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Algérie : L’ASSOCIATION «SAUVER L’IMZAD» AU PALAIS DE LA CULTURE
Posté par Touareg le 30/4/2008 3:35:35 (55 lectures)

Le mois du patrimoine charrie des projets formidables qu’il faut soutenir.

Dans le cadre du mois du patrimoine, le Palais de la culture organise, depuis samedi dernier, une semaine culturelle dédiée à la sauvegarde de l’Imzad. Aussi, accueille-t-il pendant une semaine une série de manifestations tracée par l’association «Sauver l’Imzad» que dirige Farida Sellal.
Au programme de samedi dernier, une exposition intitulée Du désert à la mer a réuni une superbe exposition alliant les fraîches peintures d’Idris Dokman aux photos enchanteresses de Farida Sellal, qui traduisent la beauté des hommes et paysages de notre Algérie. Des femmes touarègues parées de leurs bijoux et dans la main le précieux «bijou», cet instrument exclusivement féminin, l’Imzad.
Aussi, nous confiera Mme Bouchentouf, la directrice du Palais de la culture: «Nous avons dans notre programme une part qui est consacrée à la sauvegarde du patrimoine. Chaque année, on essaye d’aider à faire connaître un patrimoine ou à le préserver. Une année, on a eu la chanson bédouine, l’année d’après, on a eu les bijoux kabyles de Beni Yenni, qui sont en train de disparaître, et cette année avec Mme Farida Sellal, on s’est dit qu’il fallait sauver l’Imzad. On sait que c’est un instrument joué uniquement par les femmes, et que la dernière instrumentiste a 92 ans. Elle risque de partir en emportant avec elle tout ce patrimoine extraordinaire. Or, une des missions du Palais de la culture est de faire connaître le patrimoine algérien.».
Outre cette exposition, un superbe concert s’est tenu à l’Auditorium qui a permis de faire connaissance avec cette belle musique aussi bien triste que gaie qui raconte souvent l’amour mais aussi l’aridité du désert qu’il faut préserver comme il faut garder en vie ces détenteurs de ce savoir millénaire. A ce propos, est prévu aussi la tenue, mercredi prochain, d’une projection d’un film documentaire intitulé L’Imzad au féminin et réalisé par Farida Sellal. Cette dernière active depuis trois ans déjà sur le terrain afin de réaliser un projet qui lui tient très à coeur. Il s’agit de construire une maison internationale des artistes.
Il y aura des espaces pour des artisans, des résidences, etc., un musée, un espace culturel et créatif pour les gens de la localité de Tamanrasset. Sensibiliser les gens du Nord, passe par ce beau concert que le public a pu apprécier samedi dernier. Un événement qui a eu lieu en présence de la ministre de la Culture, Khalida Toumi, le ministre des Ressources en eau, Sellal et le ministre des Ntic, Haïchour. Actuellement, les femmes qui conservent la tradition de ce savoir qu’est l’Imzad entre l’Ahaggar et l’Ajjer sont âgées, et sont six.
En 2003, elles étaient neuf! A la demande exprimée par une grande partie de la population locale et devant l’urgence de cette situation, une évaluation de la situation a été élaborée. Après avoir pris attache avec les dernières femmes détentrices de ce savoir, l’association «Sauver l’Imzad», a mis en place, dans un premier temps, une école d’Imzad au sein de l’Institut de formation professionnelle de Tamanrasset qui a mis à sa disposition deux salles de classe.
Une première promotion de 40 élèves a été formée durant l’année 2004-2005. Des écoles annexes ont été ouvertes: l’une à Ideless de 30 élèves et l’autre à Tintarabine de 39 élèves.
L’intérêt de la population à ce sujet ne cesse de s’accroître et la demande d’augmenter. La mise en place de cette école pilote à Tamanrasset a grandement participé à la sauvegarde d’un patrimoine immatériel, garantissant l’apprentissage et la préservation de cette culture mais surtout la revalorisation identitaire de la jeune femme targuie qui s’intègre mieux dans le contexte économique de la région en lui procurant de l’emploi dans les activités liées au tourisme mais aussi dans la vente de produits dérivés des arts traditionnels touaregs. Le projet Dar El Imzad prend entre autres, en compte la création d’un institut d’Imzad devant générer la création d’un label Imzad en vue de permettre aux jeunes et aux créateurs, la commercialisation de la musique de l’Imzad et des produits dérivés.
Ceci devra aussi permettre son rayonnement sur un spectre plus large car il vise à être un village international d’artistes. Ce projet des plus ambitieux se concrétisera au bout de cinq ans selon les estimations de l’étude. Il comprendra entre autres, trois salles de musique, un laboratoire audiovisuel, une salle polyvalente modulable et des espaces administratifs et techniques, sans oublier les quatre salles de cours pour l’enseignement du tifinagh, de la pratique du chant et de la poésie d’Imzad, l’enseignement des techniques d’expression orale et écrite, l’enseignement de l’histoire de la musique, de l’art et de la connaissance du patrimoine culturel, ainsi que trois ateliers pour l’apprentissage et la fabrication des Imzad, de l’artisanat touareg traditionnel, etc. Un louable projet que Mme Farida Sellal évoque avec nous dans ce passionnant entretien.

