Comme tous les 9 décembre que Dieu fait, et ce, depuis quelques années, l’Algérie célèbre la Journée nationale contre le sida. Un rendez-vous qui revient annuellement marquant un point d’arrêt pour faire l’évaluation des actions et des programmes menés dans le cadre de la lutte contre ce mal du siècle. Le syndrome de l’immunodéficience acquise (sida), ce problème de santé a été au centre des préoccupations des pouvoirs publics depuis l’apparition du premier cas en 1986. Chaque année les statistiques de l’organisation mondiale de la santé dévoilent une progression vertigineuse de l’épidémie. Avec ses 4.3 millions nouveaux cas en 2006, le sida est désormais le fléau le plus destructif de l’histoire, « la peste des temps modernes », ou aucun pays n’est épargné. Chaque année, le sida tue environ deux à trois million de personnes dans le monde. En Afrique, continent le plus touché, l’infection à VIH constitue la première cause de décès. Malgré que cette situation soit beaucoup moins critique en Algérie, des apports ont été consentis notamment en matière de prise en charge de ces personnes qui avoisine les 776 patients environ et 2 330 séropositifs, qui consacre le droit au traitement et au suivi des sidéens à travers l’ouverture de 54 centres de dépistage volontaire à l’échelle nationale, et 8 centres de références. En Algérie, la majorité des cas de VIH notifiés ont été imputés aux rapports sexuels non protégés. Pour les spécialistes, l’évolution sociologique été à l’origine du recule de l’âge du mariage pour se situer aujourd’hui, autour de 30 à 33 ans contre 20 ans, il y a trente ans, rend indispensable la question de prévention, puisque depuis la puberté et jusqu’au mariage, cette même catégorie figure parmi la plus active en matière de santé reproductive d’où l’intérêt de lancer des opérations de prévention et de dépistage dans les milieux fréquentés par les jeunes. En plus, l’utilisation des seringues non stériles chez les toxicomanes représente un risque majeur de chopper le sida. De ce fait, une éducation morale et une culture drastique de l’abstention sexuelle jusqu’à la conclusion d’une union légitime sont l’une des meilleures mesures préventives contre ce fléau. Rappelons que des rencontres sont organisées à travers le territoire nationale pour marquer la journée nationale du sida sous le thème «Stop sida. Tenez la promesse».
A retenir
* En Algérie, les statistiques révèlent 776 cas de sida, dont 30 nouveaux cas signalés au cours des trois premiers mois de l’année en cours. * Pour les séropositifs, l’on avance 2 330 porteurs du virus, dont 155 nouveaux cas. * Concernant les centres de références pour la prise en charge de la maladie, le ministère de la Santé compte 8 qui viennent soutenir les 54 autres pour le dépistage volontaire à travers le territoire national. * En Algérie, les rapports sexuels non protégés sont responsables de la majorité des infections notifiées et les femmes constituent une proportion croissante de personnes vivant avec le VIH. * Des niveaux d’infections de 9% ont été observés parmi les professionnelles du sexe à Saïda et Tamanrasset. * Dans certaines consultations prénatales au sud du pays, plus de 1% des femmes enceintes se sont révélées séropositives. * Diverses études montrent qu’en Algérie, 4 consommateurs de drogues injectables sur 10 utilisent des seringues non stériles, représentant ainsi le deuxième mode de transmission de la maladie. K. H.
Par : Kamélia H
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