Actualité Algérie Tamanrasset Djanet Forum Algérie Tamanrasset Djanet Petites annonces Algérie Tamanrasset Djanet Photos Algérie Tamanrasset Djanet Annuaire Algérie météo Algérie Tamanrasset Djanet Donation Tamanrasset Blog Algérie Contact Algérie video algerie tamanrasset djanet
:: Inscription Tam
francais
:: Connexion
Pseudo : 

Mot de passe : 


Mot de passe perdu?

Inscrivez-vous!
:: Publicité
:: Autres Liens
:: Qui est en ligne
23 utilisateur(s) en ligne (dont 7 sur Algérie information)

Membre(s): 0
Invité(s): 23

plus...
Actualités Tamanrasset Algérie
Flux RSS

Actualité internationale
(1) 2 »
International : Le monde en 2025 selon la CIA
Posté par Touareg le 26/2/2010 19:14:13 (82 lectures)

Lire la suite... | 18048 octets en plus
International : Le P/APC d'Alger au "Petit Déjeuner de Prières" à Washington
Posté par Touareg le 5/2/2010 10:17:36 (223 lectures)

Lire la suite... | 849 octets en plus
International : Les Etats-Unis souhaitent une stratégie militaire aérienne avec l'Algérie
Posté par Touareg le 27/1/2010 12:07:01 (238 lectures)

Lire la suite... | 873 octets en plus
International : Placer l'Algérie dans une liste de pays soumis à des mesures spécifiques de contrôle est "inacceptable"
Posté par Touareg le 26/1/2010 13:06:24 (97 lectures)

Lire la suite... | 1286 octets en plus
International : L’enseignement de Tamazight fête ses dix ans au Canada
Posté par Touareg le 23/12/2009 8:04:09 (108 lectures)

Lire la suite... | 946 octets en plus
International : Climat: des ONG manifestent leur soutien à l'Afrique et refusent la mort du protocole de Kyoto
Posté par Touareg le 15/12/2009 9:48:17 (126 lectures)

Lire la suite... | 605 octets en plus
International : Algérie-EU: La durée des visas étendue
Posté par Touareg le 3/11/2009 2:00:40 (147 lectures)

Lire la suite... | 479 octets en plus
International : L’ANTITHÈSE DU RECHAUFFEMENT CLIMATIQUE Et si la réunion de Copenhague n’avait pas lieu d’être ?
Posté par Touareg le 29/10/2009 12:41:02 (191 lectures)

Lire la suite... | 6391 octets en plus
International : La fuite d'un ex-ministre algérien orchestrée?
Posté par Touareg le 26/10/2009 18:55:12 (136 lectures)

Lire la suite... | 1271 octets en plus
International : Algérie-Russie : Semaine culturelle algérienne à Moscou en avril prochain
Posté par Touareg le 10/10/2009 0:25:40 (251 lectures)

Lire la suite... | 2013 octets en plus
International : L’Algérie est le troisième exportateur de main-d’œuvre vers le Canada
Posté par Touareg le 10/10/2009 0:23:52 (150 lectures)

Lire la suite... | 3366 octets en plus
International : Lutte contre le changement climatique: Près de 4 000 compagnies aériennes concernées
Posté par Touareg le 23/8/2009 1:27:49 (268 lectures)

Lire la suite... | 2312 octets en plus
International : Changement climatique : un peu de réalisme !
Posté par Touareg le 22/8/2009 1:03:37 (219 lectures)

Lire la suite... | 6563 octets en plus
International : Islamabad sollicite l’aide des Algériens
Posté par Touareg le 18/6/2009 1:15:25 (239 lectures)

Lire la suite... | 4735 octets en plus
International : Cambodge -Algérie: Le Cambodge et l’Algérie sont des amis de toujours
Posté par Touareg le 11/6/2009 0:56:52 (229 lectures)

Lire la suite... | 2635 octets en plus
International : Le président algérien Bouteflika à Genève
Posté par Touareg le 6/6/2009 1:49:16 (241 lectures)

Lire la suite... | 690 octets en plus
International : Fuite du Sud, rêve du Nord !
Posté par Touareg le 5/6/2009 10:47:13 (195 lectures)

Lire la suite... | 13106 octets en plus
International : Ces Algériens qui brillent au Moyen orient
Posté par Touareg le 1/6/2009 1:29:25 (322 lectures)

Lire la suite... | 10796 octets en plus
International : Sortie à Tokyo d'un livre en langue japonaise sur l'Algérie
Posté par Touareg le 1/6/2009 1:27:33 (180 lectures)

Lire la suite... | 1458 octets en plus
International : La femme algérienne à l’étranger, Dilemme.
Posté par Touareg le 24/5/2009 1:07:27 (132 lectures)

Lire la suite... | 3962 octets en plus
International : Une île solaire artificielle en plein désert
Posté par Touareg le 11/5/2009 2:51:36 (212 lectures)

Un prototype d'île solaire artificielle est en cours de construction dans le golfe de Ras al Khaimah aux Emirats Arabes Unis.

Ce projet est supervisé par Thomas Hinderling, l'actuel directeur du Centre suisse d'électronique et de microtechnique (CSEM) à Neuchâtelle.

La centrale d'un diamètre de 100 mètres sera composée de plusieurs milliers de mirroirs qui refléteront le soleil contre de petits canaux remplis d'eau. La chaleur dégagée transformera l'eau en vapeur, ce qui permettra de produire de l'électricité.

"Avec l'ile solaire, on va convertir l'énergie du soleil, c'est à dire la chaleur directement issue du soleil en électricité" a indiqué Thomas Hinderling.

Le prototype financé à hauteur de 5 millions de dollars par le gouvernement de RAK servira de base pour concevoir une plus grande centrale solaire de 3 à 5 km de diamètre. Une fois le système testé sur terre il sera déployé sur mer.

A terme, ces iles flottantes seront presque aussi puissantes que la plus grande centrale nucléaire de Suisse (1 000 MW), mais à un coût moins élevé.

L'île solaire de forme solaire est pourvue d'une membrane qui soutient à la fois les mirroirs solaires thermiques et les tubulures. Des pompes électriques s'assureront de soutenir la membrane à une hauteur de 20 mètres au dessus du niveau de la mer grâce à une pression uniforme de 0.1 bar.
Une île solaire artificielle de conception Suisse


La plateforme tout entière pivotera sur elle-même pour suivre la trajectoire du soleil et recevoir ainsi le maximum de rendement. La couverture thermique des mirroirs solaires pourra représenter plus de 95% de la superficie disponible. Pour faire tourner la plateforme, des moteurs électriques hydrodynamiques seront installés tous les 10 mètres le long de la circonférence.

La vapeur d'eau chaude sera stockée dans un réservoir haute pression placé au centre de la structure puis transférée sur la côte via un pipeline. La turbine à vapeur de la centrale sera alors en mesure de générer plusieurs mégawatts de puissance électrique.

