Les colloques entre représentants de la rébellion touareg et délégués du gouvernement nigérien se poursuivent à Agadez dans le but d'aboutir au désarmement des groupes armés et de rétablir la paix dans les régions du Nord, confirment des sources internes aux deux parties aux négociations, après que le président Mamadou Tanja a rencontré pour la première fois dimanche dernier les représentants des trois principaux mouvements touareg. Dans un entretien au quotidien Le Sahel, le délégué du Front des forces de redressement (Ffr), Saidou Kaocen Maïga, a expliqué que les pourparlers étaient entrés dans leur phase technique concernant le progressif désarmement et la réintégration des combattants au sein de la société civile. Arrivés à Agadez de la Libye, les délégués ont accepté la nomination de la Libye comme médiateur dans le processus de dialogue et Mohamed Anako, Haut commissaire nigérien à la Paix, est allé jusqu'à affirmer que les véritables colloques avaient débuté le mois dernier à Tripoli sous l'égide de Mouammar Kadhafi. Après avoir décidé de rencontrer le président, les rebelles auraient reconnu leur désarmement moral, a-t-il affirmé à la station Rfi. Des sources proches des participants aux colloques ont indiqué que parmi les conditions posées par la rébellion pour conclure la paix figurerait une amnistie générale pour les combattants, la libération de tous les prisonniers détenus par le gouvernement et la levée de l'état d'urgence dans les zones de conflit. Ayant pris les armes contre le régime en 2007, les mouvements rebelles revendiquent une meilleure répartition et gestion des ressources minières du sous-sol, dont les recettes n'ont pas contribué au développement du Nord du pays, resté isolé et exposé à la pollution et aux catastrophes écologiques. (ADL/CN) [CO]
Source: Missionary International Service News Agency (MISNA) |