérien.
Abdel Aziz Bouteflika s’est dit prêt à apporter le concours de son pays à l’initiative du président Touré de réunir un sommet des pays du voisinage consacré à l’examen des questions de sécurité dans la bande sahélo-saharienne que s’étend de la Mauritanie à la Libye. Cette zone est aujourd’hui le théâtre d’un trafic florissant de cigarettes, d’armes et de drogue. Elle sert de planque à des malfaiteurs et de plaque tournante à l’immigration clandestine. Pour le président Touré aucun pays seul ne peut venir à bout de cette menace transfrontalière. C’est pourquoi le Mali a proposé de réunir cette rencontre d’experts pour dégager les solutions propres à endiguer le phénomène. Le thème de cette conférence, a indiqué le président Touré durant un entretien avec la presse, sera axé sur les principales préoccupations de cette partie du continent que sont la paix, la sécurité et développement dans la bande sahélo-saharienne.
DES COMPTOIRS ET DES ACCORDS : En marge de ces discussions au sommet, une rencontre a regroupé autour des présidents Touré et Bouteflika, les experts des deux pays sur les conclusions de la dixième session du comité bilatéral frontalier. Au terme de cette rencontre, les ministres des Affaires étrangères du Mali et d’Algérie ont signé le procès-verbal de cette session du comité bilatéral frontalier.
Dans ce document d’une vingtaine de pages, les deux parties conviennent de l’ouverture d’un comptoir commercial à Kidal, Gao et Tombouctou. Notre pays s’engage à appuyer l’Algérie dans ses négociations avec l’Uemoa pour la conclusion d’un accord de commerce et d’investissement.
Les deux parties ont décidé de mettre l’accent sur l’information douanière pour combattre la fraude et la contrebande dans la zone frontalière. Il a été convenu de développer le tourisme, l’artisanat, l’échange de bourses d’études et de jumelage, la coopération sanitaire, la coopération dans le domaine des transports, de l’éducation, de l’agriculture, etc. Le Mali a obtenu du partenaire algérien la recherche de voies et moyens pour approvisionner les régions Nord en produits pétroliers. Il a sollicité de l’Algérie son appui pour le développement de l’agriculture oasienne et le financement de projets de réalisation de palmeraies de référence à Gao, Tombouctou, Kidal.
Dans le domaine sécuritaire, les deux parties ont convenu de la mise en place de mécanismes de contrôle de véhicules à la frontière, de l’intensification de la lutte contre les groupes terroristes, du démantèlement de réseaux de contrebande ainsi que de la neutralisation des réseaux de soutien aux groupes terroristes. Les deux parties ont examiné les possibilités de réaliser la cartographie de la bande frontalière, l’inspection et la densification des bornes frontalières.
Envoyé spécial
B. COULIBALY
Source : L'Essor |
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Mali : Visite du président malien en Algérie
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| Posté par Touareg le 23/11/2007 12:43:49 (1225 lectures) |
Visite du président Touré en Algérie : la ligne de la confiance, l’esprit de la solidarite
Visite du président Touré en Algérie : LA LIGNE DE LA CONFIANCE, L’ESPRIT DE LA SOLIDARITE l’Essor n°17081 du - 2007-11-23 08:00:00 Maliens et Algériens entretiennent un partenariat multiforme basé sur le partage des mêmes intérêts
Le président de la République, Amadou Toumani Touré entreprend à partir de demain une visite de travail de deux jours en Algérie à l’invitation de son homologue algérien Abdel Aziz Bouteflika. La visite du chef de l’État intervient un mois après la tenue à Bamako, de la dixième session de la Grande commission mixte de coopération qui a passé en revue la coopération économique, culturelle, scientifique, technique et sécuritaire entre les deux pays. L’on ne se lassera jamais de le dire : le Mali et l’Algérie, liés par l’histoire, la géographie et la culture, entretiennent d’excellentes relations de coopération politique et économique, depuis leur accession à l’indépendance. De nombreux accords et traités existent entre les deux parties depuis des décennies. Plus récemment, grâce à la facilitation algérienne, le gouvernement et l’Alliance du 23 mai pour la démocratie et le changement ont signé « l’Accord d’Alger pour la restauration de la paix, de la sécurité et le développement dans la Région de Kidal>>. C’était le 4 juillet 2006 dans la capitale algérienne. Cet accord a permis un dénouement pacifique de la crise. Depuis, le partenaire algérien s’investit pour consolider la paix et la sécurité dans le nord du pays et offrir les conditions d’un développement durable au bénéfice de toutes les populations, dans le respect de l’intégrité territoriale et des institutions de la République. Alger s’est officiellement dit prêt à accompagner toutes les initiatives de paix et développement dans le Nord.
A l’occasion de la visite du président Touré, Maliens et Algériens tenteront d’insuffler un nouveau dynamisme à ces relations bilatérales particulièrement dans le domaine sécuritaire. Ce pour prévenir et lutter contre le crime organisé et la criminalité transfrontalière à un moment où des bandits armés détiennent encore des otages enlevés dans la Région de Kidal.
L’Algérie et le Mali ont convenu en octobre dernier à Alger à l’occasion de la réunion de la commission militaire de renforcer la coopération et la concertation entre les autorités locales frontalières ainsi que dans le domaine de la lutte contre l’émigration clandestine et le crime organisé. Ils ont pris l’engagement de sécuriser la zone frontalière et de développer des échanges commerciaux frontaliers. C’est pourquoi les deux pays ont signé un accord de coopération pour le renforcement de la sécurité le long de la frontière commune de plus de 2500 kilomètres. Ils ont relevé les résultats positifs obtenus dans les différents domaines, notamment le développement du troc frontalier, la solidarité dynamique et constante dans la lutte antiacridienne et la poursuite de la réalisation du projet de "Route transsaharienne" sur les territoires des deux pays. Au delà de la coopération militaire et technique, l’Algérie consent en faveur de notre pays d’importants efforts dans le domaine de l’enseignement supérieur et de la recherche scientifique. Les deux parties ont récemment convenu d’étendre la coopération aux domaines de la recherche et des relations inter-universitaires ; de préciser pour chaque filière de bourse offerte, le niveau exigé pour entreprendre la formation, la durée de la formation et le niveau du diplôme de fin d’études ; de mettre à la disposition de notre pays des formateurs ou d’assurer la formation des formateurs maliens.
Sur le plan économique, un accord a été conclu pour le renforcement de la coopération en matière de tourisme à travers la formation et la promotion touristique. Des voies ont été explorées pour promouvoir l’agriculture oasienne dans le septentrion malien. Il a été décidé d’organiser un échange de délégations d’opérateurs économiques sous l’égide des chambres de commerce et d’industrie des deux pays, au cours de l’année prochaine. Les deux pays ont également convenu de signer un programme d’échange culturel en matière de patrimoine culturel et historique, d’échanger des programmes d’animation culturelle et de formation culturelle. Le président République s’attachera avec son homologue algérien à renforcement le dialogue politique dans la perspective d’un partenariat véritable basé sur des relations confiantes, fortes et solidaires, c’est-à-dire mutuellement bénéfiques.
B. COULIBALY
Source : L'Essor |
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Mali : Grand reportage à Kidal : Trois mois, après les attaques de Bahanga
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| Posté par Touareg le 19/11/2007 12:33:27 (1116 lectures) |
Au mois d’août dernier, Ibrahim Ag Bahanga, qui n’en était pas à son premier coup, s’attaquait à une mission du ministère de l’agriculture présente dans la région de Kidal dans le cadre de la lutte acridienne. Les agents de cette mission et certains gardes et gendarmes, chargés de l’escorte, sont enlevés.