D'autres pays producteurs de pétrole comme le Qatar et la Lybie semblent intéressés par ce type de technologie.

L'Union Pétrolière a attribué le 30 avril 2009 pour la septième éditionle Prix du développement durable "Evenir" doté d’un montant de 50 000 francs Suisse à Thomas Hinderling.

Produire de l’énergie propre en grande quantité et à prix modique, tel est le but de Thomas Hinderling, directeur général du Centre Suisse d’Electronique et de Microtechnique (CSEM). Son projet « Solar Islands » permettra de concrétiser cette idée. Ces îles artificielles sont d’immenses plateformes flottant sur la mer. Elles produiront à terme environ la même quantité d’électricité qu’une petite centrale nucléaire. Grâce à l’association d’un design sobre, de technologies optimisées et des matériaux appropriés, l’énergie produite pourra être proposée à un prix concurrentiel de 10 à 20 centimes par KWh.


enerzine.com

International : Arabe, amazigh, darija, français… Des langues et des hommes
Posté par Touareg le 16/12/2007 10:55:44 (469 lectures)

Arabe, amazigh, darija, français… Des langues et des hommes

Par Mouna Hachim, écrivain-chercheur

Mouna Hachim est universitaire, titulaire d’un DEA en littérature comparée à la Faculté des lettres de Ben M’Sick Sidi Othmane. Depuis 1992, elle a éprouvé sa plume dans les métiers de la communication (en tant que concepteur-rédacteur) et dans la presse écrite, comme journaliste et secrétaire générale de rédaction dans de nombreuses publications nationales. Passionnée d’histoire, captivée par notre richesse patrimoniale, elle a décidé de se vouer à la recherche et à l’écriture, avec à la clef, un roman, « Les Enfants de la Chaouia », paru en janvier 2004. Une saga familiale couvrant un siècle de l’histoire de Casablanca et de son arrière-pays. En février 2007, elle récidive avec un travail d’érudition, le « Dictionnaire des noms de famille du Maroc » qui donne à lire des pans essentiels à la compréhension de l’histoire du Maroc sous le prisme de la patronymie.

