Andrew Warren, 42 ans, soupçonné d’abus sexuel sur deux Algériennes après les avoir droguées en 2008 et inculpé pour agression sexuelle en juin 2009, sera jugé aux Etats-Unis en juin prochain, selon le Washington Post, dans son édition du 23 mars dernier.

L’ex-chef de la CIA en poste à Alger, Andrew Warren Marvin a été arrêté, lundi soir, par la police fédérale, dans un hôtel à Norfolk (Etat de Virginie), selon le Washington Post. Il a été appréhendé par une équipe d’enquêteurs mixte composée de la police locale, des agents des services spéciaux et des US Marshals.
Andrew Warren, 42 ans, soupçonné d’abus sexuel sur deux Algériennes après les avoir droguées en 2008 et inculpé pour agression sexuelle en juin 2009, sera jugé aux Etats-Unis en juin prochain, selon le Washington Post, dans son édition du 23 mars dernier. Le mis en cause a été renvoyé en septembre 2009 aux Etats-Unis après l’éclatement du scandale et le témoignage « sous serment » des deux victimes à l’ambassade US à Alger.
Et depuis, le Département d’Etat américain a pris en main cette affaire, notamment après la découverte de plus de douze cassettes vidéo compromettantes et des boîtes de médicaments (Xanax et Valium), utilisés, selon les toxicologues, afin de faciliter les agressions sexuelles, dans une villa dans la capitale. Selon le quotidien américain, une arme de poing a été également récupérée lors de l’arrestation du prévenu. Andrew Warren, congédié des rangs de la CIA en mars 2009, a été soumis à un interrogatoire des enquêteurs du Département d’Etat américain qui, après l’avoir obligé de remettre son micro-ordinateur personnel, ont découvert des photos « pornographiques d’enfants ».
En effet, le sulfureux ex-agent de la CIA n’en est pas à sa première affaire. Il avait déjà des antécédents dans d’autres pays. Avant de rejoindre son poste à Alger, Andrew Warren avait exercé en Egypte où il dirigeait la station CIA au Caire, à Garden City précisément, le lieu où se trouve l’ambassade américaine. Mais ce n’est pas seulement à partir de cet endroit qu’il agissait. Les services égyptiens ont convoqué systématiquement toutes les femmes qui le fréquentaient.
Ces appréhensions sont confirmées par le nombre élevé de femmes à demi conscientes qui se trouvent dans les vidéos saisies par les enquêteurs américains. Le moyen utilisé, pour savoir qu’il s’agissait pour la majorité d’entre elles d’Egyptiennes, consiste à comparer la date figurant sur la vidéo et celle où Warren se trouvait en Egypte. Il apparaît donc que durant des années, Warren a pu s’adonner, sous couvert d’espionnage, à cette pratique peu commune de droguer, violer et faire chanter des femmes sans que jamais l’une d’elles ait songé à le dénoncer à la justice locale ou à l’ambassade américaine.
La raison de ce silence est due, estime-t-on, aux traditions dans les pays musulmans et aux situations extrêmement compromettantes dans lesquelles le chef de la CIA les a mises, ne leur laissant qu’un choix, celui de se soumettre totalement à sa volonté.
Mais en Algérie, il en était autrement. Les deux victimes de l’ex-chef de la CIA ont eu le courage de dénoncer leur bourreau et l’embourbant dans un gros scandale. L’administration américaine, qui a pris acte du témoignage des deux femmes, a mis fin à l’exercice de Warren et l’a traduit devant la justice pour répondre de ses actes.
Le « violeur » de la CIA est tombé en Algérie, après avoir sévi en toute impunité dans d’autres pays. En attendant son jugement en juin prochain, le mis en cause est à présent entre les mains des fédéraux. Il risque gros sachant que la justice américaine condamne fermement les auteurs d’agressions sexuelles, d’autant que le mis en cause n’est autre qu’un agent des services secrets.
source: Midi libre
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