Directeur général de la Sûreté nationale, Ali Tounsi, décédé jeudi à l'âge de 73 ans, a été inhumé vendredi après-midi au cimetière d'El Alia à Alger. L'inhumation a eu lieu en présence du président du Conseil de la nation, M. Abdelkader Bensalah, du Premier ministre, M. Ahmed Ouyahia, du président du Conseil constitutionnel, M. Boualem Bessaih, et des membres du gouvernement. De hauts responsables de l'Armée nationale populaire (ANP), des cadres de la Sûreté nationale, des personnalités nationales, des compagnons d'armes, les membres de sa famille et de nombreux citoyens ont accompagné la dépouille du défunt à sa dernière demeure.
Dans l'oraison funèbre qu'il a lue en cette douloureuse circonstance, le commissaire divisionnaire Lakhdar Dehimi a salué les qualités humaines et les valeurs morales du défunt "qui a servi avec abnégation et dévouement la patrie" et combattu le colonialisme, aux côtés de ses compagnons d'armes, avec un "courage et un héroïsme exceptionnels".
Il a ajouté que le défunt a grandement contribué, après l'indépendance, à l'édification des institutions de l'Etat, à travers les postes de responsabilités qu'il a occupés.
L'orateur a également mis en avant le rôle du colonel Ali Tounsi dans la lutte contre les différentes formes de criminalité, rappelant que la sécurité de l'Algérie constituait sa préoccupation majeure.
Il a relevé aussi le souci du défunt "d'oeuvrer en permanence à la rénovation du système de formation et de mise à niveau au sein de la Sûreté nationale", et sa volonté à "préparer de nouvelles générations capables de relever les défis et faire face aux forces du mal et de destruction, pour préserver la sécurité et la stabilité du pays".
L'orateur a, en outre, mis en exergue le travail accompli par Ali Tounsi pour bâtir un corps de la police professionnel et moderne.
Né le 27 septembre 1937, le défunt a été un moudjahid de la première heure et a occupé plusieurs postes de responsabilité après l'indépendance.
Connu sous le nom de "Ghaouti", le défunt, licencié en droit, a rejoint à l'âge de 20 ans les rangs de l'Armée de libération nationale (ALN) en 1957, alors qu'il était étudiant au lycée de Meknès (Maroc).
Deux années plus tard, Ali Tounsi, qui a le grade de sous-lieutenant dans la zone 5 relevant de la wilaya V historique, est arrêté et emprisonné par l'armée coloniale.
A l'indépendance, il a créé et organisé les services de sécurité de l'Armée, poste qu'il a occupé jusqu'en 1980.
Il a également occupé les postes de directeur des sports militaires jusqu'en 1984 et directeur de l'Ecole militaire des sciences géodésiques jusqu'en 1986.
Par la suite, il a été nommé commandant de la 4e Région militaire avant de prendre sa retraite avec le grade de colonel en 1988.
Le défunt, qui a été un acteur et un dirigeant du mouvement sportif national, a été président de la Fédération algérienne de tennis pendant cinq ans et vice-président du Comité olympique algérien.
En 1995, Ali Tounsi est rappelé pour être désigné à la tête de la Direction générale de la Sûreté nationale (DGSN) qu'il a dirigée jusqu'à son décès.
APS
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