Bahanga venait de se signaler à nouveau à l’attention de l’opinion nationale et internationale, en rompant unilatéralement l’Accord d’Alger conclu, le 4 juillet 2006, entre les autorités maliennes et l’Alliance du 23 mai pour le changement. Par la suite, l’attaque du poste militaire de Tinzawaten et le siège organisé par le bandit autour de cette localité frontalière avaient fait planer le risque d’une reprise des hostilités à Kidal. L’armée, à la suite d’une opération d’envergure, a finalement desserré l’étau autour de Tinzawaten, qui est totalement sous contrôle des éléments des forces armées et de sécurité.
A Kidal, le calme règne désormais. En vue d’informer ses lecteurs et l’opinion sur la situation qui prévaut dans la cité de l’Adrar des Iforas, l’Aube a initié un grand reportage. Outre les citoyens, notre envoyé spécial a rencontré les élus, les notabilités et le commandant des opérations militaires, le colonel El Hadj Gamou, qui, pour la première fois, se prononce sur la situation sécuritaire, le cas Bahanga et les opérations militaires en cours à Tinzawaten. Reportage.
L’Accord d’Alger signé le 04 juillet 2006 avait ramené le calme à Kidal. Mais, en août dernier, Ibrahim Bahanga, à la tête d’une bande armée, est entré en action dans la zone de Tinzawaten. Il venait de rompre le calme en poussant l’outrecuidance jusqu’à prendre en otage des militaires et à poser pour la première fois dans notre pays, des mines. Ces explosifs de guerre, utilisés dans les pays en situation de guerre ouverte, n’avaient jamais servi dans les différentes crises touarègues dont la dernière, de l’avis des Kidalois, n’engage qu’une petite partie de cette communauté.
Trois mois après ces événements, le constat est bien là, et atteste que le pire a bel et bien été évité à Kidal dont le sol a été miné en différents endroits par les bandits qui s’étaient retirés dans la localité de Tinzawaten, à 320 kilomètres de la localité de Kidal.
Les opérations militaires déclenchées par l’armée et les forces de sécurité ont permis de rétablir l’ordre dans le secteur de Tinzawaten. Depuis plus d’un mois, Bahanga et ses hommes ont été contraints d’abandonner le terrain et se sont repliés vers le territoire algérien. Depuis, l’accalmie règne désormais sur le terrain. L’ordre est rétabli à Tinzawaten. Et Kidal retrouve le calme et un climat de sécurité. Le tout sous une forte présence militaire qui rassure les populations.
La quiétude, une réalité à Tinzawaten
Face à la gestion de ces tristes événements, il convient aujourd’hui de saluer les autorités maliennes dont la sagesse et l’ouverture d’esprit ont permis d’éviter le pire à notre pays. « C’est une affaire que nous allons gérer avec la raison et non avec le cœur » avait, en son temps, soutenu le chef de l’Etat. Avec la lucidité qu’on lui connaît, Amadou Toumani Touré, avait invité les Maliens à faire la part des choses et à ne point s’attaquer injustement à leurs frères touaregs qui n’ont été mêlés ni de près, ni de loin à cette attaque armée.
A l’occasion du siège de Tinzawaten, les populations civiles vivant dans la localité avaient fuit pour échapper aux combats nourris ayant opposé les éléments de l’armée aux bandits. Après cette épreuve de force qui a abouti à la reprise de Tinzawaten par l’armée, les populations sont revenues habiter leurs hameaux ; nous a confié un officier de l’armée, haut placé dans la hiérarchie de commandement des éléments déployés à Tinzawaten.
Selon les informations fournies par ce chef militaire, les combats pour la libération de la zone, ont été acharnés. Mais la situation s’est stabilisée depuis un certain temps et la confiance s’est réinstallée entre les populations et les militaires, qui vivent actuellement en parfaite symbiose. Les militaires ne constituent plus pour les habitants de Tinzawaten une source de peur, mais, bien au contraire, leur présence apporte, à ceux-ci, davantage de sécurité et d’assurance, a dit l’officier. Celui-ci a par ailleurs apprécié le bon comportement des forces armées. Un comportement basé sur le respect strict des consignes, et qui a permis de faire rétablir très vite la quiétude dans la zone. « La situation à Tinzawaten est actuellement sous parfaite maîtrise grâce aux patrouilles militaires qui sillonnent toute la zone jusqu’à la frontière algérienne », a-t-il conclu.
Tous, pour la paix
Aucune action de longue portée n’est possible dans une situation de crise. C’est du reste l’analyse que les populations kidaloises font de la crise. Cette crise, selon les kidalois, est la principale cause de la cherté de la vie aujourd’hui à Kidal ; une ville qui vit sous une forte pénurie justifiée par le départ précipité de nombre de projets de développement.
« Notre souhait le plus ardent, est qu’on trouve une solution définitive à cette crise et à la question des otages » confie Harouna Maïga, un jeune commerçant dont la boutique se situe au centre ville. C’est à quelques mots près, le même sentiment d’un autre passant qui estime que « cette situation de pénurie risque de perdurer aussi longtemps que Bahanga et ses hommes resteront blottis dans la brousse ». Une situation qui, de son avis, n’offre pas suffisamment de garantie pour les partenaires.
Même si l’activité économique a repris à Kidal, il faut reconnaître que ce n’est pas sans grande difficulté. En effet, les populations trouvent très excessifs les prix des produits, notamment les denrées de première nécessité. Une flambée qui motive actuellement une certaine prise de conscience des populations. Celles-ci commencent à chercher les vraies raisons de cette crise.
Mobilisation générale
« Seule la question des otages, toujours en suspens, cause cette situation qui est la suite logique du départ de Kidal de la plupart des projets et Ong de développement », analyse de son coté Sidi Ag Abdallah, enseignant à Kidal.
En plus de cet aspect économique, il faut reconnaître que les populations de la zone, habituées à circuler librement, sont aujourd’hui à bout. Les contrôles systématiques des passagers entrant dans la ville ou en partance pour une localité relevant de la circonscription de Kidal, sont autant de signes de malaise que les populations veulent voir cesser. C’est pourquoi, cette situation d’insécurité, imposée ici par le rebelle Bahanga est, pour la plupart des habitants, une situation qui ne doit plus perdurer. C’est la raison principale de la multiplication depuis un certain temps des initiatives tendant à trouver une issue définitive à la crise. Le premier signe annonciateur de cette aspiration des populations a été la tenue, en début du mois d’octobre dernier, d’une grande assemblée générale. Elle a regroupé toutes les sensibilités de la communauté touarègue. Au centre des échanges, la libération des otages et l’accélération du processus de déminage de la zone de Tinzawaten. Lors de cette assemblée très suivie, les participants ont fustigé le comportement du rebelle avant de l’inviter à regagner l’ordre républicain.
Après la tribu des Kounta, les députés des quatre cercles de Kidal ont rejoint le mouvement. Dans une démarche purement interne, ils se sont concertés pour toucher Ibrahim Bahanga et le faire revenir à la raison. C’est le principal message qu’ils ont chargé dernièrement Iyad Ag Ghaly de porter à la connaissance du rebelle qui était sur le territoire algérien où il s’était retiré depuis que l’accrochage à Tinzawaten avec l’armée a tourné en sa défaveur.
Dans un entretien sur place à Kidal, Mohamed Ag Intalla et Mohamed Ag Bibi, respectivement député élu à Tin Essako et à Abeïbara, nous ont fait part de leur ferme engagement aux cotés des autorités maliennes afin d’obtenir la libération inconditionnelle des otages. Pour ces députés, qui ont la particularité d’être tous deux de la même communauté que le rebelle Bahanga, c’est-à-dire de la tribu minoritaire des Ifoghas, l’heure est désormais à la prise de conscience et au retour de la paix et de la stabilité dans leur région.