Il faut tourner sept fois sa langue dans la bouche avant de parler… Au chapitre des questions délicates, la problématique linguistique est parmi celles qui cristallisent les revendications identitaires, nourrissant les débats. Dans toutes les langues. Revendications amazighophones, combat en faveur de la darija, soutien du bilinguisme franco-arabe, défense de l’arabe classique, langue du Coran et vecteur de cohésion avec les nations arabo-musulmanes. Dernièrement, c’est un député de la région d’Agadir-Inezgane qui crée la polémique lors d’une séance parlementaire, transmise en direct à la télévision nationale le 7 novembre. Mohamed Oumouloud, d’origine amazigh, parlant arabe a choisi de poser une question relative au pouvoir d’achat en tachelhit, au risque de ne pas se faire comprendre par une large partie de la population laquelle, tout en respectant cette langue, ne la maîtrise pas forcément, même en milieu berbère, tarifit à titre d’exemple. Plus anciennement, c’est le magazine « Nichane » en darija qui fait les grands titres avec son éditorial, appelé en arabe ( ?!) dialectal « Dirict » (Note du traducteur : déformation du français Direct). L’affaire étant en instruction, nous nous abstiendrons d’en dire plus, si ce n’est cette mention de la ligne éditoriale globale du magazine avec sa mise en avant franche et assumée de la darija. Un dialecte que d’aucuns veulent promouvoir au statut de langue officielle, enseignée à l’école, devant les cris outragés des puristes. Comment aborder donc toutes ces questions, en allant dans le sens du rapprochement des différentes visions, évitant la radicalisation du débat ? La mise en perspective historique ayant l’avantage de relativiser et d’éclairer les esprits, osons donc un petit survol de l’évolution linguistique dans notre pays, malgré toute la complexité de cette entreprise. La première leçon d’histoire dispensée à l’école nous apprend que les habitants autochtones du Maroc sont les Berbères. Le berbère reste de ce fait la langue la plus anciennement parlée, ayant probablement existé à l’état homogène, selon quelques chercheurs, avant d’éclater en plusieurs idiomes. D’autres spécialistes sont plus proches des théories d’Ibn Khaldoun sur la classification des Berbères en trois branches. La première serait formée par les sédentaires Masmouda, résidant depuis Sebta, jusqu’au Souss-Extrême. La deuxième serait constituée par les nomades chameliers Sanhaja, des Sahariens probablement de souche yéménite, formant plusieurs enclaves en pays Masmouda, bien avant l’avènement de l’Empire almoravide dont ils sont les fondateurs. Enfin, troisième branche, également dotée d’innombrables ramifications : les cavaliers Zenata. Berbères orientaux, venus du sud de l’Egypte, des régions de Tripolitaine ou du sud de la Tunisie, ils sont assimilés aux peuples anciens des Garamantes et ont des mœurs très proches de celles des Arabes. Ces divers groupes, mêlés depuis des siècles, parlent tous une langue, dite tamazight, divisée en trois principaux dialectes au Maroc : le tarifit dans le Rif, le tamazight dans le Moyen-Atlas et le tachelhit dans le Souss. Dans son ouvrage dédié à Trente-trois siècles d’histoire des Imazighen, le professeur Mohamed Chafik met en avant la part de la culture berbère dans les civilisations gréco-romaines. De même, ces cultures méditerranéennes ont laissé des empreintes significatives, depuis l’arrivée des Phéniciens des côtes du Liban, inspirant l’écriture berbère, dite Tifinagh. Le linguiste Salem Chaker voit en effet dans cet alphabet, une origine phénicienne. Il nous rappelle ainsi les théories d’un Adolphe Hanoteau sur le dérivé du mot Tifinagh, de Tafniq, la Phénicienne. Ouverts aux cultures étrangères, les Berbères adoptent le latin et laissent de belles productions dans cette langue avec des auteurs comme Saint-Augustin pour les écrits théologiques ou Apulée dans la catégorie ouvrages philosophiques, dont le plus célèbre est « L’âne d’or ou les Métamorphoses ». Au Maroc, tout en développant une langue ancienne, les Berbères ont peu fixé par écrit leur tradition littéraire et ont privilégié notamment l’usage esthétique du langage, érigeant comme genres majeurs, le poème, le conte, la légende... Avec l’arrivée de l’Islam, l’arabisation reste superficielle, limitée qu’elle était aux grands centres urbains. Contrairement aux préjugés relatifs à la Conquête, les Arabes n’ont pas dépassé les 13.000 hommes, accompagnés dans leur lancée par des Berbères orientaux Zénètes. Parmi les épisodes marquants se rattachant à cette époque, signalons la traduction du Coran en berbère au VIIIe siècle par le faux prophète des Berghouata. Une entreprise vigoureusement dénoncée, pas tant à cause de la traduction en elle-même que de la dénaturation du message coranique. Par ailleurs, pendant le Haut Moyen-Âge, quelques Berbères lettrés ont livré en tachelhit des productions hagiographiques ou poétiques, transcrites en caractères arabes. Au XIIe siècle, avec l’arrivée massive, des tribus bédouines Béni Hilal, l’histoire socioculturelle du Maroc connaît un tournant décisif. Déplacées par le sultan almohade Yaâqoub el-Mansour sur les plaines atlantiques, avec femmes et enfants, ces tribus, suivies par les Maâqil d’origine yéménite, contribuent à arabiser en profondeur le monde rural. Elles portent toutes dans leurs bagages, leurs traditions culturelles dont l’épopée de leur Taghriba (ou Marche vers l’Ouest), dite geste des Béni Hilal qui alimenta de nombreux contes, faisant les joies des veillées nocturnes familiales ou des halqa des places publiques. C’est probablement de ces périodes que datent les prémisses de la formation du dialectal, fait de toutes ces interpénétrations arabo-berbères. Il est remarquable de constater dans ce cadre, le nombre d’emprunts que le dialectal doit au vocabulaire berbère, de même que toutes les similitudes syntaxiques. Sur le plan littéraire prospéra également, à côté d’une littérature savante, en arabe classique, un riche patrimoine oral millénaire en dialectal, notamment dans le registre de la poésie populaire dont l’un des fleurons est le Zajal. Né en Andalousie aux alentours du XIe siècle, le Zajal gagna l’ensemble du monde arabe et passa de l’oralité à l’écriture à travers les siècles, inspirant de nombreux artistes dont le grand parolier et homme de théâtre Ahmed Tayeb Laâlaj. Toujours dans la catégorie du parler dialectal et de ses productions poétiques, loin des structures traditionnelles, comment ne pas évoquer le Melhoun, d’origine bédouine dont l’un des dignes représentants au XXe siècle est Hajj Houcine Toulali. Deux exemples qui démontrent comment des genres littéraires en dialectal se sont imposés comme patrimoine culturel jouissant de tous les honneurs et comme témoignages pour ceux qui veulent reléguer le dialectal dans la catégorie triviale si ce n’est à jouer la victimisation. Le théâtre populaire en arabe dialectal était quant à lui une institution, en l’honneur pendant les fêtes saisonnières. Même des genres plus austères et plus solennels comme les Khitba ou les correspondances officielles privilégièrent l’usage d’une langue souple et pratique. Il n’y avait que les fidèles puristes pour cultiver, au milieu de soubresauts conservateurs, une langue rigide et conventionnelle au point d’en devenir anachronique et de rebuter les masses. Cet équilibre perdura sans heurts toutefois, jusqu’à l’introduction dans le tissu social et culturel de la langue française pendant l’ère coloniale. Il en résulta quelques exacerbations identitaires devant les risques d’acculturation provoqués par le phénomène de francisation, de même que les craintes quant aux menaces du « Dahir berbère » ou l’interdiction de certaines formes d’expressions populaires comme les spectacles. Devant cette intrusion dominante, l’école coranique fut propulsée en avant, et la Qaraouiyin, berceau du nationalisme, objet de tous les soins. Avec l’Indépendance, fruit du combat de tout un peuple et de son Roi, le parti de l’Istiqlal se fit le chantre incontesté de l’arabisation. L’arabe classique devient ainsi la langue officielle de l’administration. L’art et la culture s’officialisent peu à peu. Les productions poétiques nationalistes sont à l’honneur, en Fosha, dans un genre orienté naturellement vers l’Orient. En même temps, de mythiques groupes de musique comme Nass El Ghiwane ont réussi à ranimer le fond culturel marocain dans les années 70, en plongeant dans le parfum du terroir pour puiser une poésie rurale et urbaine, incisive et mélodieuse, moderne et authentique. En 1973, c’est l’année de l’arabisation imposée aux masses, en réaction de l’élite à la langue de l’ex-colonisateur. Outre que cette expérience reste mal menée dans son ensemble, elle a le tort de s’accrocher à une conception jacobine de l’Etat avec sa centralisation linguistique extrême. Plusieurs spécialistes de la question dénoncent les effets pervers de cette arabisation qui a creusé un hiatus encore plus profond entre les différents groupes socioculturels. Le souci de se sentir appartenir à la nation arabe ne doit pas, en plus, nous faire oublier nos spécificités marocaines. Le professeur Ahmed Moâtassim décortique quant à lui ce « bilinguise officiel » et s’en explique dans ces termes : « Bien que l’arabe soit proclamé langue officielle par la Constitution, une attitude, non moins officielle, entretient un bilinguisme arabo-français de fait dont la domination francophone paraît incontestable. Ce « bilinguisme » semble avoir pour support, outre une bourgeoisie urbaine minoritaire mais influente, tout un appareil étatique, produits d’un système éducatif qui n’a pas encore trouvé son équilibre ». De cet état de fait, s’est fait ressentir également un lent processus de marginalisation de la culture berbère, débouchant sur des revendications, énoncées depuis les années 60. Mais il a fallu attendre 1991 pour assister à la naissance de la Charte d’Agadir qui constitue le premier document collectif présentant les revendications culturelles et linguistiques des Berbères, avec à la clef, la proposition d’une modification constitutionnelle relative au statut de la langue amazigh aux côtés de l’arabe. Dans un discours historique, le roi Mohammed VI évoque « notre identité amazigh et arabe », tandis que le professeur Mohamed Chafik publie le Manifeste amazigh, suivi par la fondation de l’Institut royal de la culture amazigh par Dahir. Aux côtés de toutes ces revendications légitimes sont apparues ça et là, loin de toute pensée monolithique, des crispations identitaires. Certaines cultivent, en effet, une vision victimaire et véhiculent les pires clichés d’un peuple « sans terre », colonisé par les Arabes, humilié et privé de l’expression de sa culture et de sa langue. Sans entrer dans les détails scabreux de ces divagations, rappelons, pour rester dans notre thématique, qu’une nation comme la France, classée dans les premières loges en matière des droits de l’Homme proclame dans l’article 2 de sa Constitution que « La langue de la République est le français » que ce soit en Hexagone ou Outre-Mer. Cette vision ultra-jacobine doit, certes, s’adoucir sous nos cieux dans le sens de la promotion de la diversité linguistique, tout en veillant à ne pas se laisser déborder par tous les particularismes, au risque de se retrouver dans une véritable Tour de Babel. Ajoutons dans ce sens, l’émergence d’une nouvelle vague darijiste laquelle reste parfaitement revivifiante dans le cadre de la production artistique et culturelle avec son phénomène « Nayda » et sa salutaire et créative Movida à la marocaine. Mais, elle peut aussi se révéler anti-pédagogique, telle qu’elle est employée par une certaine presse darijophone qui se plaît à écorcher l’arabe, là où il s’agit de trouver une harmonie, fruit d’une réflexion stratégique autour d’un projet culturel et social constructif. Quant aux chantres de la darija à l’école, ils ne peuvent ignorer les disparités linguistiques entre les régions, ni faire l’impasse sur les risques de la création sur le long terme de grave fracture à l’intérieur du pays et avec le reste des nations arabes. Certains comme Michel Qitout vont jusqu’à privilégier la graphie latine, plus apte à transcrire le dialectal, évoquant les « aberrations de transcription de l’arabe dialectal en graphie arabe » !!! C’est dire nos craintes devant l’émergence de professeurs tournesols, lançant des expériences farfelues autour de questions graves. C’est tenter, en somme, de trouver une voix d’équilibre entre ceux qui derrière la valorisation des cultures autochtones jouent le jeu du cloisonnement, ceux qui veulent déifier la langue arabe, oubliant le message universel de l’Islam et ceux qui bloquent sa modernisation au risque de la faire entrer de plain-pied dans la catégorie « langues mortes ».
Répondre à cet article

