Le Président de la République, M. Abdelaziz Bouteflika, a repris donc son bâton de pèlerin pour se rendre cette fois à la wilaya de Tamanrasset. Un déplacement sur le noble front de la bataille du développement dans laquelle l’Algérie tout entière est engagée depuis près d’une décennie. Une bataille basée sur une stratégie pensée et réfléchie dont l’inéluctable victoire permettrait à l’Algérie d’asseoir une base et des infrastructures à même d’assurer un véritable développement durable.
Tamanrasset n’est pas loin d’Alger. Elle en est aussi proche que Annaba, Mascara ou Laghouat. Les pulsions, les aspirations, les visions de ses habitants sont les mêmes que partout ailleurs et elles sont, de même, perçues sur la même longueur d’onde. Les réponses apportées par l’Etat se trouvent dans l’ambitieux programme du Président de la République, un programme dont la stratégie d’application est basée par la répartition juste et équitable des richesses du pays, sur un développement intégré dont l’harmonie veille à l’équilibre entre les régions et à une approche plus poussée au bénéfice des régions les plus pauvres.
“Tamanrasset sera vidée de ses habitants. C’est une ville qui meurt petit à petit de soif, faute d’eau, elle sera engloutie par le désert.” Que de fois, lors de visites et de reportages sur le terrain, avons-nous entendu cette prophétie de mauvais augure amplifiée, il est vrai, par la rareté et le rationnement du précieux liquide. C’était durant les années 80. Tamanrasset aujourd’hui bénéficie d’un titanesque projet. Une amenée d’eau depuis l’albien de In Salah par des conduites sur une distance de 700 km. Les 400.000 habitants auront 100.000 m3 de transfert d’eau quotidiennement. L’enveloppe allouée à ce mégaprojet est de l’ordre de 177 milliards de dinars, soit 17.770 milliards de centimes. Voilà ou va l’argent du pétrole, voilà la preuve sur le terrain de la répartition juste et équitable des richesses du pays.
Tamanrasset n’est pas loin, assurément, d’Alger, depuis 1999. L’enveloppe globale consentie par l’Etat pour la satisfaction des besoins des populations a atteint les 93,740 milliards de dinars. Ce n’est pas rien et ce n’est encore rien tant le dynamisme du développement, la bonne gouvernance augurent de nombre de projets à venir, tant la noble bataille du développement continue.
A. M. A El Moudjahid |