« Même si Bahanga exige encore le retrait des militaires de la zone de Tinzawaten avant de procéder à la libération des otages, notre conviction, qui est aussi celle de toute la communauté touarègue, est que cette libération doit se faire dans les plus brefs délais et sans aucune condition préalable », a indiqué l’élu d’Abeïbara. Pour lui la création récente d’une commission pour la réconciliation et la stabilité procède de la volonté des élus des quatre cercles de formaliser entre eux un cadre de concertation leur permettant d’identifier tous les voies et moyens permettant de vaincre la résistance de Bahanga et de le faire revenir à la raison. La jeunesse donne de la voix
Au finish, ce qui reste constant, c’est qu’il n y a rien de durable sans paix et sans l’accompagnement de la jeunesse, qui représente l’avenir et le devenir d’une nation. Kidal, dans ce contexte, ne saurait constituer une exception. Et, à la grande satisfaction de toute la population de Kidal, les jeunes viennent également de donner leur caution à la paix. L’initiative a été prise à la faveur d’une conférence régionale sur la paix qu’ils ont tenue à Kidal le dimanche 11 novembre dernier, en présence aussi des jeunes de la campagne. Le thème retenu « Jeunesse et paix : quel enjeu pour la région de Kidal ? » a été jugé opportun par beaucoup en raison de son lien étroit avec la situation particulière dans la région. Une région qui a aujourd’hui un besoin fort de paix et de stabilité pour amorcer sa croissance économique et sociale.
L’un des challenges que le bureau du conseil régional de la jeunesse a relevé, c’est sans doute la qualité des conférenciers qui comprenaient des personnalités bien imprégnées de la question sécuritaire dans la région. C’est le cas notamment du colonel Dembélé qui a été mis à contribution par les jeunes pour traiter de ce thème sous ces différentes facettes.
Pour les différentes autorités administratives et communales présentes, cette conférence marque aussi une nouvelle orientation dans le retour de la paix et de la stabilité à Kidal.
« On ne construit pas un pays en engageant tous ses fils dans les forces armées » a martelé le représentant du gouverneur de Kidal, Mohamed Coulibaly qui présidait la cérémonie d’ouverture de la conférence. Aux jeunes, il a rappelé qu’ils sont l’avenir du pays et de Kidal, qui a aussi un énorme besoin en enseignants, médecins, ingénieurs…
Comme pour donner leur caution à cette belle initiative des jeunes, les députés des quatre cercles étaient également présents à la cérémonie d’ouverture de la conférence qui a été une franche occasion de communication entre autorités de Kidal et les jeunes qui avaient beaucoup de revendications à formuler, notamment en matière d’emplois. C’est ainsi qu’au nom de ses camarades, Chegaly Ould Al Arby, le président du conseil régional des jeunes de Kidal a insisté sur l’important rôle que doivent jouer les jeunes dans la consolidation de la paix. Mais, pour que les fondements de cette paix soient très solides, a-t-il conseillé, il faut que le taux de chômage des jeunes de Kidal qui est actuellement de 90%, soit revu à la baisse.
Des revendications jugées opportunes par le représentant du gouverneur qui a informé les jeunes des bonnes perspectives qui s’offrent à leur région dans le cadre d’un meilleur accroissement de l’emploi des jeunes. La mise en œuvre de ce programme a déjà commencé avec le financement étatique d’une formation professionnelle au profit des 220 jeunes anciens combattants de l’Alliance du 23 mai. Cette initiative s’inscrit dans le cadre de l’application de l’Accord d’Alger. Elle est le début d’un vaste programme qui devra bientôt voir le jour dans le cadre de l’emploi des jeunes, de la relance des activités économiques de la localité. Toutes choses qui s’inscrivent dans l’objectif global du développement de la région de Kidal qui reste aujourd’hui un idéal pour les pouvoirs publics.
Oumar Diamoye
Source : L’Aube |
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Mali : Paix à KIDAL : La jeunesse s’implique
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| Posté par Touareg le 15/11/2007 11:51:39 (1180 lectures) |
Sur initiative du Conseil régional de la jeunesse de Kidal (CRJ), s’est tenu, dimanche dernier à Kidal, et pour la première fois dans cette localité, une conférence régionale sur la paix destinée à sensibiliser la jeunesse kidaloise sur son rôle dans le retour de la paix et de la stabilité dans la région. C’était sous la présidence du conseiller aux affaires administratives et juridiques du gouverneur de la région, Mohamed Coulibaly.
Plusieurs responsables administratifs et politiques de la région (le préfet du cercle de Kidal, le président du conseil de cercle, les députés des quatre cercles, les directeurs des services régionaux, …) et de la société civile étaient à cette conférence qui a relevé le pari de la mobilisation. Les jeunes, filles et garçons, de la ville et de la campagne ont massivement répondu à l’appel de la coordination régionale des associations, mouvements et organisations des jeunes de Kidal.
On pouvait lire sur des banderoles, à l’entrée et à l’intérieur du Motel « Le Krutel » qui a abrité la conférence « Rencontre régionale sur la paix » et « Les jeunes se mobilisent pour la paix ».
Le Conseil régional des jeunes de Kidal a toujours existé mais est resté longtemps plongé dans l’inertie, nous confie un membre du nouveau bureau qui justifie cette conférence par la décision du bureau de redynamiser le Conseil et de faire autrement les choses.
« Ce jour consacre un nouveau tournant dans les mentalités à Kidal » chuchotait un participant à son voisin.
Après l’intervention très applaudie du secrétaire général de la mairie de la commune urbaine de Kidal, Essene Ag Waerzagone qui a salué la clairvoyance des membres de la nouvelle coordination régionale des jeunes, ce fut le tour de Hamada Touré, directeur régional de la jeunesse et de l’action culturelle de lui emboîter le pas dans les félicitations. « Ce sont des initiatives de ce genre dont notre pays a besoin pour mener à bon port les politiques mises en place par le gouvernement malien ». Il promet que cette conférence marque le début d’un riche programme d’actions qui sera suivi bientôt par la relance des activités de la semaine régionale artistique et culturelle, un autre moment privilégié d’expression de la jeunesse.
« Rien ne vaut la paix, tout repose sur elle et il vous appartient en tant que jeunes et avenir de la région et de vos familles, de la cultiver », a-t-il conclu.
Président du conseil régional des jeunes de Kidal, Chegaly Ould Al Arby dira que la conférence procède de la volonté des jeunes de la région de s’investir pour que la paix et la stabilité reviennent dans une ville de Kidal déjà défavorisée par sa géographie et un climat très hostile.
La conférence dont le thème est « Paix et jeunesse : quels enjeux pour la région de Kidal », vise trois autres objectifs : sensibiliser les jeunes sur leur rôle et responsabilités dans la paix au niveau local et régional ; attirer leur attention sur leur rôle et responsabilité dans le développement de la région et du pays ; et les engager, enfin, dans une logique de consolidation des efforts de la paix par le développement.
Analysant les facteurs à la base du phénomène de l’insécurité à Kidal, le président des jeunes a fustigé le manque d’emploi des jeunes de la région, frappés à 90% par l’analphabétisme. Une situation qui, selon, lui, minimise leur chance d’emploi et constitue en même temps un manque à gagner pour l’économie de la région.
Au nom des jeunes du monde rural, Mohamed Ahmouda a décortiqué les difficultés qui frappent particulièrement les jeunes de ce milieu. La plupart des actes de banditismes sont reproché à ces jeunes qui, faute d’emploi, ne font que se défendre pour subsister, a-t-il indiqué. La solution pour réduire de tels comportements chez les jeunes et leur éviter de se faire facilement enrôler dans des conflits armés, passe, selon lui, par une prise en charge de leur besoin d’emploi.