Elwatan

International : Euronews diffusera ses programmes en langue arabe
Posté par Touareg le 12/12/2007 9:13:05 (614 lectures)

La chaîne européenne d’information Euronews, qui transmet déjà en sept langues, a annoncé hier qu’elle allait également diffuser ses programmes en langue arabe en 2008 après avoir remporté un appel d’offres de l’Union européenne. Avec la langue arabe, la chaîne va pouvoir augmenter son audience chez les populations arabophones d’Europe et du bassin méditerranéen. La chaîne annonce le recrutement dans les prochains mois de 35 personnes au siège, à Lyon. La nouvelle version linguistique sera diffusée sur l’ensemble du réseau satellitaire d’Euronews composé de 35 satellites, ce qui permettra de fournir le signal de la chaîne en arabe dans le monde entier.

el watan

International : Sonatrach obtient quatre blocs en Mauritanie
Posté par Touareg le 2/12/2007 8:46:26 (527 lectures)

Sonatrach vient de signer son entrée dans le domaine minier mauritanien en décrochant un contrat d’exploration sur quatre blocs situés dans le bassin de Taoudenni.

Le contrat a été signé pour la partie mauritanienne par le ministre du Pétrole et des Mines, Mokhtar Ould Mohamed El Hassan, et pour la partie algérienne par Mohamed Benhammou, directeur exécutif activités internationales de Sonatrach. A pris part à la signature du contrat, le directeur général de la société mauritanienne des hydrocarbures (SMH). La filiale de Sonatrach, Sonatrach International Petroleum & Production, Sipex, s’est engagée à réaliser des travaux de géologie et de géophysique pour un montant de 2 millions de dollars sur une période de trois ans. Les quatre blocs Ta-01,Ta-30,Ta-31 et Ta-35 totalisent une superficie de 20 197,74 km2, selon la compagnie nationale des hydrocarbures. Deux autres périodes optionnelles de trois ans chacune sont également prévues dans le contrat, selon Sonatrach. Leur programme consistera à réaliser un forage par période. Sonatrach rejoint ainsi deux autres compagnies pétrolières européennes qui ont déjà signé des contrats avec le gouvernement mauritanien. Il s’agit du groupe français Total et de la compagnie espagnole Repsol. Le bassin Taoudenni, qui s’étend sur les territoires de l’Algérie, du Mali et de la Mauritanie, recèlerait un potentiel pétrolier intéressant, selon plusieurs experts. Les travaux d’observation menés déjà par Sonatrach ont fait état de « résultats préliminaires encourageants » selon le jargon de la profession. Sonatrach qui dispose d’un permis dans la région sur le territoire algérien explore le périmètre de Chenachène. Au mois de février dernier, Sipex avait déjà signé à Bamako un contrat de recherche et d’exploitation d’hydrocarbures dans un bloc du bassin Taoudenni au Mali. Sipex s’était engagée à réaliser, en quatre ans, des travaux géologiques et géophysiques ainsi qu’un forage sur ce bloc pour un montant minimum de 11,6 millions de dollars, selon le contrat signé. Le bloc concerné (le n°20), d’une superficie totale d’environ 118 000 km2, est situé dans le bassin Taoudenni, mitoyen avec la frontière algérienne, où Sonatrach opère déjà en territoire algérien, avec le contrat de prospection sur le périmètre de Chenachène. Cette nouvelle acquisition s’était ajoutée à la participation (à hauteur de 25%) de Sipex à l’exploration et l’exploitation des blocs maliens 1, 2, 3, 4 et 9, avec les compagnies ENI (Italie) et Baraka (Mali). En effet, Sipex avait obtenu au mois de novembre 2006 cette prise de participation de 25% dans les contrats de partage de production de 5 blocs d’exploration du bassin Taoudenni au Mali. Avec cette nouvelle acquisition en Mauritanie, Sonatrach conforte ses activités à l’international, plus particulièrement son rôle dans la région du Sahel.

Liès Sahar

Source : El watan

International : Les nouveaux géants de l’aide humanitaire
Posté par Touareg le 23/11/2007 12:44:48 (682 lectures)

NAIROBI, 12 novembre 2007 (IRIN) - L’ardeur entrepreneuriale, l’innovation et les budgets colossaux des fondations privées permettront-ils de réussir là où une industrie internationale humanitaire sclérosée et indisciplinée a échoué ? Ou alors, la « nouvelle philanthropie capitaliste » n’est-elle que la simple manifestation d’une certaine forme d’arrogance, de vanité et de naïveté de la part de grosses fortunes, dans un univers où mêmes les experts humanitaires ont échoué ?

Pour l’économiste Jeffrey Sachs, avec un budget annuel de 150 milliards de dollars, il est possible d’atteindre les Objectifs du millénaire pour le développement (OMD) fixés à l’horizon de l’année 2015.

« Nos gouvernements ne font rien, alors que des gens meurent », a-t-il déploré. Plutôt que de faire appel aux pays du G8 – le groupe des huit pays les plus industrialisés –, M. Sachs pense que les personnalités figurant sur la liste des plus grosses fortunes du monde établie par le magazine américain Forbes représentent les meilleures sources potentielles de financement pour se procurer les fonds nécessaires à la réalisation de ces objectifs. En effet, précise M. Sachs, en ne prélevant que cinq pour cent sur les revenus des 950 milliardaires en dollars recensés dans le monde, on peut aisément réunir ces fonds.

