Les exercices d’entraînement multilatéraux encadrés conjointement par les Etats-Unis et le Mali baptisés « FLINTLOCK 2007 » ont débuté lundi, a-t-on appris de rapports en prévenance de Bamako; Washington présente ces exercices comme « une aide afin de maîtriser les technologies de l’information pour nous permette d’opérer avec un groupe de personnes disséminées géographiquement». Ces manœuvres sont connus pour avoir comme mission principale l’assistance des pays, dits « partenaires » par les américains, dans la région de l’Afrique subsaharienne, à planifier et exécuter les systèmes de commandement, de contrôle , et de communication dans le cadre de missions humanitaires et de maintien de la paix ainsi que la gestion des catastrophes, mais ces exercices interviennent quelques semaines avant la désignation, octobre prochain, des pays qui abriterons le commandement éclaté de « Africom » prévu dans un seul pays dans une version antérieure. Une dépêche de l'agence panafricaine d'information (PANA), rapporte que les contingents de l’Algérie, le Maroc, le Burkina Faso, le Niger, le Nigeria, le Tchad, la Tunisie, la Mauritanie, le Sénégal, la grande Bretagne, la hollande, la France, et le canada ont pris part au exercices sans qu'aucune absence ne soit signalée. « FLINTLOCK 2007 » est le troisième volet d’une série d’exercices militaires effectués dans la région subsaharienne en l’espace de deux ans; une région considérée par Washington comme « le repère des organisations terroristes et des trafiquants d’armes ». En dépit du manque d'enthousiasme officiel, publiquement exprimé, des pays du Maghreb et de l’Afrique subsaharienne à l’égard du projet "Africom", le commandement militaire américain vise par ce rapprochement d'afficher sa détermination à réaliser son « rêve américain » dans la région sous couvert de la lutte contre l’immigration clandestine et le trafique de drogue ainsi que le contrôle des frontières et la lutte antiterroriste, pour garantir la stabilité de la région. Le sous-secrétaire adjoint principal à la Défense chargé des Affaires politiques M. Ryan Henry a reçu une réponse négative de la part de hauts responsables aux ministères de la défense et des affaires étrangers de l'Algérie, le Maroc, la Libye, l’?gypte et le Djibouti ainsi que de la part de responsables à l’union africaine. La première salve des discussions qui s’est tenue à Paris, réunissait d’autres pays dont le Nigeria, l’Afrique du sud, le Kenya, ?thiopie, le Ghana, et le Sénégal, ce qui laisse à penser que les exercices militaires se déroulant dans plusieurs pays du sahel, visent à apporter les dernières retouches à "Africom" qui nécessite le concours de plusieurs Etats afin d'installer son commandement. Ces manœuvres militaires coïncident avec une session d’entraînement conjointe, entre les forces armées et les forces de sécurité de la Mauritanie et des Etats-Unis qui se déroule sur un mois dans la province du bassin orientale au frontière du Mali; d’autre part une délégation d’officiers américains est en Tunisie depuis le week-end dernier dans le cadre des formations militaires de l’Université "Capstone" et de coordination sécuritaire entre les deux pays. A noter que l’amiral Edmund Giambastiani Jr adjoint au chef d’état-major américain a effectué une visite en Tunisie la semaine passée en prévision des réunions de la commission militaire commune, d'autre part l'adjoint au secrétaire d'état chargé du moyen orient M. David Welsh est attendu en Libye pour effectuer des discussions préliminaires avec de hauts responsables afin de paver le terrain pour la visite du secrétaire d'état américain Condoleezza Rice prévue en octobre prochain. Source : Journal El-Khabar. |