En ouvrant les travaux de la conférence, le représentant du gouverneur, Mohamed Coulibaly a félicité la coordination régionale de la jeunesse de Kidal pour cette bonne initiative et surtout pour le choix du thème qui est d’actualité dans une région de Kidal frappée par le phénomène de l’insécurité. « On a coutume de dire que la jeunesse est l’avenir d’un pays. Vous êtes donc l’avenir de cette région et il vous appartient de vous battre pour sa stabilité et son développement en faisant en sorte que davantage de projets de développement s’installent à Kidal », a-t-il indiqué avant de souhaiter, au nom du gouverneur, que cette conférence aboutisse à des recommandations à même de servir la région pour sa stabilité et son développement durale.
Oumar Diamoye Source : L'Aube |
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Mali : L’Algérie y participe et la France installe deux forces spéciales au Mali
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| Posté par Touareg le 19/5/2009 1:47:56 (855 lectures) |
Des militaires et des responsables du renseignement des pays du Sahel et du Sahara ont eu à traiter, hier, au Niger, de la situation sécuritaire dans la région alors que des pays européens ont décidé d’opter pour une stratégie nouvelle pour intervenir contre toute menace terroriste au Sahel.
Une source bien informée a déclaré à El Khabar, que la France, l’Allemagne et la Grande Bretagne, concomitamment avec l’Espagne, les Pays Bas et l’Italie se sont mises d’accord pour changer la stratégie de gestion des rapts dans les pays du Sahel, à travers des ripostes immédiates, à toute velléité ou bien au moment même où les Kidnapping ont lieu. Ces actions seront menées par des forces occidentales présentes de façon permanente au Mali, au Tchad et au Sénégal, à travers « des interventions de qualité et par anticipation, spécialement contre les terroristes ».
Des représentants des différentes forces armées et des services de renseignement de 06 pays européens, se sont réunis dans la capitale du Niger, Niamey, en présence de plusieurs officiers supérieurs algériens, selon une source sûre.
Cette réunion s’inscrit dans le cadre de la coordination sécuritaire, décidée au cours d’une précédente réunion, tenue à Marseille, en France, par plusieurs pays européens et des pays du Sahel. La Libye, selon une source sécuritaire, n’aurait pas pris part au débat sur la situation sécuritaire des pays du Sahel.
La même source a indiqué, par ailleurs, que deux forces d’interventions spéciales françaises, dépendantes du Commandement des Opérations Spéciales (COS), avec tous les équipements nécessaires, se trouvent à Minaka, au Mali. Il est donc établi que la coopération militaire entre le Mali et la France est effective, ajoute la même source.
El Khabar |
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Mali : L'Algérie envoie "une importante aide militaire" au Mali
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| Posté par Touareg le 6/5/2009 21:35:19 (843 lectures) |
L'Algérie a commencé à acheminer par avion vers le Mali "une importante aide militaire", dans le cadre du renforcement de la coopération entre les armées des deux pays voisins, a-t-on appris lundi de sources concordantes à Bamako.
"Cette aide est riche et variée. Il y a par exemple du carburant pour nos troupes, des sacs de couchages, pour les +opérations spéciales+, et même de l?armement", a affirmé à l?AFP une source proche de l?état-major de l?armée malienne, ne souhaitant pas livrer davantage de détails.
Selon la même source, une partie du matériel est déjà arrivée.
"Nous attendons au total cinq rotations d?avions algériens, transportant cette importante aide militaire algérienne", a déclaré à l?AFP, de son côté, une source militaire aéroportuaire.
Durant sa dernière visite à Alger, le ministre malien de la Défense avait évoqué avec le chef de l?Etat algérien, Abdelaziz Bouteflika, le renforcement de la coopération militaire entre les deux pays qui ont une frontière commune.
L?Algérie joue notamment un rôle de médiateur dans le nord du Mali, entre le gouvernement malien et des groupes de rebelles touareg.
Depuis quelques mois, c'est l?accalmie dans cette partie septentrionale du Mali, l?armée ayant mis en déroute le plus opérationnel des groupes de rebelles touareg, dont le chef, Ibrahim Ag Bahanga, a trouvé refuge en Libye.
Par ailleurs, dans le nord du Mali, quatre présumés islamistes ont été arrêtés fin avril par l'armée. Parmi eux, figure un Algérien, proche d'un des leaders d'Al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi) qui retient en otages deux touristes européens
AFP Google |
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Mali : Nord du Mali: le président hausse le ton face aux rebelles touareg
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| Posté par Touareg le 22/12/2008 12:49:47 (1037 lectures) |
Le président malien Amadou Toumani Touré a haussé le ton, dimanche, face aux rebelles touareg, laissant entrevoir un changement de stratégie après l'attaque meurtrière menée samedi par des touareg armés contre une garnison militaire à Nampala (500 km au nord-est de Bamako).
"Trop, c'est trop! Nous ne pouvons pas continuer à subir, nous ne pouvons pas continuer à compter nos morts (...) Nous ne pouvons pas continuer à chercher la paix", a notamment déclaré le chef de l'Etat, lors d'un déplacement dans la région de Kayes.
Selon les observateurs, même si le président malien a par ailleurs affirmé rechercher la paix, son discours marque un tournant dans la crise.
Revenant sur l'attaque à Nampala, attribuée par des sources officielles sur place au groupe du chef rebelle Ibrahim Ag Bahanga, le président "ATT" a interrogé: "On se met à tirer sur tout ce qui bouge. On tire sur les militaires, on tire sur les civils, qu'est-ce que ça veut dire?"
Selon le ministère de la Défense, l'attaque à Nampala a fait "9 morts" dans les rangs des forces armées et "11 morts" parmi les "assaillants".
Une source proche du chef rebelle Ibrahim Ag Bahanga avait auparavant affirmé à l'AFP qu'"au moins 20 militaires" maliens avaient été tués.
Les rebelles touareg, que le président qualifie de "bande de marginaux", "isolée au sein de communauté touareg", ne mènent pas, selon lui, une lutte identitaire. "Lorsque j'ai compté les morts du côté de l'armée (régulière) malienne, il y a au moins trois ou quatre soldats touareg. Ce qui veut dire qu'ils (les rebelles) ne regardent rien", a notamment déclaré ATT dont les propos ont été rapportés par les médias publics.
Selon lui, Nampala n'a pas de pas de "portée en tant qu'objectif militaire. (...) Cependant, l'autre intérêt stratégique (pour les rebelles) est que Nampala n'est pas loin des différentes pistes et routes qui acheminent la drogue sur la bande sahélo-saharienne".
A sujet du développement de la région de Kidal, l'une des revendications des rebelles touareg, M. Touré a affirmé : "aujourd'hui, on n'a même plus besoin d'argent pour développer la région de Kidal. L'argent est là. Près de 12 milliards de francs CFA (plus de 18 millions d'euros). Mais qu'est-ce que nous attendons? Nous attendons une petite sécurité" dans la région.
Il a par ailleurs réaffirmé l'engagement du gouvernement à appliquer l'accord d'Alger signé en 2006 par le gouvernement avec tous les groupes rebelles touareg du Mali.
"Sur les 18 tâches que nous avons retenues dans ce document (accord d'Alger), 15 ont été exécutées. Mais comment exécuter les trois (tâches) restant, avec cette insécurité savamment maintenue, entretenue?", a-t-il interrogé.
AFP |
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Mali : Premiers résultats prometteurs d’un vaccin anti-paludéen au Mali
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| Posté par Touareg le 24/1/2008 12:49:29 (1113 lectures) |
Un petit essai clinique d’un vaccin anti-paludéen expérimental au Mali, où cette infection est endémique, a donné des résultats prometteurs, selon l’étude d’une équipe internationale de chercheurs publiée mardi aux Etats-Unis.