Mais certains doutent de l’efficacité de cette approche. « Les difficultés que nous rencontrons dans le cadre de la réduction de la pauvreté, des maladies et de bien d’autres problèmes ne sont pas d’ordre financier », a affirmé Randolph Kent, directeur du projet ‘Humanitarian Futures’ au King’s College, de l’Université de Londres (University of London). « Lorsqu’on injecte plus d’argent pour tenter de résoudre des problèmes, on court plus le risque de voir ces derniers se multiplier que d’apporter des solutions idoines à ces problèmes ».

Les grosses fortunes de ce monde et ceux qui les soutiennent ne sont pas de cet avis. « Notre génération a une occasion unique de marquer l’histoire. Nous avons l’argent, le savoir et nous connaissons des personnalités capables d’aider l’Afrique. Nous pouvons y arriver avec le concours de personnes comme Bill Gates », a affirmé le chanteur de rock et activiste irlandais, Bono.

La bonne volonté

Depuis l’année 2000, la fondation Bill et Melinda Gates a investi quelque 13,6 milliards de dollars dans des projets nationaux et internationaux. Et les avoirs de la fondation devraient atteindre les 60 milliards de dollars avec l’importante contribution financière de l’homme d’affaires et investisseur américain Warren Buffett.

Dans un nouveau style d’action appelée « capital-risque philanthropique (venture philanthropy) », la fondation Gates tente de résoudre quelques-uns des graves problèmes de la planète, en particulier dans le domaine de la santé, en optant pour une approche pratique et novatrice.

Ainsi, dans cadre d’une de ses dernières initiatives, la fondation a démarré en octobre 2007 un nouveau programme sur cinq ans, d’un montant de 100 millions de dollars, destiné à encourager les recherches médicales innovantes. Lancée au Cap, en, Afrique du Sud, cette initiative, baptisée Grand Challenges Explorations programme, a pour objectif d’aider des scientifiques de pays africains et asiatiques dans leurs recherches en leur octroyant des subventions d’un montant de 100 000 dollars.

La fondation a massivement investi dans certains aspects clés de la recherche médicale et de la chirurgie, en particulier dans des domaines considérés comme non rentables par l’industrie pharmaceutique et médicale du secteur privé.

La puissance des partenariats

Aux côtés des grosses fortunes figurent des activistes comme le chanteur Bono et Bill Clinton, l’ancien président des Etats-Unis.

Le forum annuel que M. Clinton organise à New York pour collecter des fonds permet de réunir un millier de participants parmi lesquels figurent les plus grosses fortunes du monde et de nombreux décideurs internationaux. Ce forum a eu lieu cette année au mois de septembre et 52 anciens et actuels chefs d’Etat y ont participé, chaque participant ayant versé 15 000 dollars pour débattre de sujets qui, autrefois, étaient le domaine réservé des organisations humanitaires.

L’objectif de la Clinton Global Initiative (CGI) « est de créer un groupe permettant de réunir des personnalités disposant d’importants moyens financiers et des décideurs ayant les idées les plus novatrices ». La CGI n’accorde pas de subventions mais agit comme un entremetteur. Dans le cadre de cette initiative, considérée comme « une bourse aux dons destinés à des causes utiles », des promesses de dons d’un montant d’environ 10 milliards de dollars ont déjà été enregistrées.

Entrepreneurs philanthropes

L’aspect le moins reluisant de cette nouvelle philanthropie est le nouveau type de relations qu’elle instaure entre le secteur privé et les organisations caritatives.

« Certains philanthropes entrepreneurs », comme l’Impetus Trust au Royaume-Uni, ont introduit dans le secteur du bénévolat des techniques empruntées au capital-risque pour aider les organisations caritatives à améliorer leur gestion et leurs performances. Acumen Fund, un fonds américain, investit dans des entreprises en faveur des pauvres, mais attend que celles-ci réalisent des bénéfices, tout en cherchant à promouvoir des produits rentables et des bonnes causes.

Des critiques qui dérangent

Mais Muhammad Yunus, lauréat du Prix Nobel de la paix et fondateur de la première institution de microcrédit, doute plutôt de ces méthodes.

« Lorsqu’une entreprise réalise un bénéfice de 100 dollars et en consacre cinq pour une bonne cause, et ce dans le seul but peut-être de ne pas payer des impôts, cela ne m’impressionne pas vraiment ».

« Je m’intéresse plus à ce que représente la philanthropie à l’échelle mondiale qu’au simple don individuel de quelques milliardaires anglo-américains », a fait remarquer M. Kent de l’Université de Londres.

« S’il est vrai que pour l’instant les organisations humanitaires ne sont pas encore parvenues à résoudre quelques-uns des plus graves problèmes de la planète, rien ne permet d’affirmer que les milliardaires y parviendront. Je ne suis pas convaincu qu’ils présentent un quelconque avantage en termes de capacité d’analyse et de fiabilité par rapport aux mécanismes habituels mis en œuvre pour résoudre ces problèmes », a conclu M. Kent.

« Certes, il est trop tôt pour en juger, mais je ne serais surpris s’ils parvenaient à trouver des solutions radicales aux problèmes qui perdurent ».

Au moins un de ces milliardaires n’a pas de doute sur les raisons qui le poussent à agir. « Si nous ne réglons pas le problème du changement climatique, nous serons amenés à nous retourner contre nous-mêmes […] Et avant de finir tous brûlés, nous nous entretuerons », a indiqué George Soros, financier et philanthrope américain.

Quant à Richard Branson, propriétaire du groupe britannique Virgin, il semble bien résumer l’esprit de la nouvelle philanthropie dans cette affirmation : « Je refuse de penser que ne nous ne pouvons pas résoudre ces problèmes ».



Source : cmh/bp/mw/ads/ail ONU

International : L'euro trop fort face au dollar
Posté par Touareg le 12/11/2007 14:21:30 (596 lectures)

L’euro, la monnaie de l’union européenne, amorce une nouvelle hausse
La baisse du dollar alourdit la facture d’importation

Les répercussions du déclin du dollar face à l’euro sur les échanges commerciaux de l’Algérie ont fait l’objet d’une analyse pertinente du Forum des chefs d’entreprise (FCE) dans une note de conjoncture de son dernier bulletin mensuel La Lettre du Forum.