O. HIND

lexpressiondz.com

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Mali : Mali : investissements libyens massifs
Posté par Touareg le 26/4/2008 11:56:28 (66 lectures)

Le Mali est subitement devenu la destination privilégiée de l’investissement libyen en Afrique de l’Ouest dans l’agriculture l’hôtellerie, la banque.

C’est tout d’abord le secteur de l’agriculture qui bénéficie de cette manne financière par le biais de la société mixte Malibya. Dirigée par Bachir Saleh, le directeur de cabinet du guide de la Révolution libyenne, et doté d’un capital de 56 milliards de francs CFA (environ 85 millions d’euros), Malibya est en train d’aménager 100 000 hectares de terres sur le site de l’Office du Niger au sud du pays. L’objectif principal, est la satisfaction des besoins alimentaires d’un pays qui compte aujourd’hui quelque 13 millions d’habitants. Au terme du mandat du président Amadou Toumani Touré qui expire en 2012, le Mali a l’ambition de devenir le grenier de l’Afrique de l’Ouest. Avec à la clé des productions phares de riz, de maïs et de mil. Ce grand projet va permettre la création de 2500 emplois. L’office du Niger qui occupe un million d’hectares de terres cultivables espère ainsi, avec l’appui de la coopération libyenne, porter la vision du chef de l’Etat malien par l’intermédiaire de Malibya.

Au terme du mandat du président Amadou Toumani Touré qui expire en 2012, le Mali a l’ambition de devenir le grenier de l’Afrique de l’Ouest.

Les afriques

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Béchar : Les loyers alignés à 700 DA à l’OPGI à Béchar
Posté par Touareg le 18/4/2008 2:13:40 (97 lectures)

Désormais, plusieurs résidents de la cité des 470 logements, à Haï Badr, ne feront plus l’objet de citation devant le tribunal de Béchar, qui les talonne depuis plusieurs années pour défaut de paiement des redevances locatives suite à une plainte introduite par l’organisme logeur (OPGI). En effet, ces derniers avaient délibérément gelé le paiement de leur loyer mensuel fixé à 2 400 DA pour protester contre ce qu’ils ont toujours qualifié de mesure discriminatoire prise à leur encontre. Car leurs voisins résidents dans la même cité, dans le même bâtiment et parfois sur le même palier disposaient jusqu’ici d’un statut privilégié en payant pour le même type de logement (F3), non pas la somme 2 400 DA mais un loyer de 700 DA. Plusieurs d’entre ces protestataires ont accumulé au fil des années d’importantes créances, se chiffrant à des millions de centimes, sans être aujourd’hui en mesure de les honorer compte tenu de leurs modestes revenus. La mesure d’alignement et d’uniformisation de la tarification du loyer à 700 DA, prise par le ministère de l’Habitat, est jugée salutaire pour l’ensemble des habitants de cette cité.