Ce vaccin a provoqué une forte réponse immunitaire chez les 40 adultes ayant participé à cet essai et s’est avéré sans risque. Il s’agit du premier test de ce vaccin conçu pour empêcher le parasite responsable du paludisme d’entrer dans les cellules sanguines humaines, ont expliqué ces médecins dans un communiqué. Fort de ces résultats prometteurs, ces chercheurs vont maintenant mener des essais cliniques sur 400 enfants maliens âgés de un à six ans.
Le paludisme est l’une des infections les plus meurtrière en Afrique et dans les autres pays en développement, faisant plus d’un million de morts chaque année, pour la plupart de jeunes enfants. Cette étude a été conduite par le Dr Mahamadou A. Thera avec seize autres participants du centre de recherche et de formation sur le paludisme à l’Université de Bamako au Mali. L’Institut national américain des allergies et des maladies infectieuses (NIAID), qui fait partie des Instituts nationaux de la santé (NIH), a apporté son soutien technique et financier à l’essai clinique.
Le Dr Christopher Plowe, de la faculté de médecine de l’Université du Maryland (est) est le co-auteur de cette recherche. Pour ce premier essai clinique, ces médecins ont recruté des volontaires vivant à Bandiagara, petite ville rurale du nord-est du Mali où le paludisme est particulièrement prévalent. Durant la saison des pluies en août et septembre les habitants de cette région se font piquer jusqu’à 60 fois par jour par des moustiques transmettant le parasite responsable du paludisme, précisent ces chercheurs.
AFP |
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Mali : Rébellion Touareg au Nord-Mali
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| Posté par Touareg le 1/1/2008 22:34:02 (1523 lectures) |
« Geste de bonne volonté » et exigences
A la mi-octobre 2007, avec le concours de la médiation algérienne, une première libération de 8 prisonniers maliens (5 civils et 3 militaires) avait eu lieu. On l’attendait pour jeudi 27 décembre, elle a finalement eu lieu dimanche 30 décembre : c’est la libération annoncée et tant attendue de 10 prisonniers militaires maliens, sur 36, tous militaires, pris par les rebelles d’Ibrahim Ag Bahanga lors de différentes opérations organisées contre des garnisons militaires, en août et septembre 2007 à Kidal, dans la localité de Tinzaouatine malienne, 2000 km de Bamako.
Tinzaouatine (Algérie) : Correspondance particulière
« Un geste de bonne volonté », expliquait alors Hama Ag Sidahmed, le porte-parole de la rébellion, en échange de quoi il était exigé « le retour du dispositif militaire » de l’armée malienne à ses positions initiales, évoquées dans l’« Accord d’Alger » du 4 juillet 2006, ainsi que la libération de 2 prisonniers, des hommes d’Ibrahim Ag Bahanga. Exigences déçues. « Le geste fait sans la présence des médias ne l’a pas été en prenant l’opinion publique à témoin », regrette le porte-parole de la rébellion. C’est ainsi que cette deuxième libération obtenue « toujours grâce au facilitateur algérien et l’intervention discrète de l’organisation française Mario, conduite par Robert Dulasse, se devait de se faire cette fois avec la présence de la presse algérienne, au moins ». C’est ainsi que dimanche 30 décembre, en fin de journée, à Tinzaouatine (localité algérienne frontalière du Mali), s’est déroulée la cérémonie de remise de 10 prisonniers militaires maliens à leur gouvernement. Une cérémonie sous l’égide du facilitateur algérien, représenté par le chef de daïra de Tinzaouatine, Krid Mahfoud, qui a procédé à la remise officielle des prisonniers au colonel Elwa Togo, représentant de la partie malienne. La représentation de la partie rebelle malienne ne se fera remarquer que le lendemain matin, 31 décembre, lorsque Hama Ag Sidahmed, porte-parole, et Hassan Ag Fagaga, responsable militaire, qui ont préféré rester en marge de la cérémonie, donneront une conférence de presse aux journalistes présents. Visiblement bien traités durant les quatre mois et demi de leur emprisonnement, les militaires maliens rentreront heureux chez eux à Kidal-ville, 300 km au sud, à bord de véhicules mis à leur disposition par l’Algérie. La libération des 26 prisonniers militaires (13 sous-officiers et 13 officiers), toujours aux mains d’Ibrahim Ag Bahanga, « dépendra de la bonne volonté, ou non, du gouvernement malien pour répondre à nos revendications », précise Hassan Ag Fagaga. Celles-ci sont multiples et tournent, globalement, autour des aspects socioéconomiques, culturels et sécuritaires dont doivent bénéficier les régions nord du Mali, à population touareg, considérées par les rebelles comme des régions particulièrement oubliées. Des revendications consignées dans l’« Accord de paix » d’Alger, signé le 4 juillet 2006 entre le gouvernement malien, les rebelles de « l’Alliance du 23 mai 2006 », avec la conciliation algérienne.
Du MNMC au ATNMC
L’œuvre de bonne volonté exprimée à l’occasion de cette libération de prisonniers n’est plus l’action du mnmc (Mouvement Nord-Mali pour le changement), créé le 18 septembre 2007 par le mouvement rebelle, mais celle de l’ATNMC, (Alliance touareg Nord-Mali pour le changement) : un nouveau mouvement, en lieu et place de celui annoncé le 18 septembre 2007, qui décidera de la libération des prisonniers. Un mouvement annoncé par son porte-parole, Hama Ag Sidahmed, lors de la conférence de presse animée à Tinzaouatine, qui rassemble cette quatrième rébellion de l’histoire du Mali et « une frange de l’Alliance du 23 mai ». Dans les bagages de ce nouveau mouvement qui a mûri entre les 15 et 30 décembre 2007, un communiqué distribué à la presse internationale dans lequel l’ATNMC explique son geste de libération des prisonniers dans l’espoir de voir le gouvernement malien « s’engager dans la voie de la réconciliation » en « amorçant le démantèlement du dispositif militaire déployé dans l’extrême nord-est de Kidal », en « libérant les 2 Touareg détenus à Bamako », et en « reprenant rapidement le dialogue sur le contenu de l’accord d’Alger, resté lettre morte ».
« Accord d’Alger » : Un e révision pour un contenu actif
Menée activement par le porte-parole de la nouvelle ATNMC, la revendication de changement à opérer sur l’« Accord d’Alger » de juillet 2006 porte sur de larges compétences politiques, économiques, sociales et culturelles à imprimer à la région extrême nord de Kidal « pour répondre aux préoccupations des populations locales », et ce, avec « la création d’un ministère dans cette région » : un ministère soutenu par « la création d’une commission » œuvrant comme un vrai « plan Marshall », soutient le porte-parole de l’atnmc. Toute une série de modifications comprenant également une participation « nombreuse et active » des Touareg dans les appareils militaires et sécuritaires de leur pays : c’est la formulation d’un nouvel « Accord d’Alger » que revendique une rébellion composée essentiellement de jeunes aux espoirs renouvelés.
Naima Chekchak
El watan |
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Mali : Le 3ème Forum du Tourisme solidaire aura lieu au Mali
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| Posté par Touareg le 22/12/2007 22:32:55 (951 lectures) |
Paris, France (PANA) – Bamako, la capitale malienne, a été choisie pour accueillir, dans la deuxième quinzaine d’octobre 2008, le 3ème Forum international du Tourisme solidaire (FITS), a appris jeudi à Paris la PANA, de source officielle.
Selon le Comité de pilotage du FITS, la désignation du Mali comme hôte du forum est intervenue à l’issue de sa dernière réunion tenue à Paris.