Cette semaine, l’euro a grimpé à 1,4752 dollar, un record depuis la création en 1999 de la monnaie unique, mais la montée des cours du pétrole ces derniers mois, où le cours du brent flirte avec les 100 dollars, a quelque peu éclipsé le débat sur les retombées de la dépréciation du dollar face à la monnaie européenne. Pourtant, et selon les chiffres du FCE, la dépréciation de 33% du dollar par rapport à l’euro entre 2002 et 2006 a fait augmenter de 14,4% la facture globale des importations algériennes. Tirant la sonnette d’alarme pour un suivi « rigoureux » pour anticiper toute conséquence néfaste sur l’économie nationale en général et sur les échanges commerciaux de l’Algérie en particulier, la note de conjoncture du FCE indique que la structure des importations des biens par destination finale (ou par groupe de produits) et celle par origine géographique font ressortir l’effet de la dépréciation du dollar au niveau global des importations, mais aussi sur les importations destinées aux producteurs (industriels) et sur celles destinées aux consommateurs (ménages et administration). Ainsi, les importations de biens de consommation alimentaire ont augmenté de 10% entre 2002 et 2006, les biens d’équipement de 15%, les biens destinés à l’outil de production (matières premières et demi-produits) de 15,5% et les biens de consommation non alimentaire de 16,3%. Selon les explications fournies par le FCE, il en ressort que les importations de l’Algérie ont presque doublé ces cinq dernières années (21,5 milliards de dollars US en 2006 contre 12 milliards en 2002) et elles sont payées en euro dans une proportion qui fluctue entre 55 et 58%. Le cash étant le mode de paiement prédominant à hauteur de près de 83%, suivi des lignes de crédit pour près de 12%. Les comptes devises propres et les autres modes de paiement ne représentent que près de 5%. Concernant la structure des importations par groupes de produits, la part de la zone euro dans les importations totales de l’Algérie révèle la prédominance des biens d’équipements essentiellement industriels et les biens destinés à l’outil de production (matières premières et les demi-produits). Les biens de consommation alimentaire et les biens de consommation non alimentaire représentent par contre une plus faible proportion, indique-t-on. Durant la période 2002-2006, il a été observé que la part des biens d’équipement dans les importations de biens en provenance de l’UE représente près des deux tiers (66%) des importations des biens d’équipement importés du reste du monde. La part des biens destinés à l’outil de production, alors que les biens de consommation non alimentaire, tels que les médicaments, représentent près de 17% des importations totales en provenance de l’UE et près des deux tiers des importations de ce groupe de produits du reste du monde. Pour ce qui est des exportations (plus de 54 milliards de dollars US en 2006 contre 18,8 milliards de dollars en 2002), essentiellement les hydrocarbures, 98% sont libellés en dollar alors que la part de la zone euro dans les exportations de l’Algérie reste élevée même si elle a diminué de plus de 12% en cinq ans. Si par rapport à 2002, la valeur du dollar a diminué de près de 33% en 2006 et de 48% en octobre 2007, cette forte dépréciation a affecté plus les producteurs que les consommateurs, conclut le FCE.

M. Mamart

source : El watan

International : Le tourisme chinois
Posté par Touareg le 1/11/2007 10:45:44 (623 lectures)

Le tourisme chinois explose

Les touristes chinois dépensent en moyenne 3000 dollars par voyage selon un reportage récent publié par China Daily.

La totalité des dépenses comprennent le shopping, l’hébergement de luxe ainsi que les dépenses nécessaires dans les préparatifs. L’Asie reste la destination de prédilection des voyageurs chinois en raison de la proximité. Toutefois, les voyages en Europe et en Amérique sont de plus en plus populaires, surtout lorsque vous y ajoutez les voyages d’affaires. L’enquête a révélé que plus d’un tiers des voyageurs chinois d’outre-mer choisissent de rester dans les hôtels 4 étoiles, alors que plus de 10% optent pour un hébergement 5 étoiles. Les consommateurs sont également mieux préparés quand ils planifient leurs déplacements en utilisant les informations mises à disposition sur Internet. L’enquête a révélé que près de 7 vacanciers sur 10 consultent des sites web sur leur destination et environ 6 sur 10 utilisent des forums de discussion comme sources d’informations. Internet est une source d’informations de plus en plus en vogue pour les voyageurs potentiels, suivi des agences de voyages et autres médias, tels que les journaux et les magazines.

K. B.

Source : El watan

International : Pourquoi le prix du pétrole flambe ?
Posté par Touareg le 28/10/2007 14:18:14 (472 lectures)

