Placée sous le slogan «crimes de la France, pour que nul n’oublie», la rencontre, initiée par l’Union nationale des étudiants algériens (UNEA), a abordé les méfaits de ces expériences sur l’homme et l’environnement, dont les retombées «persistent à ce jour à Reggane et ses alentours». Le Pr. Smail Rachid, de l’Institut d’hygiène et de sécurité industrielle de Batna, a analysé dans son intervention intitulée «la radioactivité des essais nucléaires français au Sahara», la nature de ces essais qui ont causé «des malformations à toute une génération d’habitants» de la région. Les intervenants ont relevé que les effets de la radioactivité des matériaux utilisés «persistent sur des périodes très longues» et estimé que les essais nucléaires coloniaux dans le Sahara algérien gardent un côté «mystérieux» qui les distingue des essais effectués çà et là à travers le monde. Evoquant la question de la demande d’indemnisation exprimée par la société civile auprès de la France, en raison des méfaits et des dommages occasionnés par ces essais nucléaires, le Dr. Belferag a estimé que cette question pose problème sur le plan juridique qui, pourtant, constitue selon elle la seule voie à même d'exiger réparation aux victimes, transformées de fait en «cobayes de laboratoires». Les communicants ont fait part de la révélation de maladies étranges touchant des personnes exposées aux radiations, plusieurs années après les essais, en plus des cas de cancer. Ils ont également fait remarquer que les témoignages relevés indiquent la présence de séquelles psychosomatiques, qui révèlent le degré d’atrocité de ces crimes contre l’humanité. L’occasion a donné lieu à la présentation de photographies et de films documentaires sur les incidences causées par ces essais à l’homme et à la nature.
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