Organisé par des ONG avec le soutien des gouvernements malien et français, le 3ème FITS entend sensibiliser les Etats et le public sur les spécificités du tourisme solidaire tout en favorisant les échanges d’expériences et d’idées sur ses enjeux.
Le Forum de Bamako devrait également permettre la mise en réseau des opérateurs locaux du tourisme solidaire en liaison avec les organismes des pays émetteurs.
Conçu sur le modèle du commerce équitable, le tourisme solidaire se veut plus respectueux des normes environnementales et des coutumes des populations des pays d’accueil. Il enregistre un taux de croissance important chaque année, notamment parmi les populations déçues par les travers du tourisme traditionnel.
Après les premières éditions à Marseille (France, 2003) et Mexico (Mexique, 2006), le 3ème Forum du tourisme solidaire de Bamako devrait être l’occasion d’un bilan d’étape et d’une analyse des perspectives pour les prochaines années.
Paris, France (PANA) |
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Mali : Lutte contre la désertification : tournée avec des journalistes dans le septentrion malien
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| Posté par Touareg le 4/12/2007 8:14:27 (1073 lectures) |
La dégradation de la nature n’est pas dans notre pays seulement un motif d’alarme. Elle inspire aussi un combat qui monte en puissance avec l’aide de nos partenaires au développement.
C’est de cela dont pourront se convaincre un groupe de journalistes maliens pour lequel la délégation de la Commission européenne organisera du 4 au 9 décembre prochain une tournée sur le thème de la défense de l’environnement dans le Septentrion malien. En prélude à cette initiative, qui bénéficiera de la collaboration de la Cellule d’appui (l’ordonnateur national du FED, l’ambassade des Pays-Bas et la Coopération allemande), les organisateurs ont tenu mardi dernier une réunion d’information à l’intention de la presse.
La tournée permettra aux journalistes de visiter un certain nombre de projets initiés au Nord Mali dans le cadre du Programme environnemental d’appui à la lutte contre la désertification (PEALCD).
La Délégation espère qu’après s’être imprègnés des réalités du terrain, les hommes de presse se montreront plus attentifs à la problématique de l’environnement et plus engagés dans la lutte contre la désertification. C’est en tous les cas l’objectif recherché par Mme Laure Huberty, chargée de communication à la délégation de la Commission européenne . Il convient de noter que l’Union européenne a mobilisé depuis mai 2001 environ 15,5 millions d’euros, soit un peu plus de 10 milliards de Fcfa, pour un environnement de qualité dans notre pays. Ce financement court jusqu’en fin décembre 2009 et permettra la réalisation de projets majeurs, comme ceux de fixation de dunes dans certaines localités du Nord. Projets qui s’éxecuteront sur la base d’une cartographie établie en partenariat avec l’État, afin d’identifier précisement les dunes en mouvement.
Autres actions qui intéresseront fortement la presse, celles finacées par le fonds de lutte contre l’ensablement dont la maîtrise d’ouvrage est dévolue aux collectivités qui initieront des micro-projets pour la fixation des dunes. Cheick Oumar Camara, représentant du ministère des Affaires étrangères et de la Coopération internationale, s’est félicité du fait que les visites permettront aux journalistes de mésurer l’ampleur du challenge engagé. "Il est heureux que la presse s’approprie toute la problématique de la gestion des ressources et la protection de l’environnement", a-t-il souligné.
B. DOUMBIA
Source : L’Essor |
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Mali : La tradition lettrée locale de Djenné et de Tombouctou
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| Posté par Touareg le 24/11/2007 14:29:33 (1265 lectures) |
« La place du Mali dans l’Ecrit »
Le monde de l’écrit malien est tout a fait apte à renouer avec la tradition lettrée locale des grands centres universitaires de Djenné et de Tombouctou, qui a laissé des milliers de manuscrits, témoignant de la densité et de la solidité de notre terroir culturel.
La mémoire plusieurs fois millénaire de notre culture se trouvera ainsi remise à l’honneur, de même aussi tous les cycles historiques qui ont contribué à sa construction et à sa conduite : du premier millénaire avec l’arrivée de l’islam dans le septentrion africain ; ensuite aux XIIè au XVIè siècle avec l’éclosion des grands empires et royaumes pratiquant les échanges transcontinentaux avec l’Europe marchande ; des XVIIè et XVIIIè avec l’amorce du déclin africain pointe l’emprise européenne sur le continent, transformée géopolitiquement et socio culturellement, en particulier par l’instauration de la traite négrière ; enfin des années 1880 à nos jours avec les grands événements que sont : l’intensification des échanges mondiaux, l’abolition de la traite négrière, l’émergence de nouveaux Etats, les guerres mondiales, ... la montée du nationalisme africain et du mouvement anticolonialiste, les Indépendances des années soixante.
A la question « la littérature peut-elle contribuer à changer l’Afrique ? », qui constitue un des thèmes des Rencontres de la première édition de la Rentrée littéraire, notre réponse est résolument affirmative, mais requiert plusieurs précisions révélant la complexité de la question.
En effet si comme partout l’écriture constitue une véritable arme, un instrument redoutable de lutte, elle se trouve malheureusement confrontée en Afrique à de multiples obstacles supplémentaires :
* la faiblesse du taux d’alphabétisation de la population en français ; * l’usage limité des langues nationales africaines pour l’écrit.
Les artisans de l’écrit au Mali sont par la force des choses placés à l’avant-garde de la défense et de l’illustration de notre culture dans sa riche diversité.
Cela nous amène au vaste problème du rapport des candidats au travail d’écriture à la culture générale, puisqu’il leur est indispensable de posséder une connaissance de base relative à la littérature locale, une sorte d’équivalent dans d’autres contextes culturels du « posséder ses classiques » et leur environnement, tant il demeure vrai que pour tout métier sérieux, il y faut de l’exercice et de l’apprentissage. L’improvisation fait courir au novice le risque de s’aventurer et de se perdre sur les terrains hasardeux et mouvants du bricolage.
On réalisera à ce qui précède la difficulté à mériter le nom d’écrivain. Pour en prendre la mesure, il est bon de méditer sur les points suivants, lesquels doivent être familiers au candidat écrivain africain / malien, qui s’il ne les a pas analysés et résolus, a du y réfléchir à tout le moins :
Qu’en a-t-il été de la rencontre entre la littérature locale et les littératures étrangères (arabe, française, américaine, mondiale,...) ?
Qu’était le domaine littéraire malien ?
Quels en étaient les agents ?
Quel était leur statut culturel ?
Comment accédaient-ils au domaine littéraire ?
Quels types d’ouvrage produisaient-ils ?
Pour quel public ?
Par quelles voies étaient diffusés les ouvrages produits ?
Qu’écrit-on aujourd’hui ?
Dans quelles formes et langues littéraires, locales ou adoptées ?
Et pour quelle destination, intérieure ou extérieure ?
On le voit, être écrivain malien ou africain comporte des dimensions excédant de beaucoup la simple capacité technique à agencer des phrases, puisqu’en plus et même au préalable il convient de s’inscrire dans une tradition d’écriture plongeant ses racines dans la culture, la pensée et les langues du terroir ancestral, tel qu’en lui-même et confronté aux aléas incessants de l’histoire qui l’ont modifié.
Ismaël Amadou Sow
Enseignant à l’université de Bamako,
Membre du Comité de la Rentrée Littéraire du Mali
Source : Nouvel Horizon |
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Mali : Otages au Nord du Mali : la semaine de la libération
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| Posté par Touareg le 22/11/2007 13:51:43 (1211 lectures) |
Selon des sources concordantes, les otages civils et militaires, que détient encore le bandit armé, Ibrahim Ag Bahanga, pourront recouvrer leur liberté, confisquée depuis le 26 Août dernier. C’est ainsi que le président de la République , Amadou Toumani Touré, est attendu en Alger en fin de semaine, alors que la libération effective pourra intervenir au cours du week-end prochain, soit entre samedi et dimanche.