Dans ce contexte, il est utile de rappeler que la consommation d'énergie a connu une évolution depuis que le monde est monde, surtout depuis la révolution industrielle à nos jours et que les différentes sources d'énergie sont en concurrence : charbon, pétrole, gaz, nucléaire, les énergies renouvelables dont le solaire, éolienne, géothermique. Et que le marché du pétrole est un marché mondial alors que le marché du gaz est plus segmentée (l'idée d'une OPEP gaz étant un projet non réalisable à court terme et des solutions peuvent être trouvées conciliant les intérêts tant des producteurs que des consommateurs). Comme il est utile de préciser, qu'il faut manier prudemment les données sur le niveau des réserves du pétrole et du gaz qui dépend à la fois des découvertes substantielles tenant compte des nouvelle technologies, du rythme d'exportation actuel, de la consommation intérieure, des coûts importants et de l'évolution du prix de cession : un gisement peut être rentable à 60 dollar le baril et non rentable à 30 dollars, les gisements marginaux de pétrole pouvant être rentables à la différence des gisements marginaux de gaz si ils sont éloignés des lieux de connexion… A titre de rappel, l'Algérie a 2,5 à 3,5% des réserves mondiales rentables de gaz, au prix actuel, seulement contre plus de 30% et 15% pour la Russie et l'Iran et sans compter la venue prochaine de bon nombre de pays africains, étant également un producteur marginal de pétrole. D'où l'importance de penser à asseoir la réforme globale pour une économie compétitive centrée sur l'entreprise et son fondement le savoir pour des segments hors hydrocarbures dont nous avons des avantages comparatifs et sur les énergies renouvelables dont le solaire. Aussi, plusieurs facteurs essentiels intiment liés me semble être les fondamentaux de l'évolution du prix du brent, le prix du gaz étant indexé sur le cours du pétrole.
I- L'expansion de l'économie mondiale
L'élément fondamental qui explique l'envolée des cours du pétrole est premièrement l'expansion inégalée de l'économie mondiale. Le rapport du FMI et de la Banque mondiale de 2006 constatent que les prochaines années verront une croissance mondiale soutenue tirée surtout par les pays émergents, les pays en développement ayant atteint en 2006 un niveau de croissance quasi record de 7%. Et bien qu'il faille s'attendre à un ralentissement en 2007 et 2008, cette croissance restera probablement supérieure à 6%, soit plus du double de celle des pays à revenus élevés, laquelle devraient s'établir à 2,6%. A cet effet l'évolution du taux de croissance de l'économie mondiale et notamment de la Chine,( la 4ème puissance économique mondiale actuellement risquant de devenir le premier horizon 2030, actuellement la deuxième importatrice de pétrole/gaz) et de l'Inde (dont la population pour les deux pays approche les 30/35% de la planète) l'entrée de la Russie avec une forte consommation intérieure, influent le niveau du prix du brent du fait du déséquilibre offre/demande. Cette dynamisation de l'économie mondiale avec sa financiarisation accrue par la domination des actionnaires et des fonds de pension notamment américains, explique qu'elle a pu absorber ces hausses de prix sans incidences majeures,les pays les plus pénalisés étant les pays pauvres du Tiers Monde, contrairement aux années 1974/1980, avec l'entré des pays émergents qui bousculent la hiérarchie pesant de plus en plus lourd sur les marchés, entièrement dominée il y a vingt ans par les américains et les japonais : Industrial and Commercial Bank of China (ICBC) ; le géant de l'énergie russe Gazprom, coté depuis 1996 qui compte investir dans les 25 prochaines années la somme colossale de 420 milliards de dollars US ; l'opérateur de télécommunications China Mobile, coté à Hongkong depuis 1997, compte parmi les trente premiers du classement et Tata Steel, un des plus grand sidérurgiste indien coté à Bombay. C'est que le monde économique a fondamentalement changé en 2007, expliquant qu'en l'espace de vingt ans, les vingt premières capitalisations au monde ont été multipliées par dix, C est ce que révèle une étude réalisée par Fidelity International, publiée en juin 2006 et Exxon Mobil (groupe pétrolier), passé de la 2e à la 1re place avec 371,2 milliards de dollars, (plus de trois fois et demi le PIB algérien). Les différentes concentrations des grandes compagnies des hydrocarbures, notamment les dernières fusions tenant compte du contrôle à l'aval des différents segments des arbres généalogiques du pétrole et du gaz, source de forte valeur ajoutée et le contrôle par les compagnies des services qui seront soumis aux règles de l'OMC à l'horizon 2010 montre clairement une maîtrise globale de ces hausses de prix à l'aval, laissant une fraction de l'amont aux pays producteurs de l'OPEP qui se cantonnent dans le brut ou le semi-brut. Comme nous ne sommes plus dans les années 1974, et 19870 où la hausse du cours du baril a eu comme conséquence une récession des pays développés. Des mécanismes ont été mis en place pour absorber cette hausse, mécanismes favorisés par le recyclage des pétro dollars qui s'investissent dans les pays développés. Pour preuve du fait de la faiblesse des capacités d'absorption de cette aisance financière, l'Algérie, selon l'Institut Peterson, dans sa note de conjoncture d'août 2007 proche du département d'Etat américain, aurait placé 43 milliards de dollars Us en bons de Trésor américain, ces placements étant garantis par l'Etat américain avec un taux fixe, bien que faible. La constatation pour ces placements, si le montant est vérifié cela représenterait la moitié des réserves de change bien que selon la déclaration officielle d'un ministre des Finances algérien courant 2006, ils produiraient entre 1 et 2 milliards de dollars US Mais cela n'est pas propre à l'Algérie puisque d'autres pays contribuent indirectement comme les pays du Golfe à la croissance des pays développés comme les Emirats Arabes Unis (entre 500 et 875 milliards de dollars) et le Qatar (50 milliards). Liée à cette expansion de l'économie mondiale l'importance du niveau de consommation qu tenant compte de la révolution technologique, serait selon certaines prospectives la suivante : la part du pétrole et du gaz passerait respectivement entre 2000 et 2040 de 40 et 22% à 20 et 25% avec le retour du charbon 25% expliquant la stratégie américaine à la fois de geler son exploitation de charbon dont les réserves prouvées uniquement en charbon sont le double en termes d'efficacité énergétique que les réserves d'Arabie Saoudite et d'étendre son influence politique et militaire sur les régions à forte potentialités énergétiques (Moyen-Orient). Ainsi, la dépendance énergétique tant des USA que de l'Europe devrait passer de 50% à plus de 70% horizon 2020 avec l'entré de la Chine qui a importé pour plus de 45 milliards de dollars US d'hydrocarbures en 2006, qui devrait passer à la 3e puissance économique mondiale, avant l'Allemagne (11,1% de taux de croissance en 2006 contre 10,7% en 2005 avec un produit intérieur brut dépassant 2650 milliards dollars soit plus de 26 fois le PIB algérien le PIB allemand s'étant élevé en 2006 à 2900 milliards de dollars US). D'où d'ailleurs les rivalités économiques actuelles entre les USA et la Chine pour l'Afrique expliquant la position de cette dernière sur le Darfour expliquant notamment la présence active des USA au Moyen Orient, en Mer caspienne et leur présence en Irak. Concernant la place de l'approvisionnement en gaz de l'Europe de l'Algérie, il est utile de rappeler qu'en 2006 sa part représente 10%, 24% pour la Russie et 17% pour la Norvège et selon un rapport récent de la commission de Bruxelles cette part, si les tendances ne sont pas renversées, entre 2020/2040, cette part serait de 40% pour la Russie, 30% pour l'Algérie (sous réserve de nouvelles découvertes) et 25% pour la Norvège expliquant le dernier rapport de la commission de Bruxelles de vouloir d'atténuer cette dépendance tant vis-à-vis de Sonatrach que de Gazprom. Pour notre pays, l'objectif est une exportation de 85/100 milliards de mètres cubes gazeux, notamment à travers les réseaux Galsi et Medgaz la construction de GNL, certes permettant une relative indépendance, mais demandant du temps. C'est dans ce cadre que rentrent les grands projets comme le Nigal (gazoduc Nigeria Europe via Algérie nécessitant un financement de plus de 10 milliards de dollars US qui est toujours malheureusement en gestation et dont les tensions sécuritaires au Nigeria ne faciliteront pas la réalisation, ou la connexion des gisements tchadiens de gaz qui sont des projets structurants pour l'Afrique. Cela traduirait dans la réalité les objectifs du NEPAD, dont les réalisations concrètes sont actuellement loin des espérances.
II- Autres facteurs économiques et géostratégiques
Le contrôle de l'énergie au niveau mondial est au cœur de la stratégie géo- stratégique américaine (d'ailleurs chinoise et européenne) sous tendant toute la stratégie militaire. Pour preuve, le Parlement américain en juillet 2007, a voté une motion contre toute tentative de création d'un OPEP gaz craignant qu'un cartel de gaz réunissant entre autre les plus grands producteurs potentiels notamment la Russie, le Qatar, l'Iran, le Vénézuéla aurait d'énormes conséquences pour son industrie d'armement affectant ses capacités de défense car les substances issues du gaz sont largement utilisés dans l'industrie de l'armement comme les industries chimiques, plastiques, et les matériaux composites. Et le récent accord entre Gazprom et la compagnie française total (Gazprom 75%, 25%, Total, cette dernière venant également de s'implanter au Qatar, et bientôt en Libye) pour le développement du gigantesque gisement gazier de Chtokman et les importants gisements au dessus du cercle polaire plus de 25% des réserves mondiales expliquant les tensions actuelles entre le Canada des pays limitrophes et la Russie pour la délimitation du territoire posant pour la première fois un important problème de droit.
(A suivre)

NB-Abderrahmane Mebtoul a été conseiller aux ministères de l'Industrie et de l'Energie de 1974/1979- de 1990/1995 et au ministère de l'Energie et des Mines de 2000/2005 ayant dirigé avec des experts étrangers et nationaux des audits d'intérêts national dont le dernier en date(2004/2005) avec le bureau d'études américain Ernest Young sur la mise en place d'une nouvelle politique des carburants horizon 2010 en Algérie. Auteur de l'ouvrage collectif : « le secteur énergie en Algérie face aux mutations mondiales » 700 pages, 2 volumes, édition Dar Gharb 2004

Source : La Nouvelle République

International : Algérie-Venezuela : Sonatrach et PDVSA s’associent
Posté par Touareg le 28/10/2007 1:11:34 (455 lectures)

L’Algérie et le Venezuela ont signé sept accords de coopération, jeudi dernier, à l’issue des deux jours de travaux de la commission mixte de coopération, selon des agences de presse.