M. Nadjah

El watan

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Algérie : Article en PDF Imprimer l'article Envoyer l'article Célébration du printemps berbère
Posté par Touareg le 18/4/2008 2:12:18 (98 lectures)

En rangs dispersés

La célébration du 28e anniversaire du printemps berbère s’annonce en rangs dispersés à Tizi Ouzou. Trois appels différents pour une marche de contestation ont été lancés par différents acteurs ; le RCD (Rassemblement pour la culture et la démocratie), le MAK (Mouvement pour l’autonomie de la Kabylie) et la CLE (Coordination locale des étudiants) de l’université Mouloud Mammeri.

L’itinéraire est quasiment le même. Point de départ, l’université, et point d’arrivée, le siège de la wilaya ou celui de l’ancienne mairie. Mais les visées politiques des uns et des autres ne sont pas les mêmes. Le RCD « appelle les partis démocratiques, les organisations de la société civile et tous les citoyens pour célébrer dans la solidarité la victoire du pluralisme et de la tolérance sur le monolithisme et le sectarisme en s’organisant méthodiquement et dans le respect des sensibilités de tous ». La marche à laquelle a appelé le RCD aura lieu à 10h et devra aboutir au siège de la wilaya. De son côté, la section estudiantine du MAK « soutient la marche de la CLE et formera un carré de manifestants pour l’autonomie de la Kabylie au centre-ville ». Dans un autre appel, le MAK appelle à une marche qui sera organisée sous ses propres mots d’ordre. Pour leur part, les membres de la Coordination des étudiants de l’université (CLE) comptent organiser une marche de contestation « loin des tentatives de récupération des différents acteurs politiques en activité dans la région », a déclaré Rachid Cherbal, membre de la coordination des étudiants. Jusqu’à présent, ce sont les seules organisations (politiques et estudiantines) qui ont annoncé leurs actions de protestation populaire. L’organisation des archs, qui avait géré le mouvement du printemps de 2001 qui a engendré plus de 120 morts, tués lors des actions de répression par les agents des services de sécurité, semble définitivement s’être retirée de la scène publique. Chez Belaïd Abrika et consorts, c’est un calme plat. Dans ce climat d’incertitude, c’est le RCD qui tente de tirer son épingle du jeu en déléguant le président du parti à tenir aujourd’hui à 14h une conférence-débat à l’institut hotelier (ITHT) de Tizi Ouzou, intitulée « Avril 80, genèse, expression, perception et évolution ». Dans le même sillage, l’APW de Tizi Ouzou, institution élue, à majorité RCD, se distingue en organisant des activités culturelles dans de nombreuses communes de la wilaya. Cet après-midi, Abdenour Ali Yahia, président d’honneur de la LADDAH, animera une conférence sur la question des droits de l’homme dans le monde et son articulation sur l’Algérie. D’autres associations culturelles à caractère local ont également annoncé un programme culturel et artistique durant cette semaine.

Saïd Gada

El watan

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Algérie : Étude pour le redéploiement des entreprises publiques
Posté par Touareg le 15/4/2008 12:05:50 (127 lectures)

Des experts étrangers à 1000 euros par jour

Le recours à l’expertise étrangère est devenu monnaie courante au sein du gouvernement.