Enfin le bout du tunnel, sera t-on tenté de dire par rapport à cette lancinante affaire de prise d’otages de civils et de militaires le 26 août dernier par la bande à Bahanga, à la frontière de l’Algérie. D’une cinquantaine d’otages au départ, ils ne sont plus qu’une vingtaine déportés dans un lieu tenu secret du désert de Thinzawaten. C’est vrai que des affrontements intervenus vers septembre entre les forces loyalistes parties en renfort et les éléments de Bahanga, avaient laissé craindre une éventuelle exécution des otages. Mais la pression de la communauté internationale et l’odeur de la rançon aidant, Ibrahim Ag Bahanga, ne pouvait pas faire fi de tous ces paramètres. De toutes les façons, il sait quelque chose sur le sort des différents seigneurs de guerre que le monde a connus jusque-là.
L’Algérie, il faut le dire, n’aura pas été aussi un bon voisin depuis le déclenchement de cette déstabilisation de notre pays. Après avoir parrainé l’insurrection rebelle de l’Alliance du 23 mai pour la Démocratie et le Changement, ce pays frère, avait pu obtenir chez lui, la signature d’un accord le 06 Juillet 2006, entre le gouvernement du Mali, représenté par le ministre Kafougouna Koné et l’Alliance, représentée par Ahmada Ag BIBI. On croyait que ça allait être le seul cadre de dialogue, auquel l’Algérie allait accorder son quitus et toute son attention. Surtout que sur le terrain, l’accord en question avait connu ses débuts avec la création des unités spéciales et la mise en place d’un comité de suivi de l’application de l’accord dans lequel, l’Etat, les rebelles et le facilitateur sont tous représentés, comité placé sous la direction de l’Inspecteur général de police, Mamadou Diagouraga.
Mais c’était mal connaître ce pays, qui mène depuis quelques années une campagne de de positionnement géostratégique contre son rival maghrébin à savoir la Libye de Mouammar Khadafi. C’est d’ailleurs, selon l’opinion commune, à cause de l’ouverture du consulat libyen à Kidal où ne résidaient que trois Libyens, que l’Algérie a soutenu, sinon commandité le 23 mai 2006 a eu lieu, comme un moyen de défendre ses positions menacées. Notre territoire devenait ainsi un terrain de lutte pour le positionnement géostratégique de deux puissances sahariennes. La fermeture du consulat par la partie libyenne, avait pu avoir son impact, puisque ayant occasionné une accalmie, permettant ainsi au gouvernement de mettre en application le contenu de l’accord du 06 Juillet 2006.
Mais qui pouvait fonder un espoir solide sur cette normalisation fragile de la situation, quand on connaît les caprices et le double jeu dont est capable voisin algérien. La fructification des relations entre maliens et libyens n’a jamais été du goût du voisin algérien ? Or pour qui connaît le degré de l’amitié que le colonel Khadafi voue à notre pays, plus particulièrement la partie Nord et notamment Tombouctou, la coopération entre les deux Etats ne peut pas l’Algérie indifférente. Les grands investissements faits par le Guide dans notre pays, les nombreuses visites de ce dernier chez son homologue malien et vice-versa, sont autant d’ingrédients qui attisent la colère du côté d’Alger. La Libye n’est elle même pas parmi les premiers investisseurs étrangers dans notre pays ? C’est donc dire que tant que Maliens et Libyens vont continuer à renforcer leur coopération, le septentrion malien ne pourra jamais connaître de paix, à cause de la jalousie obsessionnelle du voisin algérien. C’est pourquoi les attaques opérées par la bande à Bahanga, le 26 Août dernier, étaient donc inévitables.
C’est pourquoi les observateurs avertis n’ont pas été surpris quand au lendemain des attaques, le terroriste s’est mis à réclamer mordicus la médiation de la partie algérienne. Ainsi, l’Algérie ,sans avoir fini avec le suivi d’un premier accord avec l’Alliance du 23 mai, s’engageait dans un autre marathon de négociations qui allaient aboutir à un autre accord entre le gouvernement du Mali et les ravisseurs de la bande à Bahanga.
C’est donc cet accord que le président de la République , Amadou Toumani Touré, ira parapher en fin de semaine, au cours d’une visite en terre algérienne. Il sera pour l’occasion accompagné d’un staff important de la hiérarchie militaire et nombreux ministres. Et en toute vraisemblance, il apparaît que c’est après la signature de cet accord, qu’interviendra dans les heures qui suivront la libération des otages restants. C’est pour quoi d’aucuns disent que ces heures tant attendues par les familles des otages pourront intervenir entre le samedi 24 et le dimanche 25 de ce mois de novembre. Quel est donc le fond de cet accord, obtenu après tant de va-et-vient du patron de la Sécurité d’Etat, Mamy Coulibaly, le cerveau de l’Alliance, Iyad Agali et le gouverneur de Kidal ? C’est la question qui reste posée au sein de la population. Quel est donc le montant de cette rançon qui était la condition sine qua none posée par le terroriste Bahanga ? Qui a payé ladite rançon, puisque des rumeurs font état du payement de la fameuse rançon par la Libye ? Et si tel est le cas qu’elles sont les conditions du payement de cette rançon posées par la Libye ? Quelles sont donc les conditions d’application de cet accord pour éviter un chevauchement avec celui de l’Alliance du 23 mai ?
Autant de questions qui pourront être répondues après la libération des otages.
Affaire à suivre
Abdoulaye Diakité Source : L’indicateur
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Mali : Problématique de l’eau au Mali
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| Posté par Touareg le 17/11/2007 15:34:12 (1435 lectures) |
Au Mali, le secteur de l’Eau est celui qui présente le plus d’intervenants. C’est également un secteur où toute une série de politiques ont été développées, sans encore bénéficier des résultats tangibles souhaitables par les populations.
Aussi, nombreux sont aujourd’hui les Maliens curieux de connaître la direction prise par l’argent de l’Etat et des bailleurs de fonds, destiné à la promotion dudit secteur.
Rappelons que le secteur de l’Eau est l’un des plus prioritaires au Mali. Il est, de ce fait, directement inscrit dans le Cadre Stratégique de Lutte contre la Pauvreté (CSLP) et les orientations du gouvernement.
Rappelons aussi que pour répondre aux besoins de développement du secteur, la Direction Nationale de l’Hydraulique (DNH), avait lancé, en 2002, "L’initiative pour l’accès à l’eau potable."
L’objectif de cette initiative est d’atteindre les Objectifs du Millénaire pour le Développement (OMD).
Concernant l’eau, il s’agit de réduire de moitié, d’ici 2015, te nombre de citoyens qui n’y ont pas un accès durable.
Plusieurs acteurs privés interviennent aussi aux côtés des initiatives gouvernementales, grâce à l’appui des autorités maliennes et au soutien de leurs partenaires techniques et financiers. C’est dire que l’Eau, c’est le secteur qui abrite bien des rencontres et concentrations entre acteurs et partenaires. C’est dire aussi que ce secteur n’a guère manqué de financement, mais que, et malgré tout, des difficultés demeurent, car jusqu’à présent, beaucoup de Maliens ont "soif d’eau.
Aussi pourrait-on s’interroger face à cette triste réalité du moment : où va donc tout l’argent investi, et à quoi ont servi ces rencontres pour la promotion du secteur ?... L’Etat doit tout simplement mettre un terme à ce mystère en trouvant le remède approprié pour ladite promotion. Code et Politique de l’Eau
Au cours de ces dernières années, la priorité du gouvernement, relative à ce secteur, s’est également traduite par l’élaboration de textes et d’outils, notamment le Code de l’Eau adopté le 31 Janvier 2002, qui consacre le principe de la domanialité publique de l’Eau et de ses utilisations prioritaires, dont la satisfaction des besoins en eau potable des populations.