L’accord qui a le plus retenu l’attention est sans conteste le mémorandum d’entente entre Sonatrach et la compagnie nationale vénézuélienne PDVSA. Les deux compagnies ont décidé de travailler conjointement dans les deux pays pour explorer et produire du pétrole. PDVSA a aussi signé un accord avec l’Institut algérien du pétrole pour la formation et le recyclage d’environ 400 techniciens vénézuéliens. Les travaux de la commission mixte algéro-vénézuélienne de coopération ont eu lieu mercredi et jeudi passés sous la présidence des ministres de l’Energie des deux pays, à savoir Rafael Ramirez et Chakib Khelil. Le président Hugo Chavez a assisté à la cérémonie de signature des accords de coopération qui ont eu lieu au palais présidentiel. Concernant l’énergie, des officiels vénézuéliens ont déclaré s’intéresser à l’expérience de Sonatrach en offshore. Les accords de coopération signés concernent les secteurs de l’énergie, du commerce, de la technologie, de l’agriculture, de l’industrie, de l’éducation et de la culture. L’Institut algérien de normalisation (IANOR) et l’organisme vénézuélien de la normalisation et de la qualité ont signé aussi un accord de coopération.

L. S.

Source : El watan

International : Hausse des prix du pétrole
Posté par Touareg le 28/10/2007 1:10:45 (458 lectures)

Les chiffres et la réalité

Depuis l’année 2004, les prix du pétrole ont connu une hausse continue. Toutefois, cette hausse s’est accompagnée d’un recul de la valeur du dollar (qui est la monnaie de référence sur le marché international du pétrole) par rapport à la monnaie européenne, l’euro.

En moyenne et au 19 octobre 2007, le panier de l’Opep a pris 3,40 dollars de plus par rapport à sa moyenne de 2006 où il avait coûté 61,07 dollars le baril en moyenne. La valeur moyenne du pétrole de qualité brent de la mer du Nord a augmenté de deux dollars environ au 19 octobre et toujours par rapport à sa valeur moyenne de l’année 2006 durant laquelle il avait coûté 66,15 dollars le baril. Pour l’année 2007 et toujours au 19 octobre 2007, le baril de pétrole qualité brent a atteint la moyenne de 68,09 dollars le baril. Le brut sur le marché américain a atteint une moyenne de 67,21 dollars le baril au 19 octobre 2007 contre une moyenne de 66,30 dollars le baril durant l’année 2006. Si les prix actuels sur le marché ont atteint de nouveaux records ces deux derniers mois en passant aussi bien la barre des 80 dollars, comme celle des 90 dollars le baril, il faut se rappeler que ces prix étaient situés aux environs des 50 dollars au début de l’année 2007. A titre d’exemple, le brent avait fait une moyenne de 53,68 dollars le baril pour le mois de janvier 2007, 57,43 dollars en février et 57,76 dollars pour le premier trimestre 2007. Depuis le mois de mars, les prix ont évolué au-dessus des 60 dollars le baril avec des pics à plus de 70 dollars au mois de juin qui a connu une moyenne de 71,55 dollars le baril. La tendance actuelle pourrait donner une moyenne au-dessus de 68 dollars le baril pour l’année 2007, soit un gain de plus de deux dollars par rapport à 2006. Toutefois, ce gain est à relativiser pour les pays dont les achats se font en euros, vu que la hausse du prix du baril de pétrole s’est accompagnée d’un recul du dollar par rapport à l’euro. Si on prend comme référence le brent qui est le plus proche de la valeur du pétrole de qualité Sahara Blend algérien, on constate que le prix a été multiplié par 2,8 environ par rapport à l’année 2002 en prenant comme référence 68 dollars qui devrait être la moyenne de l’année 2007. En effet, en 2002, le brent avait fait une moyenne de 24,03 dollars le baril. Cette augmentation du prix doit être relativisée à cause de deux facteurs. Le recul du dollar qui a perdu 30 à 40% de sa valeur par rapport à l’euro. Ces deux facteurs se répercutent directement sur le pouvoir d’achat de l’Algérie dont 98% des recettes extérieures proviennent des hydrocarbures qui sont libellées en dollars. Toutefois et par rapport à la valeur du dollar du début des années 2000, on peut situer la valeur actuelle du baril de pétrole entre 40 et 50 dollars. En valeur réelle, le prix du baril de pétrole a doublé depuis. Sur un autre plan, le recul du dollar a orienté beaucoup d’achats vers la zone dollar. Ainsi le taux des importations qui était de 70% en provenance de la zone Euro serait actuellement à 60%. Ce qui atténue encore un peu plus les pertes. A cause de la cherté des produits de la zone Euro, beaucoup d’importateurs se sont surtout orientés vers la zone Asie ou vers d’autres pays qui utilisent le dollar, comme la Turquie. Ainsi la hausse actuelle des prix du pétrole est à relativiser et si les chiffres ont atteint des records inimaginables il y a quelques années, en termes de pouvoir d’achat, les capacités ne se sont pas multipliées comme on pourrait le penser en regardant les chiffres de la cotation du baril de pétrole quotidiennement. Les capacités ne se sont multipliées que par deux. Ce qui n’est pas aussi mal à prendre vu les prix du pétrole de la décennie passée. La hausse des prix depuis le début des années 2000 a permis de régler le problème de la dette extérieure qui n’est plus un fardeau. Comme elle a permis au pays de disposer de réserves de change importantes à même d’amortir un quelconque choc qui pourrait survenir en cas de retournement de situation.

Liès Sahar

Source :El watan

(1) 2 »
Radio Bahdja football Portail randonnée & Trekking Archive Algérie Francophones des Philippines Le Portail de la ville de Dubai Femmes à Dubai MRE MAROCn Somalie Didouche Alger Forum Thailande Le Portail de la ville de Londres sitmap Algérie