ALGER - Le Conseil supérieur de la langue arabe (CSLA) a honoré mardi à Alger l'écrivain romancier Tahar Ouettar, en signe de reconnaissance de son parcours littéraire riche en oeuvres traduites dans plus de 10 langues. Le prix a été remis aux écrivains Sadek Bakhouche et Ibrahim Saadi car l'écrivain n'a pu assister à la cérémonie du fait de son état de santé. La cérémonie a coïncidé avec une journée d'étude sur "Le roman algérien entre les deux rives de la Méditerranée". Dans une allocution à l'occasion, le président du CSLA, M. Mohamed Larbi Ould Khelifa a vanté "l'écriture de haute facture" de Tahar Ouettar, précisant que trois raisons ont motivé ce choix.
Cette distinction vise, selon lui, à célébrer le retour de Tahar Ouettar au pays pour poursuivre son parcours littéraire et à rappeler qu'il fut le premier à avoir pris la parole lors de la rencontre "Dialogue des idées", organisée en 2002 par le CSLA et à souligner sa contribution, avec de nombreux créateurs algériens et arabes à "faire aimer la langue arabe aux générations de la période post-indépendance". Né en 1936 au sein d'une famille aisée. Il a étudié à l'Institut Abdelhamid Ben Baddis en 1952, puis à la Zitouna en Tunisie. Il adhère en 1956 le parti du Front de libération nationale (FLN). Il a consacré sa vie à l'action culturelle bénévole et préside depuis 1989 l'Association culturelle "El Djahidhia". Il compte à son actif plusieurs publications, dont "Echouhada Yaoudoune hadha el ousboue" (les martyrs reviendront cette semaine), la pièce de théâtre "Ala Adifa el Oukhra" (sur l'autre rive), et "Al haouet wa el Qasr" (le pêcheur et le palais). L'écrivain algérien a reçu plusieurs prix, dont le prix Sharjah pour la culture arabe 2005.
APS
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