Ce Code précise les modalités de gestion et de protection des ressources en eau, en déterminant les droits et obligations de l’Etat, des Collectivités Territoriales et des usagers.
La Politique Nationale de l’Eau, adoptée en Février 2006, énonce l’approche sectorielle basée sur les principes de la Gestion Intégrée des Ressources en Eau (GIRE) et les orientations stratégiques sur lesquelles porteront particulièrement les efforts pour le développement du secteur de l’Eau.
L’objectif de la Stratégie Nationale de Développement de l’Alimentation en Eau potable et de l’Assainissement, adoptée en Mars 2000, est la mise en œuvre d’approches, principes et concepts appropriés en vue de contribuer au développement durable de l’approvisionnement en eau potable et de l’assainissement notamment sur le plan du financement, de l’exécution, de l’exploitation et de la gestion des infrastructures d’approvisionnement en eau potable. Cette stratégie -qui devrait être adoptée par le gouvernement au cours du second semestre 2007- a été relue les 6 et 7 Mars 2007 pour intégrer davantage les réalités du terrain et favoriser le développement rapide, mais durable du secteur.
Le Plan National d’Accès à l’Eau Potable 2004-2015 (PNAEP) a été élaboré pour répondre aux Objectifs du Millénaire pour le Développement (OMD). Il intègre un important programme d’investissement, tant en milieu rural qu’en milieu urbain -notamment le périmètre d’EDM- et prévoit notamment la réalisation, la réhabilitation ou l’optimisation de 11 000 points d’eau, sur la période 2004-2015. Une Stratégie Nationale d’Assainissement pour les Déchets Liquides est en cours d’élaboration et devrait être finalisée au premier trimestre 2007.
En complément des textes sur l’Eau et l’Assainissement, la loi portant Code des collectivités locales, adoptée en Janvier 1995, place les Communes comme les acteurs prépondérants de la gestion des services publics de l’eau et de l’assainissement.
La Lettre de Politique Sectorielle de l’Eau potable et de l’Electricité (1999) et l’ordonnance portant organisation du service public de l’Eau potable (Mars 2000), ont confirmé la volonté du gouvernement de désengager l’Etat des tâches opérationnelles et de renforcer ses capacités de planification et de régulation, tout en assurant une mission de rassembleur et d’appui-conseil auprès des acteurs.
Laya DIARRA
Source : Soir de Bamako |
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Mali : Rencontre entre ex-rebelles du Mali pour relancer la paix
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| Posté par Touareg le 9/11/2007 12:12:48 (1035 lectures) |
Le chef des ex-rebelles touareg maliens Iyad Ag Ghaly et le rebelle dissident Ibrahim Ag Bahanga, auteur d’enlèvements et d’attaques contre l’armée, doivent se rencontrer à Alger pour "relancer" un processus de paix au point mort. "Iyad Ag Ghaly est à Alger pour rencontrer Ibrahim Ag Bahanga et les autorités algériennes pour relancer le processus de paix" avec le gouvernement malien, a déclaré un proche du chef des ex-rebelles touaregs maliens.
Selon lui, cette "relance" du processus de paix, passe par la libération d’une vingtaine d’otages toujours détenus par Ag Bahanga et "l’accélération" de l’application des accords de paix d’Alger signés en juillet 2006 entre Bamako et les ex-rebelles touaregs. Cet accord prévoit le renoncement à la lutte armée pour les Touareg et l’accélération par les autorités maliennes du développement des trois régions du nord du Mali, désertiques, qui abritent l’essentiel de la communauté touareg. Mais fin août dernier, Ag Bahanga, un chef rebelle touareg en rupture de ban, a déclenché plusieurs opérations contre l’armée dans la même région, kidnappant notamment une cinquantaine de personnes. A ce jour, une vingtaine d’entre-elles demeurent détenues.
TURQUIE - Libération des huit soldats turcs par le Pkk
Huit soldats turcs, qui étaient détenus par les séparatistes kurdes du Parti des travailleurs du Kurdistan (Pkk) dans le nord de l’Irak, sont rentrés hier en Turquie après avoir été libérés par le Pkk dans la matinée. Dans un communiqué, le gouvernement autonome du Kurdistan irakien a estimé que la libération des soldats était la conséquence des "efforts personnels du président de la région kurde, Massoud Barzani, du président Jalal Talabani et du Premier ministre de la région kurde Nechirvan Barzani".
L’armée turque, qui n’a jamais confirmé la capture des soldats mais avait indiqué avoir "perdu le contact" avec eux, a annoncé dans un communiqué que les militaires ont "réintégré les forces armées turques". Cette libération intervient à la veille d’une rencontre cruciale à Washington entre le Premier ministre turc Recep Tayyip Erdogan et le président américain George W. Bush.
M. Erdogan a affirmé samedi qu’il allait demander à M. Bush "des mesures urgentes et substantielles" contre le Pkk.
PAKISTAN : Musharraf décrète l’Etat d’urgence
Le président Pervez Musharraf a étendu hier son emprise sur le Pakistan, au lendemain de l’instauration de l’Etat d’urgence, faisant arrêter des centaines d’opposants, alors que les élections législatives prévues en janvier pourraient bien être reportées d’une année. L’ancien Premier ministre Benazir Bhutto, rentrée d’exil le 18 octobre et engagée dans des pourparlers pour un partage du pouvoir, a accusé le chef de l’Etat d’avoir mené "un second coup" d’Etat.
Islamabad, (Afp) - Depuis la proclamation samedi soir de l’Etat d’urgence, justifié, selon le général Musharraf, par le terrorisme islamiste et l’opposition de la Cour suprême, entre 400 et 500 personnes ont été arrêtées dans le pays.
Imran Khan, ex-star du cricket, devenu l’un des plus farouches opposants à Pervez Musharraf, a été assigné à résidence. Ont aussi été interpellés de nombreux chefs de file de l’opposition, des militants des droits de l’Homme et des avocats proches de l’ex-président de la Cour suprême, Iftikhar Mohammed Chaudhry.
Ce magistrat indocile, en poste depuis 2005 et épine au flanc du régime Musharraf, avait été brusquement évincé samedi et remplacé sur-le-champ. La Cour suprême est la première visée par l’Etat d’urgence. Elle contrariait depuis des mois les desseins du chef de l’Etat et devait se prononcer sur la légalité de sa réélection à la présidentielle du 6 octobre.
"Musharraf cherche à s’accrocher au pouvoir par tous les moyens", a accusé M. Khan.
Javed Hashmi, chef du parti de l’ex-Premier ministre en exil Nawaz Sharif, a aussi été appréhendé chez lui à Multan, dans le centre du Pakistan... Les Etats-unis, qui ont fait du général Musharraf leur allié-clé dans leur guerre contre le terrorisme, ont cependant jugé "très décevantes" ces mesures d’exception. "Nous allons devoir réexaminer notre aide", a prévenu la chef de la diplomatie américaine Condoleezza Rice... Benazir Bhutto a reconnu que le Pakistan était "au bord de la déstabilisation". Elle n’a toutefois pas exclu un accord avec le général Musharraf, s’il "rétablit la Constitution et (...) organise des élections libres, justes et impartiales".
Malgré le coup de tonnerre de l’Etat d’urgence, le Pakistan est resté calme hier. Les magasins étaient ouverts, bien que déserts et la circulation réduite au minimum, tandis que des membres des forces de l’ordre étaient déployés autour du Parlement, du palais présidentiel et de la Cour suprême à Islamabad.
Source : Le Quotidien Le Soleil |
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