Les problèmes de population et leurs incidences sur les stratégies et programmes de développement, constituent de façon permanente, pour le Niger, une préoccupation majeure, a indiqué jeudi le chef du gouvernement nigérien, M. Seyni Oumarou.
Ouvrant les travaux d’un forum national sur la maîtrise de la croissance démographique, la Santé de la reproduction, le statut de la femme et le Genre, M. Oumarou a souligné que ce forum intervient à un moment où le Niger s’est engagé à faire de la réduction de la pauvreté l’axe central d’orientation du gouvernement en matière de développement économique et social, à travers la mise en oeuvre de la Stratégie de réduction de la pauvreté.
"Au regard de la volonté politique inébranlable, qui anime le gouvernement que je dirige, je fonde l’espoir que ce forum de concertation nationale débouchera sur des conclusions hardies et novatrices et qu’il atteindra les objectifs ambitieux que nous lui assignons", a –t-il dit.
La ministre nigérienne de la Population, Mme Boukari Zila a, pour sa part, rappelé les énormes ressources humaines, matérielles et financières investies dans la lutte pour le développement et le bien-être de la population, déplorant toutefois que le pays soit encore confronté à de multiples défis malgré ces investissements.
Les indicateurs sociaux et démographiques compromettent sérieusement la lutte contre la pauvreté au Niger et pèsent lourdement sur tous les leviers du développement, a poursuivi la ministre.
Estimé à 11.060.291 habitants selon les résultats du dernier recensement effectué en 2001, la population nigérienne se caractérise par un fort taux de croissance (3,3%) par an, une fécondité précoce et tardive (environ 7 enfants par femme), une population très jeune (48,4% de la population ont moins de 15 ans) et une insécurité alimentaire quasi-endémique qui touche en 2005 plus 3,5 millions de personnes.
Le gouvernement nigérien envisage, pour les dix années à venir, faire baisser de 2,5% le taux de croissance démographique.
Les résultats du dernier Recensement général de la population et de l’Habitat (RGP/H, mai 2001), soulignent qu’avec un taux de croissance de 3,3%, entre 550.000 et 600.000 enfants naîtront chaque année au cours des cinq prochaines années.
Pour dépasser le taux de scolarisation actuel de 50% et atteindre les objectifs du Programme décennal pour le développement de l’éducation (PDDE), l’Etat doit investir chaque année plus de 18 milliards de francs CFA en infrastructures scolaires, au niveau du primaire, c’est-à-dire en moyenne, 4.500 classes par an, jusqu’en 2015, indique-t-on de source officielle.
Niamey
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