par Elhadj Abdelhamid
Bouteflika se rend à Tamanrasset, au Sahara algérien, alors que les Sahraouis « Occidentaux » rencontrent les Marocains à Manhasset dans la banlieue de New York.
Dans le désert du Sahara, on peut être sujet aux mirages, pas les chasseurs français, mais les illusions d’optique qui surviennent souvent après des rafales, pas les chasseurs français invendus au Maroc, mais celles des vents de sable.
Il n’est pas improbable à l’avenir, si l’on scrute bien le ciel du Sahara et du Sahel, d’y distinguer des fantômes des sables, pas les Phantom F16 américains livrés au Maroc.
Dans le désert, les mirages paraissent, mais les messages passent aussi.
Bouteflika, un ancien prince de Son Excellence la Diplomatie algérienne, connaît mieux que beaucoup l’Afrique, l’ONU, les Arabes et Israël, l’Est et l’Ouest, le Sud et le Nord... etc.
Les recalés de l’Histoire de l’Afrique semblent avoir oublié qui était, dans l’Etat-Major de l’ALN, le Commandant Abdelkader El Mali, le Malien.
Alors, les « Affaires des Sahara », Occidental ou Oriental, les Touaregs, le Sahel... sont des « affaires courantes » à El-Mouradia.
Au début de son premier mandat, Bouteflika avait averti tous les partenaires potentiels de l’Algérie : « Partez du principe que je ne suis pas débile ! ».
Sarkozy soutient un troisième mandat de Bouteflika. Qui, de Moscou à Pékin, de Londres à Washington et... d’Alger à Tamanrasset, pourrait s’y opposer.
le Quotidien d’Oran
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