Récemment encore, lors d’un conseil interministériel, le ministre de l’Industrie et de la Promotion des investissements, Abdelhamid Temmar, aurait recouru, pour les besoins du redéploiement des entreprises publiques, à une étude d’un bureau étranger, dont les rémunérations sont de 1000 euros par jour et par expert, a indiqué une source proche du gouvernement. Une étude qui a fait sortir de leurs gonds plusieurs ministres dont celui de l’Intérieur, Yazid Zerhouni, ajoute notre source. Selon cette étude présentée par M.Temmar, il a été suggéré que des experts algériens accompagnent les experts étrangers moyennant une rémunération de 350 euros par jour et par expert, ce qui a irrité les présents, dont certains n’ont pas manqué d’ironiser sur « la préférence nationale version Abdelhamid Temmar ». Ainsi, au moment où Temmar est présenté comme le maître à bord au sein du gouvernement sur tout ce qui a trait à la politique économique, des membres de l’Exécutif ne ratent aucune occasion pour lui dénier toute suprématie. Pis encore, certains sont allés jusqu’à lui signifier que le processus de privatisation des entreprises publiques qu’il a engagé s’apparente à un « bradage » de ces entreprises. Accusé de poursuivre une politique économique « anti-nationale », faite d’ouverture tous azimuts au capital étranger et d’un recours abusif à l’expertise étrangère, certains n’hésitent pas à se demander sur ces objectifs poursuivis accordant moult privilèges aux investisseurs étrangers et mettant les opérateurs nationaux dans d’inextricables situations. Sur ce registre, des économistes et experts algériens n’ont pas manqué de souligner toutes les facilités accordées aux investisseurs étrangers, sans aucune contrepartie, sinon celle de permettre à des entreprises de venir fructifier leurs affaires dans un pays dont les réserves en devises font baver plus d’un. Sous d’autres cieux, « le gouvernement se doit de négocier la part des devises rapatriées par ces entreprises étrangères », indique-t-on. Sinon, estiment-ils, « dans quelques années, les investisseurs étrangers auront à transférer en toute légalité une grande partie des recettes pétrolières, hypothéquant ainsi l’avenir du pays et celui des générations à venir ». A cet effet, notre source a indiqué que le chef du gouvernement, Abdelaziz Belkhadem, aurait demandé au ministre des Finances un rapport détaillé sur « le transfert d’argent à l’étranger » des entreprises installées en Algérie.

Navigation à vue

Une manière de signifier à M.Temmar, ajoute notre source, le laxisme de sa politique envers les entreprises étrangères. Un laxisme qui s’explique aussi par cette déconcertante facilité à payer cher des bureaux de consulting et autres bureaux d’études pour des processus de privatisation qui en pâtissent en cours de route. L’exemple de la privatisation du CPA est édifiant à cet effet, puisque dans tout le processus engagé pour la cession des 51% des parts de la banque publique algérienne, seul le consortium Rothschild France ayant accompagné le processus semble avoir trouvé son compte. Tantôt présenté en disgrâce, tantôt comme étant le maître à bord, Abdelhamid Temmar ne laisse personne indifférent. Après une polémique avec le ministre de la PME sur la mise à niveau des entreprises, M.Temmar a indiqué récemment qu’il « n’a rien perdu » en matière de privatisation, suite à une énième réorganisation des capitaux marchands de l’Etat. « Les SGP n’ont pas été retirées à mon ministère », avait-il estimé alors, tout en expliquant sa participation à toutes les opérations de privatisation. Reprenant à son compte le décret exécutif n° 08-100 du 25 mars 2008 fixant les attributions du ministre de l’Industrie et de la Promotion des investissements, certains sont allés jusqu’à lui prêter le rôle d’un superministre en charge de la politique économique hors hydrocarbures. Or, dans le décret en question, s’il est vrai que son champ d’intervention a été largement défini et touche pratiquement à tous les secteurs d’activité : politique industrielle, privatisation, promotion des investissements et gestion des participations de l’Etat, il n’en demeure pas moins qu’il est clairement stipulé que les propositions de son département sur les éléments de la définition de la politique de croissance et de développement devront se faire « en conformité avec le programme du gouvernement » (art. 1er). Comme il est clairement précisé (art. 2) que le ministre de l’Industrie et de la Promotion des investissements « exerce ses attributions en relation avec les institutions, organes de l’Etat et ministères concernés et en concertation avec les partenaires sociaux ». Tout un programme.

Mahmoud Mamart

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