Le pays entend augmenter ses exportations de gaz de 30 % d'ici à cinq ans pour atteindre un volume de 85 milliards de mètres cubes par an.
L'Algérie veut changer de modèle. Doté de solides réserves d'hydrocarbures, le pays veut accentuer ses exportations de gaz, en jouant la carte du gaz naturel liquéfié (GNL). Objectif officiel : porter les exportations de 65 milliards à 85 milliards de mètres cubes par an d'ici à cinq ans. Mais, selon une étude de l'Institut français des relations internationales (Ifri), les officiels algériens disposent aussi d'objectifs officieux, visant à diminuer la part des volumes consacrés aux contrats de long terme.
Dès 2014-2015, les volumes de gaz naturel exportés par l'Algérie devraient ainsi théoriquement se répartir selon un ratio de 65-35. Les premiers seront fournis dans le cadre de contrats de long terme classiques, tandis que les seconds seront destinés à alimenter des marchés spot régionaux. Pour atteindre cet objectif, le pays mise sur une montée en puissance de ses exportations de GNL. Dans cette optique, la compagnie nationale Sonatrach a lancé la réalisation de deux trains de liquéfaction de gaz naturel sur les sites côtiers de Skikda et Arzew, dans le nord du pays.
Cette augmentation des exportations va également s'appuyer sur la mise en service des gazoducs vers l'Espagne (Medgaz) et vers l'Italie (Galsi). Le premier devrait être mis en service à la mi-2009 et le second en 2010. Ils seront respectivement dotés d'une capacité de 8 et 10 milliards de mètres cubes par an. Des extensions sont également à l'étude.
Côté production, trois grands projets gaziers dans le sud du pays pourraient ajouter environ 10 milliards de mètres cubes par an de volumes supplémentaires d'ici à 2013. Il s'agit du projet mené par Total à Timimoun pour 1 milliard de dollars et de ceux gérés respectivement par GDF Suez et l'espagnol Repsol-YPF, à Touat et Reggane, pour 1,5 milliard de dollars chacun.
Pour autant, l'Algérie aura besoin de rétablir la confiance avec les grandes compagnies internationales pour développer sa production de gaz. L'an dernier, lors d'un appel d'offres portant sur 16 blocs miniers, l'Agence nationale pour la revalorisation des hydrocarbures n'avait réussi à obtenir que 4 candidats. Un échec cuisant pour le pays, attribué à l'époque à la chute du prix du baril de pétrole.
Source: www.lesechos.fr
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