NIAMEY - Le Niger a accordé jeudi un nouveau permis de prospection et d'exploitation d'uranium à une société chinoise dans la région d'Agadez (nord), théâtre du conflit touareg, a appris l'AFP vendredi de source gouvernementale.
Situé à Azelik (nord), ce nouveau site uranifère a été accordé à la Société des mines d'Azelik (Somina), créée le 5 juin 2007 par le Niger et des partenaires chinois, selon un communiqué du conseil des ministres.
Le permis d'Azelik comprend deux études, la première sur les impacts de l'exploitation de l'uranium sur l'environnement, la seconde sur la faisabilité et la rentabilité du gisement, indique le communiqué.
Aucun détail n'a été cependant été fourni sur le montant de la transaction non plus que sur les réserves estimées du site d'Azelik.
L'octroi de ce permis intervient quatre jours après la pose à Niamey de la première pierre d'un second pont qui va être construit par la Chine sur le fleuve Niger pour un montant de plus de 27,3 millions d'euros.
Pékin vient également de faire un don de 3 millions d'euros au Niger pour la construction de deux écoles et la rénovation du stade de la capitale.
Depuis 2006, la Chine a renforcé ses liens économiques avec le Niger, où elle prospecte de l'uranium à Teguidan Tessoumt, dans le nord du pays en proie depuis février à l'insécurité en raison d'une résurgence d'une rébellion touareg.
Officiellement, Niamey attribue cette insécurité à des "bandits" et des trafiquants de drogue.
La prospection a été suspendue depuis l'enlèvement le 6 juillet par des rebelles touareg d'un employé chinois de la China Nuclear Engineering and Construction Corporation (CNEC), propriétaire du site de Teguidan Tessoumt.
Teguidan Tessoumt est un des deux premier permis de recherches accordés à la Chine et la production doit y débuter en 2010.
Niamey a déjà délivré 29 permis de recherches et d'exploitation d'uranium à des compagnies chinoises, anglo-sud africaine, anglo-américaine, australo-maltaise, canadienne et russe.
Tous ces permis sont localisés dans le nord désertique, où le groupe français Areva, numéro un mondial du nucléaire civil, exploite depuis 40 ans deux gisements d'uranium.
AREVA
Source : AFP |