“Le match contre l’Algérie sera encore plus difficile que celui que nous avons livré contre le Cameroun”, disent-ils.
Installée à l’hôtel Luzo, en plein ville de Benguela, la délégation égyptienne prépare activement le rendez-vous de demain contre l’Algérie. Hier, dans la matinée, histoire de décompresser des efforts déployés la veille lors du match contre le Cameroun, les joueurs sont sortis pour une excursion au bord de la mer. Ils en sont revenus aux environs de 14h, l’air très décontracté. Devant l’hôtel, une poignée de journalistes, dont votre serviteur, faisait le pied de grue sous un soleil de plomb pour tenter d’arracher la moindre déclaration. Finalement, la récolte est maigre. Le coach Shehata, le visage fermé et sans doute sous pression depuis qu’il sait qu’il va de nouveau croiser le fer avec l’Algérie, est le premier à sortir du bus et à s’engouffrer directement dans l’hôtel. Il est suivi par le gardien El-Hadry, récalcitrant devant la presse et a préféré lui aussi prendre la poudre d’escampette quand il a su que nous étions de la presse algérienne. Le regard caché derrière des lunettes de soleil, l’attaquant Zidan snobe carrément les journalistes. Seul le capitaine Ahmed Hassan a daigné lâcher un petit sourire avant de déguerpir à son tour promptement. “Laissez-les photographier bon Dieu ! laissez-les !” dit-il à l’adresse des vigiles égyptiens. En revanche, l’entraîneur des gardiens de but, “captain Hassan”, a accepté de faire une déclaration dans laquelle il a mis l’accent sur le fait que “les meilleures équipes arabes du moment sont appelées à donner le meilleur exemple de sportivité et de fair-play et fournir un spectacle digne du rang des deux équipes”. Pour lui, “le match contre l’Algérie sera encore plus difficile que celui que nous avons livré contre le Cameroun”. Il nous a promis de faire le nécessaire pour que le coach Shehata fasse une déclaration à la presse algérienne. Nous attendons ! Présent dans la délégation égyptienne, Hany Abou Reda, membre de l’exécutif de la CAF, nous a demandé des nouvelles de son “collègue” Raouraoua, il a insisté lui aussi sur le fait que “le match Algérie-Égypte doit être un sommet du football où la rivalité doit se limiter à l’aspect sportif”. Lui aussi nous expliquera que “les joueurs sont interdits de déclarations pour des raisons évidentes et que même l’entraînement est fermé à la presse”. Les Égyptiens sont sous pression.
Par : Samir Lamari
Liberte Algerie
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