Passeport biométrique Algérien | Les personnes désirant obtenir un passeport biométrique ne seront pas dispensées d’enlever le foulard ou de se raser la barbe. Le ministère de l’Intérieur Zerhouni n’a rien changé à cette disposition. Le directeur des libertés générales et des affaires juridiques a expliqué que l’Algérie ne faisait que se conformer aux exigences internationales.
Les échos faisant état du recul du ministère de l’Intérieur après la polémique engendrée par l’annonce des nouvelles dispositions seraient donc infondés. Talbi Mohamed, le directeur général des libertés générales et des affaires juridiques a indiqué hier que si les citoyens algériens ne se conformaient pas à cette obligation, ils s’exposeraient à des désagréments dans les aéroports.
Sur la même longueur d’ondes, un représentant de la Gendarmerie nationale, ingénieur informatique de son état, a estimé que la polémique née autour de cette disposition n’était pas justifiée. Il a affirmé que le processus de fabrication des passeports biométriques avait bel et bien démarré mais que pour l’heure, aucun document biométrique n’avait été délivré.
50 000 extraits de naissance 12 S ont déjà été délivrés et les daïras pilotes sont en mesure de traiter une trentaine de dossiers par jour. Le représentant de la gendarmerie est formel : le processus de fabrication est totalement maîtrisé par des ingénieurs algériens. Au niveau des daïras pilotes, le système mis en place ne laisse aucune chance à la fraude.
Le passeport fait dans un papier fiduciaire est totalement fabriqué au niveau de l’Hôtel de monnaie, assure le représentant de la gendarmerie qui a expliqué hier que seule la couverture était importée. Des déclarations faites au cours de la conférence sur l’administration électronique organisée hier par le Sénat. Des représentants des différents secteurs y ont exposé leurs expériences en la matière.
Si beaucoup affirment avoir mis en place des plateformes intranet, des réseaux internes, le constat est cependant mitigé : l’Algérie a encore beaucoup de chemin à faire pour être au diapason. Les participants estiment que l’administration algérienne reste très peu informatisée et même lorsqu’elle l’est, elle continue d’être gérée avec des méthodes archaïques.
La fracture numérique entre les différentes régions, ajoutée aux appréhensions relatives aux atteintes à la vie privée et au manque de moyens alloués pour la concrétisation du projet du e-gouvernement font que le constat est accablant.
source: Le soir d’algerie
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